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Vague de sucre

Autant hier, je n’avais nullement envie de préparer le dîner, autant j’aurais passé la journée à cuisiner du sucré! Entre la plaque de beurre supplémentaire qui trône dans le réfrigérateur, l’orange sur le comptoir qui ne sera pas dégustée telle quelle, la pâte feuilletée qui séjourne au frais, les fraises qui dorment au congélateur et toutes ces recettes qui fourmillent dans mon esprit, il y avait de quoi faire. J’ai quand même su rester raisonnable en préparant que deux tartes…

Habituellement le dimanche, je vous propose plutôt quelque chose de salé, mais aujourd’hui pour rester dans le même état d’esprit qu’hier, j’ai envie de vous présenter une recette de scones. J’ai pris cette recette dans le magazine Ricardo volume 9, numéro 1.

Scones aux pacanes et à la cannelle
Scones aux pacanes et à la cannelle
Pour 16 scones

Scones
¾ de tasse ou 187 g de lait
2 cuillères à thé de vinaigre blanc ou de cidre
2 tasses ou 280 g de farine
¾ de tasse ou g de pacanes ou de noix de pécan
¼ de tasse ou 50 g de cassonade ou de sucre roux
1 cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
½ cuillère à thé de bicarbonate de soude ou de sodium
¼ de cuillère à thé de sel
½ cuillère à thé de cannelle*
½ tasse ou 110 g de beurre non salé, froid

Dorure
2 cuillères à soupe de crème 35 % ou de lait
1 cuillère à soupe de sucre

Scones
Préchauffer le four à 180°C (350°F). Tapisser une plaque de cuisson de papier parchemin.

Verser les pacanes sur la plaque de cuisson et les torréfier au four pendant 8 minutes. Laisser totalement refroidir les pacanes et les hacher. Réserver.

Préchauffer le four à 200°C (400°F). Réutiliser, si possible, la plaque de cuisson recouverte de papier parchemin.

Dans un petit bol, mélanger le lait avec le vinaigre et laisser reposer 5 à 10 minutes.

Dans un grand bol, mélanger la farine, les pacanes, la cassonade, la poudre à pâte, le bicarbonate de soude, le sel et la cannelle. Couper le beurre en fines tranches et l’ajouter aux ingrédients secs. À l’aide des doigts, incorporer grossièrement le beurre aux ingrédients secs. Verser le lait vinaigré et mélange juste assez pour humecter la farine.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte avec les doigts sur une épaisseur de 2,5 cm (1 pouce). À l’aide d’un couteau ou d’un emporte-pièce rond, découper la pâte. Déposer les scones sur la plaque de cuisson.


Dorure
Badigeonner les scones de crème et saupoudrer de sucre. Enfourner et cuire pendant 18 minutes ou jusqu’à ce que les scones soient légèrement dorés. Laisser refroidir sur une grille à pâtisserie. Déguster avec gourmandise et si possible avec de la double crème ainsi que de la confiture.

*Vous pouvez remplacer la moitié de la cannelle par de la muscade moulue.

Et vous, y a-t-il des jours où vous ne vous arrêteriez pas de cuisiner?

Top secret

Pour l’Halloween, j’avais acheté une citrouille. Je l’ai creusé le jour même, j’ai protégé la chair avec du papier d’aluminium et je l’ai illuminé à l’aide d’une petite lumière. Ces précautions avaient un but : récupérer la chair de la citrouille pour en faire un projet top secret!

Quelques jours après l’Halloween, j’ai discuté avec mes parents et j’avais mentionné que j’avais cuit ma citrouille pour en faire de la purée (c’est effectivement ce que j’ai fait avec une partie de ma citrouille). Mon père a alors mentionné que j’aurais pu en faire de la confiture… Chose qui était mon projet top secret! J’ai voulu lui faire une petite surprise en essayant de préparer cette confiture. J’ai été grandement surprise par la simplicité et la rapidité de celle-ci : elle cuit très vite. De plus, je crois que je vais en refaire : c’est vraiment bon! Pour la recette, je me suis basée sur celle du site Ma citrouille bien-aimée.

Confiture de citrouille
Confiture de citrouille
Pour 5 pots d’environ 200 ml

8 tasses ou 1 kg de citrouille coupée en dés
4 tasses ou 800 g de sucre
2 tasses ou 500 g d’eau
1 orange
1 citron
1 bâton de cannelle*

Éplucher et couper en petits dés la citrouille.

