Mois : janvier 2017

Lapin classique…

Le lapin est une viande que j’aime bien, mais j’en cuisine seulement 2 ou 3 fois par année. Souvent, je me laisse tenter lors des promotions et en hiver. C’est une viande qu’il est préférable de mijoter : il y a moins de chance qu’elle soit sèche. Une des associations classiques est le lapin avec la moutarde. J’ai même deux recettes qui rassemblent ces ingrédients. Pourtant, je n’avais jamais proposé de recette classique de lapin à la moutarde. La raison de cette omission est simple : je ne suis jamais tombée sur une recette qui me plaisait totalement! Oui, j’ai fait plusieurs recettes de lapin à la moutarde et le résultat était bon, mais sans plus… Il y a même une fois où la recette était plutôt technique et le résultat n’était pas à la hauteur de sa complexité.

Cependant cette fois, j’ai expérimenté une recette de lapin à la moutarde qui m’a vraiment plu. Sans surprise, j’ai trouvé cette recette dans le magazine Ricardo volume 14, numéro 8.

Lapin à la moutarde
Lapin à la moutarde
Pour 3 personnes*

3 cuisses de lapin
1½ cuillère à soupe ou 20 g de beurre
½ cuillère à soupe de farine
⅓ de tasse et 1 cuillère à soupe ou 90 g de bouillon de poulet
1 petit oignon
1 gousse d’ail
1 feuille de laurier
¼ de tasse ou 60 g de crème 35 % ou entière
2½ cuillères à soupe de moutarde de Dijon**
Sel et poivre

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Éplucher l’oignon ainsi que l’ail et les couper en deux.

Dans une grande poêle allant au four ou une casserole, faire fondre le beurre à feu moyen-élévé. Quand le corps gras est assez chaud, dorer les cuisses de lapin. Saler et poivrer. Quand les cuisses de lapin sont bien dorées de tous les côtés, les déposer dans une assiette et les réserver. Saupoudrer la farine sur le beurre dans la poêle et bien mélanger. Poursuivre la cuisson pendant 1 minute ou jusqu’à ce que le mélange soit doré. Ajouter le bouillon de poulet et porter à ébullition en fouettant constamment. Ajouter l’oignon, l’ail et la feuille de laurier. Remettre les cuisses de lapin dans la poêle et couvrir. Enfourner et cuire pendant 1 heure. À mi-cuisson, retourner les morceaux de lapins.

Dans un bol, mélanger la crème et la moutarde. Réserver.

Après 1 heure de cuisson, retirer la poêle du four. Retirer l’oignon, la gousse d’ail et la feuille de laurier. Déposer les cuisses de lapin sur une assiette.

Dans la poêle, ajouter la crème à la moutarde au jus de cuisson en fouettant. Remettre les cuisses de lapin dans la sauce. Couvrir et porter à ébullition. Laisser mijoter pendant 15 minutes ou jusqu’à ce que la viande se détache facilement à la fourchette. Servir et déguster avec plaisir.

*Vous pouvez doubler la recette.
**Pour varier le goût, vous pouvez employer une moutarde de Dijon parfumée.

Et vous, cuisinez-vous souvent du lapin?

Des boutons de biscuits

Tout le mois de janvier aura été consacré aux biscuits… Une autre preuve que j’ai exagéré avec mes paniers gourmands de 2016. Cette dernière recette, je tenais absolument à l’essayer à cause du nom : boutons de culotte! Je savais que le nom interpellerait et ferait réagir les gens. Par contre, le goût ne plaira pas nécessairement à tout le monde vu la présence de fleur d’oranger.

J’ai pris cette recette chez Anne-Sophie, Fashion Cooking.

Boutons de culotte à la vanille
Boutons de culotte à la vanille
Pour 5 sachets d’environ 125 g

3 oeufs
1¼ tasse ou 250 g de sucre
1 ou 2 gousses de vanille*
½ cuillère à thé d’eau de fleur d’oranger**
1¾ tasse ou 250 g de farine

Dans le bol d’un robot sur socle, verser les oeufs et le sucre. Fouetter à haute vitesse pendant 10 minutes. Réduire la vitesse à moyenne intensité et fouetter pendant 10 minutes.

