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Petite affiche originale…

Le soir, j’aime bien aller marcher et j’emprunte un chemin qui passe dans un vieux quartier où les portes des maisons donnent directement sur la rue. À quelques reprises, j’ai vu un joli chat noir et j’ai pu constater qu’il n’était vraiment pas peureux. Récemment, près de la maison où je croise ce félin, j’ai vu une petite affiche : « ATTENTION : Chat lunatique. Ne pas caresser. ». Ça change du traditionnel « Attention, chien méchant! ». Par contre, le choix du mot « lunatique » me laisse un peu perplexe. Qu’est-ce que le propriétaire sous entend par ce mot : Chat tellement social qu’il risque de vous suivre et se perdre; Chat à double personnalité passe d’affectueux à agressif sans prévenir; Chat méditatif, si vous le sortez de sa transe, gare aux griffures; Chat distrait, après quelques caresses, il risque de prendre votre main pour une souris et vous mordre… Comme on dit que les animaux ressemblent souvent à leur propriétaire, j’imagine que celui-ci est lunatique ou du moins qu’il aime les choses énigmatiques.

Pour aujourd’hui, je vous propose une recette de biscuits soufflés au chocolat. Et oui, encore une recette de biscuits chocolatés! C’est étonnant le nombre de variations qu’on peut imaginer en combinant du chocolat à une pâte à biscuits. J’ai pris cette recette sur le blog Le pétrin de Sandra.

Biscuits soufflés au chocolat
Biscuits soufflés au chocolat
Pour 20 à 30 biscuits

170 g (6 onces) de chocolat noir
2 blancs d’oeuf
¼ de tasse ou 50 g de sucre
½ cuillère à thé d’extrait de vanille (facultatif)
¼ à ⅓ de tasse ou 25 à 60 g de noix (noix de Grenoble, pacanes, noisettes, amandes, etc.)

Préchauffer le four à 180°C (350°F). Tapisser deux plaques de cuisson de papier parchemin.

Hacher les noix plus ou moins finement selon les goûts.

Couper le chocolat noir en petits morceaux et le déposer dans le bol d’un bain-marie. Faire fondre le chocolat. Quand le chocolat est totalement fondu le retirer du bain-marie.

Dans un bol, fouetter les blancs d’oeufs en neige ferme. Au départ, fouetter doucement le mélange et augmenter progressivement la vitesse. Ajouter le sucre graduellement après que les blancs aient moussé. Fouetter jusqu’à ce que les blancs forment des pics fermes. Ajouter l’extrait de vanille et mélanger.

Verser le chocolat fondu sur les blancs d’oeufs. À l’aide d’une spatule, mélanger délicatement. Incorporer les noix hachées.

Sur les plaques de cuisson, déposer environ 1½ cuillère à thé de pâte par biscuits en les espaçant bien. Enfourner et cuire une plaque à la fois pendant 10 minutes ou jusqu’à ce que les bords soient fermes, mais que le centre soit encore mou. Laisser tiédir 3 à 5 minutes avant de retirer les biscuits de la plaque de cuisson. Déguster avec gourmandise.

Et vous, connaissez-vous un chat lunatique?

Le printemps est vraiment là…

Les abricotiers ont fleuri, les tulipes sont de sortie, les arbres verdissent, l’eau coule à nouveau dans les canaux d’irrigation et j’ai même pu mettre mes sandales. Tous ces éléments rappellent que le printemps s’installe, mais ce qui est le plus marquant : c’est le retour des asperges blanches! Oui, elles sont déjà au rendez-vous! Dans mon cas, je dois remercier mes beaux-parents, ce sont eux qui nous dégottent ces tiges blanches.

Dans un tout autre registre, je vous propose une tarte aux poires et à la crème pâtissière au caramel. J’ai pris cette recette dans le livre Tarte d’Isabelle Lambert, Les gourmandises d’Isa.

Tarte aux poires et à la crème pâtissière au caramel
Tarte aux poires et à la crème pâtissière au caramel
Pour 8 personnes

1 pâte sablée*
1 boîte de poires dans le sirop**
½ cuillère à soupe de beurre non salé
½ tasse ou 100 g de cassonade ou de sucre roux
1½ tasse ou 375 g de lait
2 jaunes d’oeufs
2 cuillères à soupe ou 15 g de fécule de maïs ou de maïzena
1 cuillère à thé d’extrait de vanille
1 morceau de chocolat noir (facultatif)

Sur une surface légèrement enfarinée, abaisser la pâte. Déposer la pâte dans un moule à tarte d’environ 20 cm (8 pouces) de diamètre. À l’aide d’une fourchette, piquer la surface de la pâte. Réserver au congélateur pendant 30 minutes.