Déposer les morceaux de citrouille**, le sucre et l’eau dans une casserole. Prélever des larges zestes sur l’orange et le citron en évitant de prélever la partie blanche qui est amère. Déposer les zestes dans la casserole avec le bâton de cannelle. Ajouter le jus de l’orange et du citron.

Porter le tout à ébullition et laisser mijoter jusqu’à ce que les dés de citrouilles soient translucides. Retirer les zestes et le bâton de cannelle et, si désiré, mixer la confiture. Remettre la confiture sur le feu et poursuivre la cuisson.

Vérifier la cuisson en déposant 1 cuillère à thé de confiture dans une des assiettes réservées au congélateur. Remettre l’assiette au congélateur pendant 2 minutes. Pousser la confiture avec un doigt et si elle forme des rides***, c’est qu’elle est prête. Sinon, poursuivre la cuisson et répéter le test jusqu’à ce que la confiture atteigne le point de gélification.

Mettre dans des pots stérilisés****, si désiré, en laissant 0,5 cm (¼ de pouce) d’espace sous le goulot. Stériliser ensuite les pots pendant 10 minutes dans de l’eau bouillante. Déguster au moment désiré.

*À la fin de la cuisson de la confiture, il est possible d’ajouter un peu de cannelle moulue pour rectifier le goût de la confiture.
**J’ai hésité à d’abord cuire la citrouille dans l’eau et à la mixer avant de poursuivre la recette. À essayer…
***En lisant, vous ne comprendrez peut-être pas l’aspect que doit avoir la confiture, mais en exécutant le test, vous identifierez facilement quand la confiture aura des « rides » et sera prête.
****Pour la méthode de stérilisation, je vous propose de lire cet article ou celui-ci. Si vous ne voulez pas stériliser vos pots, les conserver au réfrigérateur et les déguster rapidement ou les congeler, mais je n’ai aucune idée de l’incidence de la congélation sur le goût et la texture de la confiture.

Et vous, connaissiez-vous la confiture de citrouille?

L’autre…

Voilà les compagnons des Garibaldi : les brunsli! Pour ces biscuits, j’ai oublié par moment d’écrire le « r » et d’autre fois, le « s ». Il faut dire que ces biscuits se nomment également « bruns de Bâle ». Je ne sais pas pourquoi je me suis tant embrouillée avec ce nom. Même si j’avais les deux noms en tête, l’orthographe des mots reste similaire.

Pour cette recette, je vous propose deux méthodes pour les préparer ainsi que deux saveurs. Vous pouvez intervertir les méthodes à votre convenance. J’ai trouvé cette recette sur le site de Swissmilk.

Brunsli
Brunsli
Pour 60 biscuits de chaque couleur

Brunsli traditionnel
1½ tasses et 2 cuillères à soupe ou 250 g de poudre
  d’amandes
1½ tasses à soupe ou 250 g de poudre de noisettes
2 tasses ou 400 g de sucre
200 g (7 onces) de chocolat noir
¼ de tasse ou 35 g de farine
¼ de tasse ou 26 g de cacao en poudre
2 pincées de cannelle moulue
4 blancs d’oeufs
2 ou 3 cuillères à soupe de kirsch*

Brunsli blancs
3 tasses et 2 cuillères à soupe ou 500 g de poudre d’amandes
2 tasses ou 400 g de sucre
200 g (7 onces) de chocolat blanc
6 cuillère à soupe ou 52 g de farine
4 blancs d’oeufs
2 ou 3 cuillères à soupe de Williamine ou de whisky**

Sucre supplémentaire

Brunsli traditionnel
Dans un bol, mélanger la poudre d’amandes, la poudre de noisettes, le sucre, la farine, le cacao et la cannelle.

Hacher le chocolat noir et le déposer dans un bol. Au bain-marie, faire fondre le chocolat. Lorsque le chocolat est totalement fondu, retirer le bol du bain-marie et réserver.

Dans un autre bol, fouetter les blancs d’oeufs jusqu’à ce qu’ils forment des pics fermes. Incorporer le mélange de poudre d’amandes et de poudre de noisettes. Ajouter le chocolat fondu, puis le kirsch.

Sur un plan de travail saupoudré de sucre***, abaisser la pâte sur une épaisseur d’environ 1 cm (⅜ de pouce). Découper la pâte à l’aide d’un emporte-pièce ou d’un couteau. Déposer les biscuits sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin et laisser sécher à température ambiante pendant toute une nuit, soit environ 12 heures.

