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Attendre le bon moment…

La recette que je vous propose aujourd’hui a été préparé il y a 2 ans pour Pâques. Pourquoi ne l’ai-je pas présentée avant? Surtout par manque de temps : je savais qu’il me faudrait un bon moment pour transcrire cette recette. Le contrecoups de cette attente est pour moi… les photos! Je vois toutes les petites imperfections, ce que j’aurais pu faire mieux, etc. Il faut que je fasse plus régulièrement ce genre de dessert pour m’améliorer.

Je vous présente donc un dessert parfait pour Pâques : une tarte au chocolat. J’ai pris cette recette dans le livre Les desserts qui me font craquer de Christophe Michalak.

Tarte au chocolat de Michalak
Tarte au chocolat de Michalak
Pour 8 personnes

Pâte Linzer*
1¼ tasse ou 275 g de beurre non salé, tempéré
½ tasse moins 1 cuillère à soupe ou 90 g de sucre glace
1 cuillère à thé ou 6 g de sel
1 jaune d’oeuf
1¾ tasse ou 250 g de farine
½ tasse moins 1 cuillère à soupe ou 50 g de fécule de maïs
Zeste de 1 citron

Biscuit cuillère au chocolat
5 cuillères à soupe ou 45 g de farine
2½ cuillères à soupe ou 15 g de cacao
3 blancs d’oeufs
5 cuillères à soupe ou 62 g de sucre
3 jaunes d’oeufs

Chantilly chocolat au lait
1 tasse ou 250 g de crème 35 % ou entière
125 g (4,5 onces) de chocolat au lait**

Crème chocolat
1⅓ tasse et ½ cuillère à soupe ou 340 g de lait
5 cuillères à thé ou 20 g de sucre
2¼ de cuillère à thé de gélatine en poudre ou 3 feuilles
  de gélatine (6 g)***
2 jaunes d’oeufs
100 g (3,5 onces) de chocolat noir à 66 % de cacao

Glaçage****
1½ cuillère à soupe ou 23 g d’eau
5½ cuillères à thé ou 23 g de sucre
⅔ de tasse et 1¾ cuillère à thé ou 175 g de crème 35 %
  ou entière
1½ cuillère à soupe ou 30 g de miel
75 g (2,5 onces) de chocolat noir
187 g (6,5 onces) de gianduja au lait
2 cuillères à soupe ou 25 g d’huile végétale neutre

Pâte Linzer
Cuire le jaune d’oeuf : soit en le déposant dans une boîte en plastique et en le cuisant au four micro-ondes; soit en plaçant le jaune d’oeuf dans une pellicule plastique, fermer en baluchon et ficeler solidement avant de le déposer dans une casserole d’eau frémissante pour le cuire; soit en cuisant un oeuf entier comme pour un oeuf dur et réserver le blanc cuit pour une autre utilisation.

Une fois le jaune d’oeuf cuit, le presser dans un tamis. Déposer les miettes de jaune d’oeuf dans un bol. Au-dessus, tamiser la farine et la fécule de maïs. Ajouter le beurre, le sucre glace et le sel. Avec le bout des doigts, mélanger le tout jusqu’à ce que la pâte soit homogène. Emballer la pâte dans une pellicule plastique et réfrigérer pendant 1 heure.

Préchauffer le four à 170°C (340°F).

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte sur une épaisseur de 5 mm (moins de ¼ de pouce). Découper un cercle de pâte d’environ 23 cm (9 pouces) de diamètre. Déposer le disque sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Enfourner et cuire pendant 20 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée. Laisser totalement refroidir.

Biscuit cuillère au chocolat
Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger la farine et le cacao.

Dans un autre bol, fouetter les blancs d’oeufs. Dès que les blancs sont mousseux, ajouter petit à petit le sucre. Fouetter le tout jusqu’à la formation de pics fermes. Ajouter les jaunes d’oeufs. À l’aide d’une spatule, incorporer délicatement la farine et le cacao.

Verser la pâte sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Étaler la pâte pour qu’elle ait une hauteur maximum de 1 cm (⅜ de pouce). Enfourner et cuire pendant 12 minutes. Retirer le biscuit de la plaque de cuisson et, si possible, le laisser refroidir sur une grille à pâtisserie.

Découper un cercle de 20 cm (8 pouces) de diamètre. Réserver les chutes de biscuit cuillère pour la décoration si désiré.

Chantilly chocolat au lait
Hacher le chocolat et le déposer dans un bol.

