Mot-clé : piment de la jamaïque

Un petit saut à Londres

À l’occasion d’un anniversaire, nous avions planifié d’aller à Londres avec la belle-famille. C’était mon deuxième passage dans cette grande ville et le résultat est le même : j’adore! Cette fois, il y a eu deux éléments gourmands dont j’ai envie de vous parler.

Pour le premier, il s’agit d’un Tea Time. Le thé, c’est sacré pour les Anglais : nous le savons bien, mais il est facile d’oublier cette activité. Après avoir planifié notre journée, notre choix s’est arrêté chez Bea’s of Bloomsbury dans Marylebone. Je ne vous dis pas la tête de mon entourage! Tout le monde avait pris un « Afternoon Tea Menu » : soit le thé à volonté, 1 gros « cupcake », 4 mignardises, 1 scone avec double crème et confiture de fraises et 4 petits sandwichs salés par personne. Bref, nous ne manquions pas à manger. Si vous souhaitez souper après une telle collation, je vous conseille de partager : une personne prend le menu et la seconde commande simplement un thé. Bref, une expérience à vivre une fois. De plus, ce site est génial pour trouver le Tea Time dans le Royaume-Uni qui vous convient… Et oui, certains endroits ont des codes vestimentaires ou n’acceptent pas les enfants.

Pour le second élément gourmand, il s’agit d’un restaurant. C’est le hasard qui nous a fait entrer dans le Fumo, un restaurant italien. Personnellement, je ne crois pas que je serais rentrée : dans la vitrine sur un lit de glace, il y avait une pieuvre en décoration et j’avoue que ce genre d’élément ne m’inspire pas confiance. Ce restaurant sert ses plats comme des tapas : les plats sont à partager, donc ils n’arrivent pas nécessairement au même moment et il est toujours possible de commander de nouvelles assiettes au cours du repas. Tout était délicieux, je retournerai avec un grand plaisir dans ce restaurant… dommage qu’il n’y en ait pas en Suisse! Au fait, le menu semble minime sur le site, mais en vrai, la carte est beaucoup plus vaste.

Après tout ce « bla bla », je vous propose une recette simple de côtelettes de porc. J’ai pris cette recette dans le magazine Ricardo volume 14, numéro 8.

Côtelette de porc au babeurre
Côtelette de porc au babeurre
Pour 4 personnes

⅓ de tasse ou 83 g de babeurre*
1 cuillère à thé de paprika
1 cuillère à thé de poudre d’oignon
1 cuillère à thé de coriandre moulue
½ cuillère à thé de piment de la Jamaïque moulu
½ cuillère à thé de sel
4 côtelettes de porc
1 cuillère à soupe d’huile végétale.

Dans un bol, mélanger le babeurre, le paprika, la poudre d’oignon, la coriandre, le piment de la Jamaïque et le sel. Déposer les côtelettes de porc en s’assurant qu’elles soient bien recouverte par le liquide. Il est possible de déposer les côtelettes dans un grand sac plastique è fermeture hermétique. Laisser mariner pendant 12 heures au réfrigérateur.

Sortir les côtelettes de la marinade et bien les égoutter.

Verser l’huile dans une poêle** et la faire chauffer. Quand le corps gras est assez chaud, déposer les côtelettes dans la poêle. Griller les côtelettes pendant 3 à 5 minutes*** de chaque côté. Déposer dans une assiette, couvrir d’un papier d’aluminium et laisser reposer pendant 4 minutes. Servir et déguster avec plaisir.

*Vous pouvez remplacer le babeurre par la même quantité de lait additionné d’environ 2 cuillères à thé de vinaigre ou de jus de citron.
**Il est également possible de cuire les côtelettes au barbecue ou dans une poêle striée.
***Le temps de cuisson dépendra de l’épaisseur des côtelettes.

Et vous, avez-vous des souvenirs gourmands à Londres à partager?

Pas goûté une pomme…

Hier avec Mini-nous, j’ai été découvrir une fête de village : la fête de la pomme. Depuis que j’habite en Suisse, je n’ai pas souvenir d’avoir participé à ce genre d’événement. En rejoignant le coeur du village, j’ai été étonnée de voir autant de monde si tôt le matin. J’ai aussi eu l’impression d’aller au marché : j’ai reconnu certains commerçants que je croise lorsque je vais à mon marché. À surveiller Mini-nous qui s’amusait avec une cousine, je n’ai pas pensé une seconde à aller chercher une pomme ou une gourmandise en contenant. Pourtant, une tarte au jus de pomme m’avait intriguée.

Idéalement, je devrais vous présenter une recette contenant de la pomme, mais je vous propose plutôt une recette de boulettes suédoises. J’ai une recette de ce type sur le site, mais cette version avec de la dinde à un goût totalement différent. J’ai pris cette version à la dinde sur le site de Cuisine futée, parents pressés.

