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Une petite pensée pour les mamans…

Aujourd’hui, c’est la fête des mères… du moins au Québec et en Suisse. En cette occasion, je tiens à souhaiter une joyeuse fête des mères à toutes les mamans! Cependant, je pense surtout aux mamans qui doivent déployer toute leur énergie pour leur enfant…

L’histoire commence chez mes parents où j’ai séjourné dernièrement. J’avais passé une journée des plus éreintantes où la « créativité » de mini-nous avait atteint des sommets. Après avoir couché mini-nous pour la nuit, j’étais fatiguée par les dernières heures et légèrement morose. Pour me distraire, j’ai décidé de regarder quelques blogs. De fil en aiguille, je me suis retrouvée sur le blog de Rose and Cook. Voyant qu’il n’y avait pas beaucoup d’activité sur celui-ci, je me suis dit que j’allais, pour une fois, regarder son autre blog plus axé sur la famille. Il y a quelques mois, elle avait donné naissance à un petit garçon après avoir vécu une expérience difficile en 2014. Je ne m’attendais pas à ce que j’allais découvrir : son aînée est atteinte de leucémie. Je suis restée sans voix et ma petite journée de misères m’a semblé des plus insignifiantes et des plus agréables. Cette nouvelle a soulevé en moi une vague de sympathie, une envie d’aider cette personne que je n’ai jamais rencontrée et aussi de lui apporter tout mon soutien. Les mots sont difficiles à trouver dans ce genre de situation, c’est pourquoi en cette journée dédiée aux mamans, je pense à toutes les mamans qui ont des enfants malades. Je tiens particulièrement à vous souhaiter une joyeuse fête des mères, de garder espoir et surtout, que vos enfants recouvrent la santé le plus rapidement possible!

Après cette petite pensée, je vous propose une recette pleine de saveurs et de parfums : un poulet au beurre. J’ai pris cette recette dans le magazine Ricardo volume 13, numéro 4.

Poulet au beurre
Poulet au beurre
Pour 3 personnes

Poulet
500 g de poitrines ou de haut de cuisses de poulet
  désossés
1 cuillère à soupe ou 15 g de jus de lime
½ cuillère à soupe de gingembre frais haché
1 gousse d’ail
¼ de cuillère à thé de sel
½ cuillère à thé de paprika doux
1 pincée de poudre de chili
1 pincée de curcuma moulu
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
2½ cuillères à soupe de yogourt nature
1 cuillère à soupe de crème 35 % ou entière
½ cuillère à thé de garam masala moulu
¼ de cuillère à thé de cumin moulu
¼ de cuillère à thé de fenugrec moulu ou de graines
  de céleri moulu*
½ cuillère à thé de beurre fondu, clarifié ou non

Sauce
1 petit oignon
2 gousses d’ail
1 cuillère à thé de piment fort frais haché
  ou de sambal oelek**
½ cuillère à soupe de gingembre frais haché
½ bâton de cannelle
1 feuille de laurier
1 cuillère à soupe de beurre, clarifié ou non
½ cuillère à thé de paprika doux
½ cuillère à thé fenugrec moulu
¼ de cuillère à thé de garam masala
¼ de cuillère à thé de muscade moulue
1 pincée de clou de girofle moulu
1 pincée de cardamome moulue
2 tomates***
1 tasses ou 250 g d’eau
1 cuillère à soupe de pâte de tomates
½ tasse ou 125 g de crème 35 % ou entière
1½ cuillère à soupe de noix de cajou non salé
  et broyées finement (facultatif)
2 cuillères à soupe de coriandre fraîche ciselée
  grossièrement
Sel et poivre

Poulet
Couper le poulet en gros morceaux.

Dans un grand bol, mélanger le jus de lime, le gingembre, l’ail et le sel. Ajouter le poulet et bien mélanger. Laisser mariner pendant 10 minutes.

Dans un bol, mélanger le paprika, la poudre de chili, le curcuma, l’huile d’olive, le yogourt nature, la crème, le garam masala, le cumin et le fenugrec (ou les graines de céleri). Verser cette préparation sur le poulet et bien mélanger. Couvrir et réfrigérer pendant 12 heures ou toute une nuit.

Préchauffer le four à 260°C (500°F)****.

Tapisser une plaque de cuisson de papier parchemin. Déposer les morceaux de poulet sur la plaque de cuisson avec la marinade. Verser le beurre sur la viande. Enfourner et cuire pendant 15 minutes ou jusqu’à ce que la viande soit bien cuite. Réserver.

Sauce
Hacher l’oignon et l’ail. Couper en dés les tomates.