Préchauffer le four à 190°C (375°F).

Sortir la pâte du congélateur et la recouvrir d’un papier parchemin et déposer des haricots ou des pois secs. Enfourner dans le bas du four et cuire pendant 12 minutes. Retirer le papier parchemin et les haricots secs et poursuivre la cuisson pendant 10 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée. Laisser refroidir.

Dans une casserole, chauffer le beurre et la cassonade jusqu’à ce que le tout forme un caramel doré. Ajouter 1 tasse ou 250 g de lait et poursuivre la cuisson jusqu’à ce que le caramel soit dissous dans le lait. Retirer du feu et réserver.

Égoutter les poire et conserver 3 cuillères à soupe ou 45 g du jus de la conserve.

Dans un bol, fouetter les jaunes d’oeufs avec le restant de lait, la fécule de maïs, l’extrait de vanille et le jus de la conserve de poire. Verser en filet ce mélange dans la casserole en fouettant continuellement.

Remettre la casserole sur le feu et porter à ébullition. Poursuivre la cuisson en fouettant jusqu’à ce que le mélange épaississe. Retirer la préparation du feu, verser dans un bol, couvrir d’une pellicule plastique et réfrigérer pendant 2 heures.

Sortir la crème pâtissière du réfrigérateur, la fouetter pour la lisser et la répartir dans la pâte à tarte cuite. Au besoin, éponger les poires et les trancher. Répartir les poires sur la crème pâtissière. À l’aide d’une râpe fine (style microplane), râper un peu de chocolat noir au-dessus de la tarte. Réserver la tarte au réfrigérateur jusqu’au moment de servir. Déguster avec plaisir.

*Vous pouvez employer un autre type de pâte ou une pâte du commerce. Moi, j’ai utilisé cette recette de pâte.

**Il est possible de pocher des poires plutôt que d’employer des fruits en boîte. À vous de choisir.

Peut-être que ce printemps, je penserai à cuisiner la rhubarbe?

Ressortir les moules…

En serrant une plaque de cuisson dans l’armoire, j’ai remarqué mon moule à beigne et par la même occasion, je me suis dit que je devrais l’employer plus souvent. Il ne m’en fallait gère plus pour fouiller dans mes recettes et découvrir leur accumulation beaucoup plus importante que dans mes souvenirs.

Cette fois, mon choix s’est porté sur une recette Caroline B., Tomates cerises et Basilic.

Beignes au chocolat cuit au four
Beignes au chocolat cuit au four
Pour 12 beignes*

1¼ tasse ou 165 g de farine
¼ de tasse ou 26 g de cacao
½ cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
¼ de cuillère à thé de sel
88 g (3 onces) de chocolat noir
1 oeuf
1 jaune d’oeuf
½ tasse ou 100 g de sucre
2 cuillère à soupe ou 27 g de beurre non salé, fondu
1 cuillère à thé d’extrait de vanille
½ tasse ou 125 g de lait

Préchauffer le four à 160°C (325°F).

Hacher finement le chocolat noir.

Dans un bol, mélanger la farine, le cacao, la poudre à pâte, le sel et le chocolat haché finement.

Dans un autre bol, fouetter l’oeuf, le jaune d’oeuf et le sucre pendant 5 minutes. La préparation doit blanchir et doubler de volume. Toujours en fouettant, verser le beurre et l’extrait de vanille. Ajouter la préparation de farine en alternant avec le lait.

Verser la pâte dans un moule à beigne ou à mini-savarin, beurrer si nécessaire. Enfourner et cuire pendant 12 à 14 minutes ou jusqu’à un cure-dent inséré dans un beigne en ressorte propre. Sortir du four et démouler les beignes sans attendre. Glacer** et décorer les beignes si désiré. Déguster avec gourmandise.

*Le nombre de beignes peut varier selon les empreintes du moule employé. Vous pouvez aussi faire cuire la pâte dans un moule à muffin.
**Pour le glaçage, vous pouvez réaliser une ganache, un glaçage avec du sucre glace et du beurre, un glaçage avec du fromage à la crème, etc. Toutefois les beignes sont également délicieux sans.