Couper la gousse de vanille en deux, gratter les grains et les ajouter au mélange d’oeufs avec l’eau de fleur d’oranger. Fouetter juste assez pour bien répartir la vanille dans le mélange. Tamiser 1½ tasse ou 200 g de farine au dessus du mélange d’oeufs. Incorporer à l’aide d’une spatule en soulevant la masse des côtés vers le centre comme pour des macarons. Si la pâte semble trop liquide, incorporer graduellement le restant de farine jusqu’à ce que la pâte soit assez dense pour être pochée.

Dans une poche à pâtisserie muni d’une douille lisse, verser la pâte. Préparer quatre ou cinq feuilles de papier parchemin de la taille de votre plaque de cuisson. Sur les papiers parchemin, dresser des biscuits d’environ 1,5 à 1,7 cm (⅝ de pouce) de diamètre en les espaçant de 1,5 cm (⅝ de pouce). Laisser sécher et croûter les biscuits pendant 8 heure, voire toute une nuit, ou jusqu’à ce que la surface soit totalement sèche.

Déposer la plaque de cuisson au four et le préchauffer le four à 160°C (325°F).

Quand le four est chaud, retirer la plaque de cuisson et faire glisser dessus une feuille recouverte de biscuits. Enfourner et cuire pendant 6 à 8 minutes : une collerette doit se former sous les biscuits, mais ces derniers doivent rester blancs. Quand les biscuits sont cuits retirer la feuille sur une surface lisse et résistante à la chaleur. Laisser tiédir pendant 10 minutes. Pendant que les biscuits tiédissent, préparer une autre fournée de biscuits et les cuire sans laisser la plaque tiédir. Déposer les biscuits dans un contenant qui ferme hermétiquement ou les emballer dans des sachets. Déguster avec gourmandise!

*Traditionnellement, on utilise de l’anis vert dans les boutons de culotte, mais le goût anisé ne plaît pas beaucoup dans mon entourage. Si vous voulez réaliser la recette avec de l’anis vert, il vous faudra 2 cuillères à thé ou 5 g. Moudre les graines pour obtenir une poudre la plus fine possible.
**La recette propose d’employer 1 cuillère à thé d’eau de fleur d’oranger. Libre à vous d’augmenter ou de diminuer la quantité de celle-ci.

Au fait, soyez patient au moment du dressage des biscuits : ça m’a pris 20 minutes!

Problème de photos…

Récemment, j’ai fait de très bonnes côtelettes de porc et après avoir en mangé la moitié, je me suis rendu compte que j’avais totalement oublié les photos… Un problème assez courant quand on a un blog. Après, il y a aussi l’inverse, où les photos sont ratées et on hésite à publier la recette. Aujourd’hui, les photos sont un peu un mélange des deux problèmes : je ne pensais pas autant aimer cette recette et j’ai fait les photos après le repas.

Je vous propose donc une recette de magret de canard rôti à la mangue. J’ai pris cette recette sur le site de L’épicerie.

Marget de canard rôti à la mangue
Marget de canard rôti à la mangue
Pour 2 personnes

1 magret de canard d’environ 300 g
½ mangue ou 100 g
2 échalotes
½ tasse ou 125 g de vin blanc
4 cuillères à thé ou 15 g de beurre
Sel et poivre

Préchauffer le four à 165°C (330°F).

Couper la mangue en dés et ciseler les échalotes.

Avec un couteau, quadriller la peau du magret de canard en évitant de toucher la chair. Déposer le magret, côté peau en-dessous, dans une poêle très chaude. Griller la peau pendant 3 minutes. Saler et poivrer la viande. Retourner le magret de canard pour saisir le côté chair pendant 1 à 2 minutes. Déposer le magret sur une plaque de cuisson en déposant le côté peau en dessous. Enfourner pendant 15 minutes. Sortir la viande du four et la laisser reposer pendant 5 minutes.