Dans un grand chaudron, faire fondre le beurre. Ajouter l’oignon, l’ail, le piment, le gingembre, la cannelle et le laurier et faire revenir à feu moyen jusqu’à ce que l’oignon soit légèrement doré. Ajouter le paprika, le fenugrec, le garam masala, la muscade, le clou de girofle et la cardamome, puis poursuivre la cuisson pendant 30 secondes. Rajouter les tomates, l’eau et la pâte de tomate. Saler et poivrer. Couvrir et laisser mijoter pendant 20 minutes ou jusqu’à ce que les tomates soient réduites en purée.

Retirer le couvercle et ajouter la crème*****. Poursuivre la cuisson pendant 20 minutes ou jusqu’à ce que la sauce soit bien épaisse. Ajouter le poulet et, au besoin, poursuivre la cuisson 5 minutes pour le réchauffer. Si désiré, ajouter les noix de cajou. Goûter et rectifier l’assaisonnement au besoin. Servir avec du pain naan ou du riz. Si voulu, parsemer de coriandre et accompagner le poulet au beurre de yogourt nature.

*Il y a beaucoup d’épices dans cette recette, mais s’il vous en manque : omettez-les ou remplacez-les par d’autres de votre choix.
**Vous pouvez utiliser une autre pâte de piment ou l’omettre tout simplement.
***Il est possible de remplacer les tomates par ⅓ de tasse ou 80 g de coulis de tomate.
****Si vous ne pouvez pas programmer cette température sur votre four, employez la plus haute température possible du votre : moi, j’ai cuit ma viande à 250°C (480°F).
*****Vous pouvez ajouter les morceaux de poulet en même temps que la crème, mais je trouve que la viande devient légèrement sèche avec ce temps de cuisson.

Bonne journée à tous!

C’est clôturé…

Que croyez-vous qui s’est clôturé aujourd’hui? Si vous avez répondu mes repas des fêtes, bravo à vous. Et oui, il restait encore une rencontre familiale avec un échange de cadeaux… On fête très tôt Noël en cette nouvelle année. Je dois reconnaître que même si cette situation est atypique, elle est plutôt agréable : nous ne sommes pas à la course entre deux repas festifs et il règne une autre ambiance que celle de Noël. Bref, la fin de semaine a agréablement clôturé cette semaine qui a mis mes nerfs à rude épreuve jusqu’à mercredi. Dire que demain, c’est déjà lundi…

Pour ce dimanche, je vous propose une recette de spaghettis à la boulette géante… mais en réalité, il y en a plusieurs. Il s’agit d’une recette de Ricardo tiré de son magazine volume 12, numéro 2. L’intitulé de cette recette nous a fait bien jaser et bien rire.

Spaghettis à la boulette géante
Spaghettis à la boulette géante
Pour 4 personnes

Boulettes
½ de tasse ou 40 g de chapelure ou de panko
¼ de tasse ou 60 g de lait
1 tasse ou 90 g de poireau haché finement
2 gousse d’ail, hachées finement
¼ de cuillère à thé de flocons de piments fort broyés
  ou au goût
¼ de cuillère à thé de graine de fenugrec
  ou de graines de fenouil*, moulues
3 cuillères à soupe d’huile d’olive
400 g de viande hachée (boeuf, veau ou porc) mélanger
  ou non
1 oeuf

Sauce tomate
1 gousse d’ail
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
2½ tasses ou 625 g de sauce tomate ou de colis de tomates
¼ de tasse ou 20 g de basilic frais ciselé
  ou 1 cuillère à thé de basilic séché ou au goût

Spaghettis
4 portions ou 325 g de spaghettis
Sel et poivre

Boulettes
Dans un grand bol, mélanger la chapelure (ou le panko) et le lait. Réserver.

Dans une poêle, verser l’huile et chauffer à feu moyen. Ajouter le poireau, l’ail, le piment et les graines de fenugrec ou de fenouil puis faire revenir pendant 10 minutes. Verser le mélange dans le bol contenant la chapelure et laisser tiédir.

Placer la grille au centre du four. Préchauffer le four à 220°C (450°F). Tapisser une plaque de cuisson de papier d’aluminium et la huiler légèrement. Réserver.

Quand la préparation de poireau a tiédi, ajouter la viande hachée et l’oeuf. Bien mélanger, saler et poivrer. Diviser la préparation en quatre portions égales et façonner quatre grosses boulettes**. Déposer les boulettes sur la plaque de cuisson et enfourner pendant 35 à 40 minutes ou jusqu’à ce que les boulettes soient bien cuites et dorées. Au besoin, terminer la cuisson sous le gril (broil) de 2 à 3 minutes.

Sauce tomate
À l’aide d’un couteau, écraser la gousse d’ail.

Dans un chaudron, verser l’huile et dorer l’ail. Verser la sauce tomate et cuire pendant 5 minutes ou jusqu’à ce que la sauce épaississe. Retirer la gousse d’ail, saler et poivrer. Ajouter le basilic et les boulettes géantes.

