Mot-clé : sauce aux huîtres

La logique?

Ce dimanche, je pensais poursuivre avec la recette du repas d’anniversaire de mon chéri, mais la fin de semaine fut bien animée. Alors, je manque un peu de courage pour me lancer dans un long article. La recette arrivera bien assez tôt, ne vous inquiétez pas.

Aujourd’hui, je vous propose une recette de boeuf loc-lac. Cette recette attendait depuis des années d’être essayée et j’ai adoré : une recette simple, des ingrédients que j’ai presque toujours ou facile à trouver et la cuisson de la viande est parfaite. J’ai pris cette recette sur Ma p’tite cuisine d’Audrey.

Boeuf loc-lac
Boeuf loc-lac
Pour 3 personnes

300 g de bavette ou de steak de boeuf
1 cuillère à soupe de sauce de poisson
2 cuillères à soupe de sauce soja
1 cuillère à soupe de sauce aux huîtres
1 gousse d’ail hachée
½ cuillère à thé de gingembre frais haché
½ cuillère à thé de sambal oelek (facultatif)
1 oignon
1 cuillère à soupe d’huile végétale

Dans un bol, mélanger la sauce de poisson, la sauce soja, la sauce aux huîtres, l’ail, le gingembre et le sambal oelek pour créer la marinade.

Couper la viande en lamelles et la déposer dans le bol de la marinade. Laisser la viande macérer pendant au moins 30 minutes.

Éplucher l’oignon et le ciseler.

Dans une poêle ou un wok, verser l’huile et chauffer à feu vif. Quand la poêle est très chaude, faire revenir l’oignon pendant quelques minutes pour l’attendrir et légèrement le colorer. Ajouter la viande et la marinade. Mélanger et faire cuire à feu très vif : la viande doit être mi-cuite. Servir sans attendre avec in riz et des légumes poêlés. Déguster avec plaisir.

Et vous, comment était votre fin de semaine?

Pas deux fois de suite…

Ce dimanche, j’ai hésité à vous proposer une autre recette de canard, mais je me suis dit que c’était peut-être exagéré et que vous aurez sans doute envie d’autre chose. Heureusement, j’ai fait une autre belle découverte culinaire cette semaine : blanchir la viande.

J’ai plutôt l’habitude de blanchir les légumes que la viande. D’accord, on peut aussi dire qu’on blanchit les côtes levées quand elles sont bouillies en pré-cuisson. Cependant, ce genre d’étape semble plus courante quand on parle de pièces de viandes plus coriaces, des viandes qui réclament une longue cuisson. Disons qu’il ne me serait jamais venu à l’esprit de faire blanchir du steak ou du filet mignon avant de le cuire.

Pourtant, c’est exactement ce que nous propose Jean Chen dans son livre Jean Chen Fraîcheur asiatique. Un peu sceptique, j’ai tout de même suivi la recette à la lettre et j’ai trouvé le résultat fabuleux : la viande est tendre! Blanchir la viande, serait-ce le secret de la belle texture des viandes dans les sautés des restaurants asiatiques? Je compte bien ré-expérimenter cette méthode pour vérifier cette hypothèse.

Boeuf au brocoli
Boeuf au brocoli selon Jean Chen
Pour 3 personnes

1 petit brocoli*
300 g de steak ou de filet de boeuf**
2 cuillères à soupe de fécule de maïs ou de maïzena
¼ de tasse ou 52 g d’huile végétale
1 cuillère à thé de poudre d’oignon ou d’ail
¼ de tasse ou 60 g de sauce aux huîtres
Poivre sechuan*** moulu, au goût (facultatif)
Sel et poivre

Couper en fines tranches la viande de boeuf, réserver.

Remplir un chaudron d’eau et porter à ébullition. Pendant ce temps, détailler le brocoli en petits bouquets de même taille, éplucher le tronc du brocoli et le couper en rondelles de même épaisseur. Quand l’eau bout, la saler. Ajouter les rondelles et les fleurons de brocoli et cuire pendant 4 minutes. Égoutter le brocoli et rincer à l’eau froide pour arrêter la cuisson. Réserver l’eau bouillante.

Dans un bol, mélanger les tranches de boeuf et la fécule de maïs (ou maïzena). Blanchir les tranches de boeuf dans l’eau qui a servit à blanchir le brocoli. Plonger les tranches de boeuf dans l’eau bouillante et les retirer lorsque l’eau recommence à bouillir. Égoutter les tranches de boeuf et réserver.