Brunsli blancs
Râper le chocolat blanc et le déposer dans un bol. Ajouter la poudre d’amandes, le sucre et la farine. Former un puits au centre des ingrédients et y verser les blancs d’oeufs ainsi que la Williamine. Mélanger le tout pour former une pâte qui se tient. Emballer dans une pellicule plastique et réfrigérer pendant au moins 1 heure.

Sur un plan de travail saupoudré de sucre***, abaisser la pâte sur une épaisseur d’environ 1 cm (⅜ de pouce). Découper la pâte à l’aide d’un emporte-pièce ou d’un couteau. Déposer les biscuits sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin et laisser sécher à température ambiante pendant toute une nuit, soit environ 12 heures.

Cuisson

Préchauffer le four à 220°C (430°F).

Enfourner une plaque de biscuits à la fois et cuire pendant 4 à 6 minutes. Si désiré, saupoudrer les biscuits de sucre. Déposer les biscuits sur une grille et les laisser totalement refroidir. Conserver dans une boîte qui ferme hermétiquement, ces biscuits peuvent se conserver 1 mois. Déguster avec gourmandise.

*Il est possible de remplacer le kirsch par un autre alcool ou de l’eau.
**Pour les brunsli blancs, il est également possible de remplacer l’alcool par de l’eau. Si vous utilisez de l’eau, ajouter un peu d’extrait de vanille ou des épices de votre choix à la pâte pour la parfumer.
***Il est possible d’abaisser la pâte entre deux feuilles de papier parchemin… c’est moins salissant de cette manière.

Et vous, connaissiez-vous les brunsli?

De la neige

Pendant la nuit, une belle couche de neige est venu vêtir le sol et blanchir le paysage. Nous en avons profité pour jouer dans la neige et évidemment, pelleter. Je me demande s’il va rester un peu de blancheur pour Noël. Il faut dire qu’elle fond en général plutôt vite dans la région, mais au final, c’est la nature qui décide et elle n’est pas toujours prévisible.

En attendant les prochaines neiges, je vous propose une recette réconfortante : un pâté à la viande. J’ai pris cette recette dans le magazine Ricardo volume 17, numéro 1.

Pâté rustique à la viande
Pâté rustique à la viande
Pour 3 à 4 personnes

Garniture
½ céleri-rave
1½ cuillère à soupe d’huile d’olive
1 oignon
300 g de porc haché
½ tasse ou 125 g de bouillon de poulet
1½ cuillère à soupe ou 12 g de chapelure
2 pincées de cannelle moulue
2 pincées de clou de girofle moulu
2 cuillères à soupe ou 22 g de dattes dénoyautées et coupées
  en dés*

Pâte à tarte
1 tasse ou 140 g de farine
¼ de cuillère à thé de sel
6 cuillères à soupe ou 85 g de beurre non salé, froid
¼ de tasse ou 60 g d’eau glacée
Lait pour badigeonner la pâte

Garniture
Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Éplucher et couper en dés le céleri-rave. Déposer les dés de céleri sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Ajouter 1 cuillère à soupe d’huile d’olive sur le céleri et mélanger. Saler et poivrer. Enfourner et cuire pendant 25 minutes ou jusqu’à ce que le céleri-rave soit tendre.**

Hacher l’oignon. Verser l’huile restante dans une poêle et ajouter l’oignon. Faire revenir l’oignon jusqu’à ce qu’il soit tendre. Ajouter la viande et l’émietter. Cuire jusqu’à ce que la viande commence à dorer. Ajouter le bouillon, la chapelure, la cannelle et le clou de girofle. Poursuivre la cuisson à feu élevé pendant 10 minutes ou jusqu’à ce qu’il ne reste plus de liquide et que la préparation soit assez ferme. Saler et poivrer. Laisser tiédir.

Pâte à tarte
Dans un bol, mélanger la farine et le sel. Incorporer le beurre dans le mélange de farine à l’aide d’un coupe-pâte ou des mains afin d’obtenir une texture granuleuse. Ajouter l’eau glacée graduellement. Mélanger jusqu’à l’obtention d’une pâte presque homogène. Former un disque avec la pâte et l’emballer dans une pellicule plastique. Réfrigérer pendant au moins 30 minutes.

Préchauffer de nouveau le four à 200°C (400°F).