Préparer la sauce dans la poêle qui a servi à saisir la viande. Retirer le surplus de gras de canard et ajouter les échalotes. Lorsque les échalotes sont translucides, ajouter les dés de mangue. Poursuivre la cuisson jusqu’à ce que la mangue commence à dorer. Déglacer avec le vin blanc, puis laisser réduire jusqu’à ce que la sauce soit sirupeuse. Retirer la poêle du feu et ajouter le beurre, une cuillère à thé à la fois, en fouettant continuellement la sauce pour lui donner un côté velouté. Saler et poivrer au besoin.

Trancher le magret de canard et le servir nappé de sauce. Déguster sans attendre avec plaisir.

Presque au bout…

Il me reste encore deux recettes de biscuits issues de mes paniers gourmands à vous proposer… Ainsi que deux bûches, mais pour celles-ci, je ne sais pas si je vais oser vous les présenter dans les prochaines semaines.

Cette fois, je vous propose une recette de biscottis. Je me rends compte que je ne prépare des biscottis que pendant les fêtes. Pourtant, j’aime bien ces biscuits à croquer tel quel ou à tremper dans un verre de lait (de thé, de café…) et en prime, ils se conservent très bien. Je vous propose une recette de Ricardo (issu du magazine volume 12, numéro 3) dans laquelle j’ai ajouté des bleuets séchés. Au début, je pensais utiliser des cerises, mais je n’en ai pas trouvé. Je conserve cependant l’idée pour une prochaine fois.

Mini-biscottis aux bleuets et aux amandes
Mini-biscottis aux bleuets et aux amandes
Pour 48 biscuits

1½ tasse ou 210 g de farine
¾ de tasse ou 120 g de poudre d’amandes
½ cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
¼ cuillère à thé de sel
6 cuillères à soupe ou 82 g de beurre non salé, tempéré
1 tasse ou 200 g de sucre
Zeste de 1 orange (facultatif)
2 oeufs
1 cuillère à soupe d’amaretto ou de frangelico (facultatif)
¾ de tasse ou 105 g d’amandes entières
1 tasse ou 160 g de bleuets ou myrtilles séchés*

Préchauffer le four à 170°C (340°F). Tapisser une plaque de cuisson de papier parchemin.

Dans un bol, mélanger la farine, la poudre d’amandes, la poudre à pâte et le sel.

Dans un autre bol, fouetter le beurre avec le sucre et le zeste d’orange. Incorporer les oeufs un à la fois en mélangeant bien entre chaque ajout. Ajouter le mélange de farine et l’amaretto (ou le frangelico). Incorporer les amandes et les bleuets séchés.

Sur un plan de travail généreusement enfariné, diviser la pâte en quatre. Avec les mains, façonner quatre rouleaux d’environ 25 cm (10 pouces) de long. Déposer les rouleaux de pâte sur la plaque de cuisson en les espaçant. Enfourner et cuire pendant 30 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit légèrement dorée. Laisser tiédir pendant 10 minutes.

À l’aide d’un couteau dentelé, couper chaque rouleau en tranches de 2 cm (¾ de pouce) d’épaisseur. Déposer les biscuits sur une plaque de cuisson et enfourner de nouveau pendant 20 minutes ou jusqu’à ce que les biscottis soient dorés. À mi-cuisson, retourner les biscottis. Laisser refroidir. Conserver dans une boîte qui ferme hermétiquement**. Déguster avec gourmandise.

*Il est possible de remplacer les bleuets séchés, en partie ou en totalité, par d’autres fruits séchés (comme des cerises séchées) ou des fruits confits.
**Si les biscottis ramollissent, déposez-les sur une plaque de cuisson et enfournez-les dans un four préchauffer à 170°C pendant quelques minutes.

Et vous, quand préparez-vous des biscottis?

Mijote, mijotons, mijoteuse!