En écrivant sur ce moule, je me dis que je devrais également ressortir mon moule à madeleine, ma poêle à ebelskivers…

Pour F et P

Il y a quelques temps, nous sommes allés voir un couple d’amis. Quelques jours avant, je ruminais un peu pour trouver quoi leur apporter. Je sais seulement que lui aime bien les framboises et la vanille. Je ne connais pas plus leur goût et ça m’a laissée bien perplexe. C’est en regardant un restant de Petite Arvine que je me suis souvenue qu’ils prenaient parfois l’apéro en tête à tête. Est-ce qu’ils ont gardé cette habitude depuis qu’ils ont des enfants? Mystère et boule de gomme. Cependant qui dit apéro, dit vin! Et le vin se cuisine aussi en sucré.

En ayant le vin en tête, j’ai eu envie d’essayer des biscuits italiens : les Zézettes de Sète. Ce fut un choix judicieux et délicieux : ces biscuits se mange sans fin et en prime, l’on m’a demandé la recette! J’ai pris cette recette sur le blog La Cuisine de Bernard.

Zézettes de Sète
Zézettes de Sète
Pour 50 biscuits

1¾ tasse ou 250 g de farine
¾ de cuillère à thé ou 3 g de poudre à pâte ou de levure
  chimique
⅓ de tasse et 1 cuillère à thé ou 70 g de sucre
2 cuillères à soupe ou 25 g de sucre vanillé
1 pincée de sel
5 cuillères à soupe et 2 cuillères à thé ou 75 g d’huile de colza ou d’arachide
5 cuillères à thé ou 20 g d’huile de noisette*
⅓ de tasse ou 80 g de vin blanc (Petite Arvine)

Sucre supplémentaire pour enrober les biscuits

Dans un bol, mélanger la farine, la poudre à pâte, le sucre, le sucre vanillé et le sel. Ajouter l’huile de colza et celle de noisette. Mélanger à l’aide d’une fourchette ou des doigts jusqu’à ce que les huiles soient bien incorporées aux ingrédients secs. La préparation doit avoir une texture sablonneuse. Verser le vin blanc. Mélanger jusqu’à ce que la pâte s’amalgame.

Préchauffer le four à 170°C (340°F).

Diviser la pâte en petites boulettes d’environ 10 g, environ ½ cuillère à soupe. Façonner chaque boulette en petit boudin dont les extrémités sont plus fines**.

Verser le sucre supplémentaire dans un bol. Rouler chaque boudin de pâte dans le sucre. Déposer les biscuits sur une (ou deux) plaque de cuisson recouverte de papier parchemin.

Enfourner et cuire pendant 20 minutes ou jusqu’à ce que les Zézettes soient bien dorées. Laisser totalement refroidir les biscuits et les conserver dans une boîte qui ferme hermétiquement***. Déguster avec gourmandise.

*L’huile de noisette est mon petit ajout de ma part, mais vous pouvez la remplacer par de l’huile de colza, d’arachide, d’olive, d’olive au citron, de noix, etc.
**Les extrémités des biscuits n’ont pas besoin d’être pointues, il faut qu’elles soient un peu plus étroites que le centre. Je les ai faites pointues parce que je trouvais cela plus esthétique.
***En théorie, ces biscuits peuvent se conserver très longtemps, peut-être plus d’un mois. Je n’ai pas pu tester, ils ont disparu en moins de 24 heures… De plus, j’ai failli ne pas avoir le temps de les photographier!

Et vous, avez-vous déjà réalisé des desserts contenant du vin?

Cette ville à une heure de route de plus…

Lorsque j’étais jeune, j’adorais quand mes parents nous proposaient de descendre à Hampton Beach. Je garde de beaux souvenirs de cet endroit, même si nous ne restions jamais assez longtemps à mon goût. Avec le recul, je me rends compte que nous étions assez proche de Boston et pourtant, nous n’avons jamais pris la direction de cette ville. En même temps, nous avions amplement de quoi nous occuper entre la mer, les châteaux de sable, les arcades et la piscine de l’hôtel. Je ne sais pas si un jour je vais remettre les pieds à Hampton Beach (qui doit avoir changé depuis le temps) ni si je vais poursuivre la route jusqu’à Boston.