Dans un wok ou une grande poêle, faire chauffer la moitié de l’huile. Faire revenir le brocoli pendant 2 à 3 minutes. Ajouter la poudre d’oignon. Retirer le brocoli de la poêle et réserver.

Ajouter le restant d’huile dans le wok et faire revenir le boeuf 2 à 3 minutes. Poivrer au goût. Arroser la viande de sauce aux huîtres et remettre le brocoli dans le wok. Servir sans attendre avec du riz.

*Il est possible de remplacer le brocoli par du brocoli chinois.
**Utiliser la pièce de boeuf (tendre) qui vous plaît.
***Le poivre sechuan (ou poivre de Sichuan) est un poivre aux arômes d’agrume qui est traditionnellement employé dans la cuisine chinoise et japonaise. J’ai préféré utiliser ce poivre, car je pense rarement à l’employer et il convenait parfaitement à ce type de recette.

Et vous, est-ce que vous avez déjà fait blanchir de la viande?

Pour une fois, pas d’aigre-doux

Il y a longtemps que je n’avais pas fait de sauté asiatique et un soir, ça m’a fait envie. Au réfrigérateur, séjournait justement du poulet qui avait un destin indéterminé (il savait cependant qu’il finirait par être mangé). Plus tôt dans la journée, j’avais également aperçu des noix de cajou qui s’ennuyaient depuis un bon moment dans un tiroir… il faut dire que je les avais oubliées. J’ai cherché une recette qui pouvait marier ces deux ingrédients.

J’ai fouillé dans ma liste de recettes à tester (je peux vous dire qu’elle est longue!) et je suis tombée sur une recette de poulet aux arachides Thaï que j’avais pris sur le feu blog Le plaisir de la table. Je me suis retenue à deux mains pour ne pas ajouter du gingembre dans cette recette et pour la suivre presque à la lettre. Contrairement à mes autres sautés, celui-ci a un goût délicat et n’est pas aigre-doux. Bref, il est parfait pour les gens qui n’aime pas les plats sucré-salé, mais qui veulent s’aventurer dans la cuisine asiatique.

Sauté Thaï
Poulet aux noix de cajou à la Thaï
Pour 3 personnes

300 g de poitrines de poulet désossées
1 brocoli*
½ cuillère à thé de poudre d’oignon
½ cuillère à thé de sambal oelek**
¼ de tasse ou 60 g de sauce aux huîtres
2 cuillères à soupe de sauce soja
1 cuillère à thé de sucre
¼ de tasse ou 50 g de noix de cajou*** non salées
¼ de tasse ou 60 g d’eau
1 cuillère à thé de mirin**** (facultatif)
3 cuillères à soupe d’huile végétale
Sel

Remplir un chaudron d’eau et porter à ébullition pour blanchir le brocoli. Pendant ce temps, détailler le brocoli en petits bouquets de même taille, éplucher le tronc du brocoli et le couper en rondelles de même épaisseur. Quand l’eau bout, saler l’eau et ajouter les rondelles et les fleurons de brocoli. Cuire pendant 4 minutes. Égoutter le brocoli et rincer à l’eau froide pour arrêter la cuisson*****. Réserver.

Dans une poêle, verser les noix de cajou. Poser la poêle sur le feu, sans ajouter de corps gras, et faire griller les noix en les remuant fréquemment. Retirer les noix de la poêle quand elles sont légèrement dorées, réserver.

Dans un bol, mélanger la sauce aux huîtres, la sauce soja, le sucre et le mirin. Réserver.

Couper le poulet en petites lanières. Dans une poêle verser 2 cuillères à soupe d’huile. Quand l’huile est bien chaude, ajouter le poulet et le cuire. Quand le poulet est cuit, le retirer de la poêle et réserver.

Au besoin, ajouter le restant d’huile dans la poêle et y faire revenir pendant 1 minute le sambal oelek. Ajouter le brocoli blanchi et le faire cuire pendant 2 à 3 minutes. Assaisonner avec la poudre d’oignon. Remettre le poulet dans la poêle et ajouter le mélange à base de sauce aux huîtres puis l’eau. Incorporer les noix de cajou quand la sauce est bien chaude et poursuivre la cuisson pendant 1 minute, juste pour réchauffer les noix. Servir sans attendre sur un lit de riz au jasmin ou basmati.