Spaghettis
Remplir un grand chaudron d’eau et porter à ébullition. Saler généreusement l’eau et ajouter les pâtes à la reprises de l’ébullition. Cuire les spaghettis selon les indications du fabricant ou selon votre goût. Égoutter les pâtes et mélanger avec un peu de sauce. Servir les pâtes et déposer une boulette dans chaque assiette. Répartir le restant de sauce et déguster sans attendre. Garnir de fromage si désiré.

*Si vous n’avez ni graines de fenugrec ni graines de fenouil, vous pouvez employer des graines de coriandre.
**Vous pouvez faire des petites boulettes et diminuer ainsi le temps de cuisson à moins de 20 minutes pour avoir un repas plus vite servi.

Et vous, est-ce que vos repas des fêtes sont clôts?

Réconciliation…

Dans la cuisine asiatique, il y a un ingrédient qui me cause problème : le lait de coco. Je ne sais pas pourquoi, mais j’apprécie peu ce goût dans les plats salés. Je n’avais donc jamais cuisiné le lait de coco en plat salé. Puis, par je ne sais quelle lubie, j’ai voulu faire un cari avec du lait de coco…

Il faut dire que j’avais envie depuis un moment d’étrenner mon coffret de Chasseurs d’épices 2, cuisine familiale d’Asie. J’ai choisi une recette de cari blanc. J’ai remplacé le poulet par des crevettes que j’ai cuites selon la méthode d’une recette vu chez Libellule et ses spatules et chez La tête dans le chaudron. Ce plat est délicieux et délicatement parfumé. Je vais peut-être essayer plus de recettes avec du lait de coco…

Cari de lait de coco aux crevettes
Cari blanc de crevettes et cajou
Pour 2 personnes

250 g de crevettes moyennes décortiquées
2 cuillères à thé de jus de citron
½ cuillère à soupe de Cari blanc* non moulu
⅓ de tasse ou 67 g de noix de cajou
2 cuillères à soupe d’huile végétale
¼ de cuillères à thé de graines de fenugrec**
1 cuillère à thé de grains de poivre vert
  ou ½ cuillère à thé de poivre noir, concassé
1 copeau de cannelle d’environ 1 cm par 2 cm
  (¼ de pouce par 1 pouce)
1 oignon
200 ml ou 200 g de lait de coco
1 pincée de cannelle moulue
Sel

Moudre les épices du cari blanc. Hacher l’oignon en demi-rondelles. Réserver.

Dans une poêle, verser 1 cuillère à soupe d’huile et la faire chauffer à feu moyen. Ajouter les noix de cajou et les dorer en les remuant régulièrement. Quand les noix de cajou sont bien colorées, les retirer de la poêle et les réserver sur un essuie-tout (papier ménage). Dans la même poêle, ajouter les graines de fenugrec et les faire revenir quelques secondes pour qu’elles libèrent leur parfum. Ajouter le poivre et le copeau de cannelle puis poursuivre la cuisson quelques secondes. Ajouter l’oignon et le faire revenir quelques minutes jusqu’à ce qu’il soit translucide et qu’il commence à dorer. Verser le lait de coco et porter à ébullition. Réduire le feu et laisser mijoter pendant 15 minutes pour que la sauce épaississe.

Préchauffer le four à gril (broil).

Dans un bol, mélanger le cari blanc moulu, l’huile restante et le jus de citron. Réserver.

Entailler la partie la plus charnue des crevettes, ainsi la cuisson sera plus uniforme. Ajouter les crevettes à la préparation d’épices, saler et mélanger. Étendre cette préparation sur une plaque de cuisson allant au four et enfourner pendant 6 minutes ou jusqu’à ce que les crevettes soient cuites.

Ajouter les crevettes dans la sauce au lait de coco. Incorporer les noix de cajou. Servir sur un lit de riz et saupoudrer d’un peu de cannelle. Déguster sans attendre.

*J’ai utilisée le mélange de Cari blanc d’Épices de cru. Ce mélange est composé de coriandre, de cumin, de fenouil, de graines de moutarde brunes, de feuilles de cari, de feuille de pandanus, de citronnelle séché, de cardamomes vertes, de clou de girofle et de cannelle. Il est possible d’utiliser un autre mélange de cari non moulue. Si vous voulez utiliser un cari ou curry moulu, ajouter 1 cuillère à thé d’épices et rectifier l’assaisonnement au besoin.
**Le fenugrec n’est pas une épice qu’on retrouve facilement en magasin, mais il est fort probable que vous connaissiez le goût : le fenugrec est souvent utilisé pour assaisonner les saucisses. Si vous n’en avez pas, n’hésitez pas à omettre cet ingrédient pour découvrir cette recette.

Et vous, est-ce qu’il y a un ingrédient dans la cuisine asiatique qui vous plaît moins?