Dans une casserole, verser la moitié du lait et porter à ébullition. Quand le lait bout, le retirer du feu et le verser sur le chocolat. Laisser reposer 1 minute. Mélanger jusqu’à ce que le tout soit homogène et ajouter le restant de crème. Verser dans un bol, couvrir d’une pellicule plastique directement appliqué sur la crème. Réfrigérer pendant au moins 4 heures, idéalement 24 heures.

Crème au chocolat
Si la gélatine est en poudre, la réhydrater dans 3 cuillères à soupe de lait (45 g) prélevé sur la quantité initiale de lait de la préparation. Si la gélatine est en feuille, la réhydrater dans un bol remplit d’eau froide.

Hacher le chocolat et le déposer dans un bol.

Dans un chaudron, verser le lait avec le sucre et porter à ébullition. Quand le mélange est bien chaud, retirer du feu et ajouter la gélatine (bien l’essorer si elle est en feuille). Mélanger pour s’assurer qu’elle est bien dissoute. Verser le lait sur le chocolat. Ajouter les jaunes d’oeufs et mélanger sans attendre. Verser la préparation dans une moule en silicone ou un moule à charnière recouvert de papier parchemin. Laisser prendre au congélateur pendant au minimum 2 heures.

Glaçage
Hacher le chocolat et le gianduja. Déposer dans un bol et réserver.

Dans un chaudron, verser l’eau et le sucre. Porter à ébullition. Quand le mélange bout, ajouter la crème et le miel. Porter de nouveau à ébullition. Verser le liquide chaud sur le chocolat et gianduja. Ajouter l’huile et mixer à l’aide d’un pied-mélangeur. Laisser le glaçage tiédir*****.

Montage
Sortir la crème chantilly au chocolat du réfrigérateur. Fouetter jusqu’à ce que la crème ait la consistance d’une crème fouettée. Réserver au réfrigérateur.

Recouvrir une plaque de cuisson de papier parchemin et y déposer une grille à pâtisserie. Déposer le biscuit cuillère sur la grille et superposer la crème au chocolat congelée. Verser doucement le glaçage en veillant à ce qu’il recouvre toute la surface des éléments. Au besoin, lisser la surface avec une spatule. Laisser le glaçage s’égoutter pendant quelques minutes, puis déplacer le biscuit cuillère et la crème au chocolat sur la pâte Linzer.

Tremper 2 cuillères dans de l’eau chaude. À l’aide des cuillères, prélever de la chantilly au chocolat au lait et façonner des quenelles. Déposer les quenelles sur la tarte.

Décorer la tarte avec des copeaux de chocolat, des bonbons, des biscuits (Oréo, Mikado, Pocky, etc.). Si désiré, découper les chutes de biscuit cuillère en cubes et les rouler dans le cacao. Disposer les cubes de biscuits sur tout le pourtour de la tarte. Réserver au réfrigérateur pendant 4 heures avant de servir. Déguster avec gourmandise.

*Utilisez le surplus de pâte à Linzer pour préparer des sablées ou des tartelettes.
**Si possible, choisissez un chocolat au lait qui contient entre 35 % et 40 % de cacao.
***La recette originale proposait d’utiliser de la pectine à confiture (1 g). Dans mon cas, ça a été une catastrophe et j’ai ajouté de la gélatine pour que le mélange se tienne. Il y a deux ans que ça m’est arrivé et je me souviens encore de ce détail, c’est pourquoi je vous propose la recette avec de la gélatine.
****La quantité de glaçage est plus importante que nécessaire. Conserver le reste pour glacer un autre gâteau ou l’utiliser le matin comme pâte à tartiner.
*****Si vous préparez le glaçage plusieurs jours à l’avance, conservez-le au réfrigérateur. Avant de vous en servir réchauffez-le au four à micro-ondes ou au bain-marie : utilisez le glaçage quand il est à 35°C (95°F).

Votre dessert de Pâques, sera-t-il ou non au chocolat?

Roulé…

Actuellement, je retombe souvent dans les mêmes types de desserts qui sont rapide à préparer. J’ai un peu de mal à planifier un dessert plus élaboré sur plusieurs jours quand il n’y a pas d’occasion particulière. Cependant dans les desserts simples, il y en a un que je ne fais presque jamais : les gâteaux roulés. J’en prépare seulement pour Noël et encore, je préfère réaliser des bûches de type entremet, donc pas de gâteau roulé.

Dernièrement sur le blog de C’est moi qui l’ai fait, Pascale parlait d’un gâteau roulé super moelleux de Philippe Conticini. À première vue, ce gâteau ne m’aurait pas interpellé, mais lorsque j’ai vu qu’il se composait d’une pâte à choux comme base, je me suis dit que c’était original et sans doute rapide à faire. De plus, elle mentionne que cette technique est très populaire dans certains pays asiatiques; mon esprit m’envoie alors des images de gâteaux roulés japonais, vous savez ceux qui sont bien épais et qui sont joliment décorés. Bref, « pâte à choux » et « Japon » dans ma tête, ça donne une recette à laquelle je ne peux pas résister.