Depuis longtemps déjà, je cherchais une mijoteuse (ou slowcooker). Sur le marché suisse, ces appareils sont rarissimes, alors j’avais un peu abandonné l’idée. Puis un jour, j’ai vu une offre sur un site de confiance. J’ai hésité un peu, car la contenance n’était que de 3,5 litres. Cependant, le produit était de la marque Crock-pot : une compagnie bien connue outre Atlantique! Alors, j’ai commandé l’appareil et finalement, je suis plutôt satisfaite de cette achat. Bien sûr, j’aurais préféré pouvoir programmer le nombre d’heures de cuisson et que l’appareil tombe ensuite en mode réchaud automatiquement, mais bon, il faut faire avec ce qui est disponible sur le marché.

Le hasard a voulu que j’acquière cet appareil au moment où nous avons débuté les cours de natation avec Mini-nous. Est-ce que j’ai besoin de vous préciser que c’est agréable de revenir à la maison vers 11 h 45 et de ne pas avoir à s’inquiéter de vite préparer le dîner?

La recette que je vous propose est une jambalaya. Cette recette est tirée du livre La mijoteuse #2 de Ricardo. Oui, j’avais le livre avant d’avoir le mijoteuse…

Jambalaya à la mijoteuse
Jambalaya à la mijoteuse
Pour 8 personnes*

450 g de hauts de cuisses ou de poitrines de poulet désossés et sans la peau
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
1 oignon
4 gousses d’ail
1 cuillère à soupe de poudre de chili**
1 cuillère à thé de paprika
¼ de cuillère à thé de paprika fumé
340 g de saucisson à l’ail de type kielbasa ou de cervela
1 boîte de 398 ml ou de 400 g de tomates en dés
2 branches de céleri
1 poivron rouge
2 cuillères à thé de sauce tabasco
450 g de crevettes moyennes crues, décortiquées
3 tasses ou 450 g de riz étuvé cuit***
¼ de tasse ou 10 g de persil plat (facultatif)
Sel et poivre

Couper le saucisson en gros dés. Découper les morceaux de poulet en deux ou trois. Émincer l’oignon, hacher l’ail, tailler le céleri et le poivron en dés.

Dans une poêle, verser l’huile. Quand le corps gras est assez chaud, déposer les morceaux de poulet pour les faire dorer de chaque côté. Saler et poivrer. Ajouter l’oignon, l’ail, la poudre de chili et les paprikas. Poursuivre la cuisson pendant 2 minutes. Transvider le contenu de la poêle dans la mijoteuse.

Ajouter le saucisson, les tomates, le céleri, le poivron et la sauce tabasco. Couvrir la mijoteuse et cuire à basse température pendant 4 heures****.

Régler la mijoteuse sur haute température. Ajouter le riz et les crevettes. Mélanger, remettre le couvercle et poursuivre la cuisson pendant 10 minutes ou jusqu’à ce que les crevettes soient cuites.

Pendant les dernières minutes de cuisson, ciseler le persil. Au moment de servir, ajouter le persil. Saler et poivrer au besoin. Déguster avec plaisir.

*Cette recette est pour une mijoteuse d’une contenance de 5,5 à 6 litres. Si votre mijoteuse est plus petite (comme la mienne), diviser la recette en deux.
**Depuis quelques temps, on trouve deux types de poudre de chili. L’une est composée uniquement de piment broyé et l’autre est un mélange d’épices contenant principalement du piment (on parle aussi d’assaisonnement au chili). Pour la recette, il faut la seconde poudre de chili (ou l’assaisonnement). Si vous ne trouvez pas de poudre de chili de ce type, faites un mélange de poudre de chili, de poudre d’oignon, de poudre d’ail, de cumin et de coriandre moulue.
***Pour obtenir 3 tasses ou 450 g de riz étuvé cuit, il faut faire cuire ¾ de tasse ou 150 g de riz cru.
****Si besoin, à cette étape, vous pouvez laisser le plat sur mode réchaud pendant 8 heures.

Et vous, que pensez-vous des mijoteuses?