*Il est possible d’utiliser d’autres légumes : poivron, carotte, oignon, etc.
**Dans la recette originale, il utilise un petit piment rouge séché. Utiliser ce que vous avez sous la main ou ce que vous préférez.
***Selon votre envie, remplacer les noix de cajou par des arachides grillées et non salées. Dans ce cas, vous n’avez pas besoin de les faire griller à la poêle.
****Le mirin est un vin sucré fait à base de riz. On le retrouve dans la cuisine japonaise. Habituellement, le mirin ne contient pas d’alcool.
*****Il est possible de blanchir le brocoli en avance et de le conserver au frais jusqu’au moment de s’en servir. Vous pouvez omettre cette étape si vous aimez vos légumes croquants ou les cuire plus longtemps à la poêle.

Et vous, qu’est-ce que vous aimez dans les plats asiatiques?

Il en faut toujours…

Peu importe comment on les appelle, on en a toujours besoin : des recettes de semaine, des recettes faciles, des recettes rapides! Il y a des périodes où l’on veut passer le moins de temps possible dans la cuisine parce qu’on est fatigué, qu’on a eu une grosse journée ou tout simplement parce qu’on est débordé.

Aujourd’hui, je vous propose une de ces recettes avec quelques ingrédients et sans prise de tête : un boeuf haché au brocoli et aux carottes. Je me suis inspirée d’une recette parue dans la revue Ricardo, volume 9, numéro 1.

Boeuf, brocoli et carottes
Boeuf haché au brocoli et aux carottes
Pour 3 personnes

300 g de boeuf haché
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
1 oignon
1 cuillère à soupe de beurre
1 ou 2 carottes*
1 brocoli**
⅓ de tasse ou 90 g de sauce aux huîtres***
¼ de tasse ou 60 g d’eau
Sel et poivre

Remplir un chaudron d’eau et porter à ébullition pour blanchir les légumes. Pendant ce temps, couper les carottes en rondelles, détailler le brocoli en bouquets de même taille, éplucher le tronc du brocoli et le couper en rondelles de même épaisseur, si désiré. Quand l’eau bout, saler l’eau et ajouter les carottes, faire cuire 3 minutes. Retirer les carottes et les rincer sous l’eau froide pour arrêter la cuisson. Ajouter les rondelles et les fleurons de brocoli dans l’eau bouillante et cuire pendant 4 minutes. Égoutter le brocoli et rincer à l’eau froide pour arrêter la cuisson****. Réserver.

Hacher l’oignon en demi-rondelles. Dans une poêle, déposer le beurre et le faire fondre. Ajouter l’oignon et cuire à feu moyen jusqu’à ce que l’oignon soit translucide. Retirer de la poêle et réserver.

Dans la même poêle, verser l’huile d’olive et la faire chauffer. Quand l’huile est bien chaude, ajouter le boeuf haché en l’émiettant et le faire dorer. Ajouter le brocoli et cuire pendant 1 minutes de plus. Remettre l’oignon dans la poêle et verser la sauce aux huîtres et l’eau. Cuire pendant 2 minutes ou jusqu’à ce que le brocoli et les carottes aient la texture désirée. Poivrer au goût et saler si nécessaire. Servir sans attendre et déguster.

*Il ne me restait pas assez de brocoli, j’ai donc ajouté deux petites carottes pour avoir de belles portions de légumes.
**Utiliser un petit brocoli ou compter quatre à six fleurons de taille moyenne par personne.
***J’ai diminué la quantité de sauce aux huîtres parce que je trouve cette sauce très salée. Augmenter un peu la quantité, si vous trouvez que ça manque de goût.
****Il est possible de blanchir les légumes en avance et de les conserver au frais jusqu’au moment de s’en servir. Si vous le désirez, vous pouvez omettre cette étape et faire directement cuire le brocoli et les carottes (si vous en mettez) dans la poêle après avoir fait griller le boeuf haché. Dans ce cas, tailler le brocoli en petits morceaux et les carottes en julienne.

Et vous, dans quels circonstances faites-vous des repas rapides?

Chacun ses envies…

Mon chéri a toujours une petite hésitation au moment de choisir un menu dans un restaurant asiatique. Il a souvent envie de commander que des entrées plutôt qu’un seul plat. C’est vrai qu’il y a souvent des tonnes de choses appétissantes sur les menus et bien souvent un plat est bien suffisant comme repas; prendre que des entrées permettraient de découvrir de nouvelles saveurs. C’est cette petite idée qui m’a inspiré un repas composé que de petites bouchées. J’ai sorti du congélateur mes carrés de légumes et des rouleaux impérieux. Il manquait quelque chose pour avoir un repas complet et varié : des raviolis!