Finalement, est-ce que ce gâteau est rapide à réaliser? La réponse est oui et non. C’est plutôt rapide, surtout si vous le garnissez avec de la confiture : vous avez moins besoin de laisser le gâteau refroidir. Après, c’est le temps de laisser refroidir la pâte à choux, le gâteau cuit et la ganache qui rallongent la recette, mais en terme de préparation, c’est plutôt rapide. Pour ma part, j’ai garni mon gâteau d’une ganache. J’ai choisi le gianduja, car il m’en restait et je ne voulais pas le laisser dépérir dans mes placards. Si vous voulez quelque chose de plus saisonnier, essayez avec des fraises et de la crème fouettée, si possible, contenant du mascarpone pour plus de fermeté.

Gâteau roulé moelleux à la ganache de gianduja
Gâteau roulé moelleux à la ganache de gianduja
Pour 12 personnes

Pâte à choux
¼ de tasse et 1½ cuillère à thé ou 70 g de lait
¼ de tasse et 1½ cuillère à thé ou 70 g d’eau
¼ de tasse et 1 cuillère à thé ou 60 g de beurre non salé
¼ de cuillère à thé de sel
¼ de cuillère à thé de sucre
⅓ de tasse ou 40 g de farine
¼ de tasse et 1½ cuillère à soupe ou 40 g de fécule de maïs
  ou maïzena
3 oeufs (150 g)

Gâteau
¼ de tasse ou 50 g d’huile de colza ou de canola
140 ml (un peu moins que ⅔ de tasse) ou 140 g de blancs
  d’oeufs
¼ de tasse et 2½ cuillères à soupe ou 80 g de sucre
1 citron*

Ganache
175 g (6 onces) de gianduja**
¼ de tasse et 1 cuillère à soupe ou 77 g de crème à 35 %
  ou entière

Pâte à choux
Dans un bol, mélanger la farine et la fécule de maïs (ou la maïzena).

Dans un chaudron, verser le lait, l’eau, le sel et le sucre. Couper le beurre en petits dés et l’ajouter dans le chaudron. Porter le tout à ébullition en mélangeant à 2 ou 3 reprises. Quand le beurre est fondu, retirer le chaudron du feu et ajouter d’un coup la préparation de farine. Mélanger, puis remettre sur un feu moyen-doux pour dessécher la pâte. Remuer continuellement la pâte jusqu’à ce qu’elle forme une boule et laisse une fine pellicule au fond du chaudron. Retirer la pâte du chaudron et la déposer dans un bol. Laisser tiédir 15 à 30 minutes ou fouetter la pâte pour la faire tiédir plus rapidement.

Incorporer un à un les oeufs. La pâte doit être souple et former une vague (ou une crête de coq) quand l’on soulève une spatule de la préparation.

Gâteau
Préchauffer le four à 180°C (350°C). Tapisser de papier parchemin une plaque de cuisson d’environ 35 cm par 25 cm (13¾ pouces par 10 pouces).

Incorporer l’huile et le zeste du citron à la pâte à choux. Réserver.

Fouetter les blancs d’oeufs. Quand ils commencent à monter, ajouter graduellement le sucre et fouetter jusqu’à ce que les blancs se tiennent bien. Prélever un tiers des blancs d’oeufs et l’incorporer à la pâte à choux. Incorporer le reste des blancs d’oeufs délicatement à l’aide d’une spatule. Verser la pâte sur la plaque de cuisson et l’étaler uniformément. Enfourner et cuire pendant 12 minutes ou jusqu’à ce que le dessus de la pâte soit bien dorée. Éteindre le four et laisser le gâteau encore deux minutes avant de le sortir.

Saupoudrer le gâteau de sucre, recouvrir d’un papier parchemin et d’une plaque de cuisson. Retourner l’ensemble sur une surface de travail. Retirer les deux plaques de cuisson et le papier parchemin qui a servi à la cuisson. Laisser le gâteau refroidir quelques instants***.

Ganache
Hacher le gianduja et le déposer dans un bol.

Verser la crème dans un chaudron et porter à ébullition. Dès que la crème commence à bouillir, retirer du feu et verser sur le gianduja. Attendre 1 minute avant de mélanger. Laisser tiédir la ganache pendant 2 heures à température ambiante ou 1 heure au réfrigérateur en vérifiant régulièrement la consistance pour qu’elle se raffermisse.