Pourtant le nom de Boston, m’évoque deux choses : le nom d’un arrêt d’autobus en Suisse et une sorte de beigne. Le premier m’a vraiment marqué en arrivant en Suisse : avec l’accent, j’avais l’impression d’entendre « l’arrêt Gaston »… Pour le second, c’est la sorte de beigne préféré de ma mère qui est garni de crème pâtissière et recouvert d’un glaçage chocolaté. Cependant, il n’y a pas que des beignes qui portent ce nom, il y a aussi un gâteau dans lequel on retrouve les mêmes éléments que dans le beigne.

Il y avait longtemps que je voulais réaliser un gâteau Boston : j’ai même plusieurs recettes différentes dans mes dossiers! Pour une première tentative, j’ai opté pour une recette de Ricardo tirée du magazine Ricardo spécial : « Nos meilleurs gâteaux ».

Gâteau Boston
Gâteau Boston
Pour 10 personnes

Génoise
4 oeufs
¾ de tasse ou 150 g de sucre
1½ cuillère à thé d’extrait de vanille
3 cuillères à soupe ou 41 g de beurre non salé, fondu
¾ de tasse ou 110 g de farine

Crème pâtissière
2 cuillères à thé ou 5 g de gélatine en poudre*
1¾ tasse ou 430 g de lait
1 gousse de vanille
⅓ de tasse ou 67 g de sucre
3 cuillères à soupe ou 25 g de farine
3 jaunes d’oeufs

Ganache
2 cuillères à soupe ou 30 g d’eau
55 g (2 onces) de chocolat noir
1 cuillère à soupe ou 14 g de beurre

Génoise
Préchauffer le four à 180°C (350°F). Beurrer les parois et chemiser le fond de papier parchemin un moule à charnière de 20 cm (8 pouces) de diamètre.

Dans un bol, fouetter les oeufs, le sucre et l’extrait de vanille pendant 10 minutes ou jusqu’à ce que le mélange ait triplé de volume. À l’aide d’une spatule, incorporer délicatement le beurre fondu, puis la farine préalablement tamisée. Verser la pâte dans le moule et enfourner. Cuire pendant 25 à 30 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre du gâteau en ressorte propre. Démouler le gâteau et le laisser totalement refroidir, idéalement sur une grille.

Couper le gâteau en deux à l’horizontal. Déposer une des deux tranches de gâteau dans le moule à charnière propre.

Crème pâtissière
Saupoudrer la gélatine sur ¼ de tasse ou 62 g de lait et la laisser gonfler pendant 5 minutes.

Dans une casserole, verser 1 tasse ou 250 g de lait. Couper la gousse de vanille en deux, gratter les grains et ajouter le tout au lait. Chauffer doucement le mélange.

Dans un bol, mélanger le sucre et la farine. Incorporer les jaunes d’oeufs et la ½ tasse ou 125 g de lait. En fouettant, ajouter graduellement le lait chaud vanillé. Reverser le mélange dans la casserole et porter le mélange à ébullition en remuant constamment. Passer la crème pâtissière au tamis.

Dans une petite casserole ou au four micro-ondes, faire fondre la gélatine. Verser la gélatine fondue dans la crème pâtissière et bien mélanger. Verser la crème pâtissière sur le gâteau placer dans le moule. Couvrir avec l’autre moitié de gâteau. Réfrigérer pendant 2 heures.

Ganache
Hacher le chocolat et le déposer dans un chaudron. Ajouter l’eau. À feu doux, faire fondre le chocolat dans l’eau en brassant régulièrement. Quand le chocolat est fondu, retirer le mélange du feu et ajouter le beurre en fouettant. Laisser tiédir.

Sortir le gâteau du réfrigérateur et le démouler. Étaler la ganache sur le gâteau et laisser tempérer pendant 30 minutes avant de servir. Déguster avec gourmandise.

*Vous pouvez utiliser des feuilles de gélatine. Dans ce cas, il faudra 2½ feuilles de gélatine (5 g). Faites gonfler la gélatine dans de l’eau froide, bien l’essorer et l’ajouter au ¼ de tasse ou 62 g de lait. Chauffer le mélange pour dissoudre la gélatine avant de l’ajouter à la crème pâtissière.

Et vous, Boston vous évoque-t-il quelque chose d’autre que la ville?