J’avais les pâtes, il ne me restait plus qu’à choisir la garniture. Les crevettes de l’épicerie ne m’inspiraient pas, alors j’ai opté pour le porc. Je regarde quelques livres et une revue : je dresse un liste des ingrédients utilisés et je crée ma composition. Arrive le moment du façonnage, je fais des raviolis destinés à une cuisson à la vapeur et là, j’ai un doute : est-ce que ça va être bon? Je plie un autre ravioli en le sellant pour essayer la friture. En plein milieu de la recette, je teste les deux modes de cuisson! Le ravioli cuit dans l’huile est excellent, j’attends que celui à la vapeur termine de cuire… et c’est bien meilleur que je ne l’avais imaginé. Au final, j’ai préparé les deux types de raviolis : c’est bien d’offrir du choix.

Dans les références consultées, on peut citer la recette de dumplings au porc et aux crevettes de Ricardo dans le volume 7 numéro 2, une autre recette venant du livre Le tour du monde de la cuisine Chine et ainsi qu’une du livre Cuisine chinoise. La sauce d’accompagnement à l’huile de sésame que je vous propose est, quant à elle, tiré de la revue Ricardo cité ci-dessus.

Raviolis chinois
Raviolis chinois à la vapeur et frits*
Pour 25 raviolis

300 g de porc haché**
1 cuillère à soupe de sauce soja
1 cuillère à thé de mirin ou de vin blanc sec
1 cuillère à thé de gingembre en poudre ou ½ cuillère à thé de gingembre frais rapé
2 cuillères à soupe de sauce aux huîtres
1 cuillère à soupe de sauce au poisson
½ à 1 cuillère à thé de sambal oeleck
1 paquet de pâtes à raviolis chinois ou de pâtes Wonton
½ tasse ou 125 g d’huile végétale pour la friture

Sauce d’accompagnement au sésame
1 cuillère à soupe de vinaigre
1 cuillère à soupe de sucre
½ cuillère à thé de gingembre en poudre
2 cuillères à thé de sauce soja
¼ de cuillère à thé d’huile de sésames grillés**

Dans un chaudron de petite taille, préparer la sauce d’accompagnement en portant à ébullition le vinaigre, le sucre et le gingembre. Lorsque le sucre est dissous, retirer le chaudron du feu et ajouter la sauce soja et l’huile de sésame. Réserver au frais.

Pour préparer les raviolis, mélanger dans un bol la sauce soja, le mirin, le gingembre, la sauce aux huîtres, la sauce de poisson et le sambal oelek. Incorporer la viandes hachés et bien mélanger jusqu’à ce que le mélange soit homogène.

Pour les raviolis cuits à la vapeur, déposer une cuillère à soupe au centre d’un carré de pâte et ramener la pâte vers le haut tout autour de la farce sans le fermer complètement, on doit entrevoir la farce à l’intérieur. Presser bien pour faire adhérer la pâte sur la garniture. Réserver au réfrigérateur jusqu’au moment de la cuisson.

Pour les raviolis frits, déposer une cuillère à soupe de farce sur l’un des deux côtés. Humidifier le contour de la pâte avec un peu d’eau. Replier la pâte sur la farce pour obtenir un rectangle. Presser la pâte tout autour de la farce pour retirer le plus d’air possible du raviolis et le sceller. Réserver au frais jusqu’au moment de la friture.

Pour la cuisson des raviolis à la vapeur, déposer une feuille de papier parchemin légèrement huilée dans une étuveuse en bambou ou dans une marguerite et déposer le nombre de raviolis que vous voulez cuire. Remplir un chaudron d’eau et porter à ébullition. Déposer l’étuveuse en bambou ou la marguerite sur le chaudron et cuire 10 minutes. Servir ou réserver les raviolis dans l’étuveuse en bambou sans l’ouvrir jusqu’au moment de les manger.

Pour les raviolis frits, verser l’huile dans un wok (ou utiliser une friteuse). Quand l’huile est chaude, presque fumante, déposer quelques raviolis et frire 1 minute et demi de chaque côté. Égoutter les raviolis sur un papier absorbant et servir.

Accompagner les raviolis de la sauce à l’huile de sésame ou d’une sauce du commerce comme de la sauce aux prunes.

*Je vous propose deux méthodes pour préparer et faire cuire les raviolis, mais vous pouvez bien sûr ne réaliser qu’une seule des deux variétés.
**Il est possible de remplacer le porc en partie ou en totalité par du poulet, des crevettes ou du crabe. Dans ce cas, passer les crustacés ou le poulet dans un robot pour les hacher et ajouter un oeuf à la garniture pour que la farce se tienne bien.

J’ai fait fort : j’ai servi ce style de repas alors que mon mari devrait repartir rapidement. J’oublie toujours ses activités du mardi…