Tartiner la ganache sur le gâteau, puis le rouler. S’il reste de la ganache, la faire légèrement tiédir au bain-marie ou au four à micro-onde et la verser sur le gâteau pour créer un glaçage. Déguster avec gourmandise.

*Vous pouvez parfumer la pâte avec le zeste d’un autre agrume ou avec des épices (vanille, cannelle, etc.).
**Il est possible de remplacer le gianduja par du chocolat au lait. Vous pouvez également remplacer la ganache par une confiture de votre choix ou un crème au citron (lemon curd).
***Si votre garniture n’est pas prête ou ne supporte pas la chaleur : roulez le gâteau sur lui-même en attendant de la garnir. Déroulez-le délicatement avant de le garnir.

Et vous, préparez-vous souvent des gâteaux roulés?

Je rêve d’un oreiller…

Depuis quelques jours, mes heures de sommeil ont été légèrement écourtées. Alors ce soir, je ne rêve qu’une chose: me coucher tôt! C’est pourquoi, le joli gâteau au chocolat que je voulais vous présenter pour la fin de semaine de Pâques attendra encore un peu avant d’apparaître sur mon blog.

Néanmoins, je vous propose un gâteau rigolo à réaliser pour la fin de semaine : un gâteau servi comme des sandwichs! J’ai pris cette recette sur le blog de Mercotte.

Gâteau sandwich au praliné
Gâteau sandwich au praliné
Pour 8 personnes (ou 4 gourmands)

Financier
⅓ de tasse et 2 cuillères à soupe ou 90 g de beurre
  non salé
⅔ de tasse ou 100 g de sucre glace
¾ de tasse et 1 cuillère à soupe ou 100 g de poudre
  d’amandes
⅓ de tasse et 1½ cuillère à soupe ou 50 g de farine
¼ de cuillère à thé poudre à pâte ou de levure chimique
  (facultatif)
3 blancs d’oeuf (environ 100 g)
¼ de tasse ou 90 g de praliné*

Ganache
225 g de gianduja**
⅓ de tasse et 1 cuillère à soupe ou 100 g de crème 35%
  ou entière

Pépites de chocolat***, au goût (facultatif)

Financier
Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Dans un chaudron, faire fondre à feu doux le beurre jusqu’à ce qu’il prenne une couleur ambrée et dégage une légère odeur de noisette. C’est ce qu’on appelle un « beurre noisette ». Filtrer le beurre et le réserver dans un petit bol.

Dans un bol, mélanger le sucre glace, la poudre d’amandes, la farine et la poudre à pâte (ou la levure chimique). Ajouter les blancs d’oeufs un à un en mélangeant bien entre chaque addition. Incorporer le praliné puis le beurre.

Verser la pâte sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin de manière à former un rectangle d’environ 40 cm par 30 cm (15¾ pouces par 12 pouces). Enfourner et cuire pendant 10 à 12 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre du financier en ressorte propre. Démouler et laisser tiédir.

Ganache
Hacher le gianduja et le déposer dans un bol d’un bain-marie. Faire fondre le gianduja. Retirer le bol du bain-marie quand le gianduja est totalement fondu.

Porter à ébullition la crème. Verser la crème chaude en trois fois sur le gianduja en mélangeant bien entre chaque addition. Réserver à température ambiante.

Montage
Découper le gâteau en deux rectangles de même dimension. Tartiner un des deux rectangles de ganache au gianduja. Si désiré, parsemer la ganache de pépites de chocolat. Couvrir avec le deuxième gâteau. Placer au congélateur pendant 30 minutes. Découper les côtés du gâteau, au besoin, pour les égaliser. Couper le gâteau de manière à obtenir des triangles, des sandwichs de financier. Réserver au réfrigérateur jusqu’au moment de déguster.

*Le praliné est une pâte obtenue en broyant des amandes ou des noisettes (ou un mélange des deux) enrobées de sucre caramélisé comme ici. Il est possible de remplacer le praliné par une pâte à tartiner aux noisettes.
**Le gianduja est un mélange de noisettes broyées en pâte et de chocolat (généralement de chocolat au lait). Si vous ne trouvez pas de gianduja, vous pouvez le réaliser en mélangeant en part égale du chocolat au lait fondu et du beurre de noisettes (ou d’une pâte de noisettes).
***J’ai ajouté des pépites de chocolat pour apporter un peu de croquant à l’ensemble. Il est possible de remplacer les pépites de chocolat par des noisettes concassées ou des dés d’orange confite.

Et vous, entendez-vous l’appel de l’oreiller?