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte en un disque d’environ 25 cm (10 pouces) de diamètre. Déposer la pâte sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Verser la garniture au centre de la pâte et l’étaler jusqu’à 5 cm (2 pouces) des bords. Répartir les dattes, puis le céleri-rave sur la garniture. Replier les bords de la pâte sur la garniture. Badigeonner la pâte de lait, enfourner et cuire pendant 35 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée. Sortir du four, couper en part et servir. Déguster avec plaisir.

*Vous pouvez omettre les dattes, le résultat sera également très bon.
**Le céleri-rave cuit de cette façon peut aussi servir de légumes d’accompagnement.

Et vous, est-ce que vous pensez que votre Noël sera blanc?

Petits cadeaux ou desserts préparés à l’avance

Voilà que je vous propose un classique des fêtes au Québec (ou du moins dans ma famille) : le gâteau aux fruits confits! Ma mère prépare toujours des gâteaux aux fruits blancs (je n’en ai jamais vu ailleurs qu’à la maison), alors pour changer, j’ai voulu essayer une version plus traditionnelle avec la mie ambrée. De plus pour complexifier la tâche, j’ai préparé mes propres écorces de citrons et d’oranges confites! Je ne vous dis pas le goût tellement c’est gourmand. Maintenant, il faut que j’essaie la recette de ma maman avec des fruits confits maison.

La recette de gâteau aux fruits confits que je vous propose est tirée du magazine Ricardo volume 12, numéro 1. Les gâteaux aux fruits confits se préparent habituellement un mois à l’avance et peuvent se conserver quelques mois. Ils sont facile à transporter et à offrir. Même si vos gâteaux n’ont pas patienté pendant 1 mois, ils seront également délicieux pour le soir du réveillon.

Gâteau aux fruits confits traditionnel
Gâteau aux fruits confits traditionnel
Pour 12 personnes

1 tasse ou 270 g de fruits confits mélangés coupés en dés
½ tasse ou 105 g de cerises confites entières
½ tasse ou 120 g de dattes dénoyautées et coupées en deux*
½ tasse ou 85 g de raisins secs**
½ tasse ou 90 g de canneberges séchées
½ tasse ou 72 g de pacanes ou noix de pécan
½ tasse ou 87 g d’amandes entières
¾ de tasse ou 105 g de farine
¼ de cuillère à thé de bicarbonate de soude ou de sodium
¼ de cuillère à thé de sel
¼ de cuillère à thé de cannelle moulue
¼ de cuillère à thé de muscade moulue
½ tasse ou 110 g de beurre non salé, tempéré
½ tasse ou 100 g de cassonade ou de sucre roux
2 oeufs
2 cuillères à soupe de cognac ou de Grand Marnier***
  (faculatif)

Dans un bol, mélanger les fruits confits, les cerises confites, les dattes, les raisins, les canneberges, les pacanes et les amandes. Réserver.

Préchauffer le four à 180°C (350°F). Beurrer 3 moules à pain d’environ 15 cm par 7,5 cm (6 par 3 pouces) ou 12 moules ronds de 6,5 cm (2½ pouces) de diamètre. Chemiser le fond des moules de papier parchemin.

Dans un bol, mélanger la farine, le bicarbonate de soude, le sel, la cannelle et la muscade.

Dans un autre bol, à l’aide d’un batteur électrique, fouetter le beurre et la cassonade. Ajouter les oeufs un à un en mélangeant bien entre chaque ajout jusqu’à ce que le mélange soit lisse. À l’aide d’une spatule, incorporer la préparation de farine.

Incorporer le mélange de fruits et de noix à la pâte. Répartir dans les moules et cuire pendant 35 à 45 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre des gâteaux en ressorte propre. Laisser tiédir. Démouler et laisser totalement refroidir.

Badigeonner les gâteaux avec le cognac. Répéter l’opération 2 fois par semaine pendant 1 mois. Conserver les gâteaux bien emballés au frais. Trancher et servir. Déguster avec gourmandises.

*J’ai utilisé des dattes Medjool. Libre à vous d’utiliser d’autres dattes.
**Pour les raisins comme pour les autres ingrédients, s’il y en a un qui vous plaît moins, vous pouvez le remplacer par des noix ou des fruits séchés de votre choix.
***Je ne badigeonne jamais mes gâteaux avec de l’alcool et il se conserve très bien.

Et vous, aimez-vous les gâteaux aux fruits confits?