Boulettes suédoises à la dinde
Boulettes suédoises à la dinde
Pour 6 personnes

Boulettes
6 tranches de pain de seigle sans la croûte
½ de tasse ou 125 g de bouillon de poulet
¼ de tasse ou 60 g de yogourt grec nature
1 oeuf
½ cuillère à thé de piment de la Jamaïque
¼ de cuillère à thé de muscade moulue
450 g de dinde hachée*
1 cuillère à thé d’huile végétale

Sauce
2 cuillères à soupe de fécule de maïs
1½ tasse ou 375 g de bouillon de poulet
¼ de tasse ou 60 g de crème à cuisson
Sel et poivre
Aneth frais pour servir** (facultatif)

Boulettes
Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Couper le pain de seigle en petits morceaux. Déposer le pain dans un bol et ajouter le bouillon de poulet. À l’aide d’une fourchette, défaire le pain dans le bouillon. Ajouter le yogourt grec, l’oeuf, le piment de la Jamaïque et la muscade. Poivrer généreusement et ajouter une pincée de sel. Incorporer la dinde hachée et bien mélanger.

Couvrir une plaque de papier d’aluminium et badigeonner la surface avec l’huile végétale. Avec la préparation de viande, façonner des petites boulettes, environ 24, et les déposer sur la plaque de cuisson. Enfourner et cuire pendant 20 minutes ou jusqu’à ce que les boulettes soient bien dorées.

Sauce
Délayer la fécule de maïs dans le bouillon de poulet et verser dans une poêle. Porter le mélange à ébullition. Ajouter la crème, une pincée de sel et poivrer. Laisser mijoter jusqu’à ce que la sauce épaississe. Déposer les boulettes cuites et les enrober de sauce. Servir sans attendre et saupoudrer d’aneth. Déguster avec plaisir.

*Il est possible de remplacer la dinde hachée par du poulet ou du porc haché.
**Vous pouvez également employer de l’aneth séché, mais le parfum sera moins présent.

Je n’ai pas fait très suisse…

Avec le recul, je me rends bien compte que mon repas du 1er août ne contenait pas beaucoup de spécialités suisses. J’ai quand même fait bonne figure en proposant une assiette de viandes séchées, du pain de seigle valaisan, un assortiment de fromage (avec un morceau de cheddar… qui n’a pas eu beaucoup de succès auprès des invités, mais je l’ai acheté avant tout pour me faire plaisir) et des flons de Savièse.

Je vous propose donc le dernier plat de ce repas : un smoked meat! Cette façon d’apprêter la viande n’est pas vraiment commune, mais les gens se sont régalés. De plus, quand on sait à quel point c’est simple à préparer, il n’y a pas de raison de s’en priver. J’ai pris cette recette sur le site d’Isabelle, Les gourmandises d’Isa.

Smoked meat maison
Smoked meat
Pour 6 personnes

800 g de pointe de poitrine de boeuf ou d’aiguillette de boeuf
1½ cuillère à soupe de sucre
½ cuillère à soupe de nitrate de potassium (salpêtre)*
1½ cuillère à soupe de gros sel ou de sel de mer
1 cuillère à soupe de piment de la Jamaïque moulu
½ cuillère à soupe de poudre d’ail
½ cuillère à soupe de poudre d’oignon
¼ de tasse ou 30 g d’épices à marinade**

Dans un bol, mélanger le sucre, le nitrate de potassium (ou le salpêtre), le sel, le piment de la Jamaïque, la poudre d’ail, la poudre d’oignon et les épices à marinade.

À l’aide d’un couteau, entailler légèrement la surface de la viande de manière à former un quadrillage. Répéter l’opération sur l’autre face de la viande. Réserver.

Sur un plan de travail ou sur une plaque de cuisson, étaler 1 feuille de papier d’aluminium. Saupoudrer la moitié du mélange d’épices. Déposer la viande sur le lit d’épices. Couvrir la viande avec le restant du mélange d’épices. Appuyer avec les mains pour bien faire adhérer les épices au morceau de viande. Emballer la viande avec la feuille de papier d’aluminium. Envelopper le tout d’une seconde feuille de papier d’aluminium. Laisser mariner pendant 3 à 5 jours au réfrigérateur.

Déposer la viande sur une plaque de cuisson sans la déballer. Enfourner et allumer le four à 150°C (300°F). Cuire pendant 97 minutes.

Retirer du four et laisser tiédir 15 minutes à température ambiante. Réfrigérer jusqu’au moment de la dégustation. Avant de servir, gratter soigneusement la viande pour retirer les épices. Couper de fines tranches puis servir avec de la moutarde jaune (douce ou anglaise) et du pain.

*On trouve le nitrate de potassium (ou salpêtre) dans les pharmacies au Québec et dans les drogueries en Europe. Ce produit est souvent utilisé dans la charcuterie pour la conservation.
**Les épices à marinade contiennent habituellement de la coriandre, des grains de moutarde (jaune ou blanc), du piment et de la cannelle, entre autres. Pour faire votre propre mélange, je vous invite à consulter cette recette et celle-ci.

Il y a bien longtemps que je ne vous ai pas présenté de recette suisse…