Catégorie : Viandes

Un petit tour sur le balcon

Pendant la semaine, j’ai préparé le jardin. J’ai vraiment l’impression de le faire tard cette année, d’un autre côté, les températures n’étaient pas des plus clémentes. Heureusement, le soleil revient et les chaudes température s’installent tranquillement. Ce midi, lorsque j’ai vu qu’il n’y avait pas de vent, j’ai saisi l’occasion pour dîner sur le balcon. Il faut bien en profiter : surtout que Mini-nous nous avait déjà demandé à quelques reprises de faire nos repas en plein air!

Aujourd’hui, je vous propose une repas qui me rappelle mon Québec : une poutine! Je trouve que c’est un plat assez difficile à reproduire à la maison : les sauces peuvent avoir des goûts très différents entre un style sauce brune, barbecue, hot chicken, etc. Après, il y a aussi le fromage en grains qui change de goût et un peu de texture selon la fromagerie qui le produit. D’un autre côté, trouver du fromage en grains à l’extérieur du Québec ressemble plutôt à une mission impossible. Cependant, j’ai trouvé un truc simple : il suffit d’utiliser un mélange de mozzarella fraîche et de cheddar. La poutine que je vous propose n’est pas la version classique, mais le goût de la sauce m’a fait penser à celle de la cantine de ma ville natale. Cette recette est tirée du magazine Ricardo volume 15, numéro 3.

Poutine sauce barbecue au boeuf
Poutine sauce barbecue au boeuf
Pour 2 personnes

Frites au four
500 g ou 3 tasses de pommes de terre
1 cuillère à soupe d’huile végétale

Sauce
½ oignon
1 gousse d’ail
225 g de boeuf haché
1 cuillère à soupe de beurre
2 cuillères à soupe ou 20 g de farine
½ cuillère à thé de paprika doux
1 tasse ou 250 g de bouillon de boeuf
2 cuillères à soupe de ketchup
½ cuillère à soupe de sauce Worcestershire
140 g de fromage en grains*
Sel et poivre

Frites au four
Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Laver les pommes de terre et les couper en quartier d’environ 1,5 cm (½ pouce) d’épaisseur. Déposer les quartiers de pommes de terre sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Verser l’huile et mélanger pour enrober chaque morceau de pommes de terre. Saler et poivrer. Enfourner et cuire pendant 45 minutes ou jusqu’à ce que les pommes de terre soient bien dorées.

Sauce
Pendant que les frites cuisent au four, préparer la sauce. Hacher finement l’oignon et l’ail.

Dans une poêle, faire fondre le beurre. Quand le beurre est chaud, faire revenir l’oignon, l’ail et le boeuf haché. Émietter bien la viande. Cuire le tout environ 10 minutes. Saler et poivrer. Saupoudrer la farine et le paprika. Cuire pendant 1 minute en mélangeant pour que la farine absorbe les corps gras contenu dans la poêle.

Ajouter le bouillon de boeuf, le ketchup et la sauce Worcestershire. Porter à ébullition et laisser mijoter pendant 2 minutes ou jusqu’à ce que la sauce ait épaissi. Rectifier l’assaisonnement au besoin.

Répartir les frites et le fromage dans deux bols. Napper généreusement de sauce et déguster avec plaisir.

*Pour remplacer le fromage en grains en Suisse, j’utilise de la mozzarella fraîche et du fromage cheddar. Je coupe en gros morceaux la mozzarella et je râpe le cheddar (ou je le coupe en petits dés). La combinaison de ces deux fromages se rapproche du goût et de la texture du fromage en grains.

Et vous, avez-vous déjà profité d’un repas à l’extérieur?

La morille et moi

En cherchant sur mon blog pour savoir s’il y avait déjà une recette d’escalopes avec une sauce aux morilles, j’ai remarqué que je n’avais jamais publié la recette qui m’a fait découvrir ce champignon. La première fois que j’ai goûté des morilles, c’était chez mes beaux-parents. Par contre, je ne me souviens pas si c’était pendant mon premier passage en Suisse ou après que j’ai emménagé sur le vieux continent. Le premier plat que j’ai dégusté en contenant était un filet de porc et vu le prix des morilles séchées, ça a aussi été le seul que je cuisinais. Après la curiosité m’a poussée à expérimenter d’autres recettes et j’avoue que je n’ai jamais été déçue par le goût des morilles. Par contre, je suis très pointilleuse sur la manière de les nettoyer. Les morilles sont toujours accompagnées de sable et elles peuvent cacher des cailloux : deux éléments qui sont désagréables sous la dent.

En attendant que je vous propose la recette qui m’a fait fondre pour les morilles, je vous propose une recette d’escalopes. Cette recette est tirée du site de Trois fois par jour.

Escalopes de veau sauce aux morilles, noisettes et citron
Escalopes de veau sauce aux morilles, noisettes et citron
Pour 4 personnes

400 g d’escalope de veau*
1 cuillère à soupe d’huile végétale
2 cuillères à soupe ou 30 g d’eau
3 échalotes
1 gousse d’ail
¼ de tasse ou 10 g de morilles séchées**
¾ de tasse ou 187 g de fond de veau ou de bouillon de boeuf
½ tasse ou 125 g de crème à cuisson ou de demi-crème
1 cuillère à soupe de jus de citron*** (facultatif)
¼ de tasse ou 40 g de noisettes
Persil frais, au goût
Zeste de citron, au goût
Sel et poivre

Déposer les morilles dans un verre et verser le fond de veau dessus. Déposer un objet plus lourd (par exemple, un autre verre) sur les morilles pour les maintenir submergées. Laisser tremper les morilles pendant un minimum de 30 minutes.

Ciseler les échalotes et hacher l’ail. Concasser les noisettes. Hacher le persil.

Déposer sur un contenant une passoire. Couvrir la passoire d’une étamine (coton à fromage) ou d’un mouchoir en tissu. Filtrer le mélange de fond et de morilles pour retirer le sable. Réserver le fond qui a servi à réhydrater les morilles. Couper les morilles en deux et les rincer sous un filet d’eau froide pour retirer le sable qui est à l’intérieur du champignon. Remettre les morilles dans le fond filtré.

Dans une poêle, verser l’huile et la chauffer. Quand le corps gras est bien chaud, cuire les escalopes environ 1 à 2 minutes par côté. Saler et poivrer. Retirer les escalopes de la poêle et les réserver sur une assiette.

Déglacer la poêle avec l’eau. Réduire le feu et faire revenir les échalotes avec l’ail. Cuire pendant 5 à 6 minutes. Ajouter le fond de veau et les morilles. Laisser le liquide réduire de moitié. Ajouter la crème et le jus de citron, puis poursuivre la cuisson pendant 2 à 3 minutes. Ajouter les noisettes, le zeste de citron et le persil. Saler et poivrer au goût. Remettre les escalopes dans la sauce pour les réchauffer. Servir et déguster avec plaisir.

*Vous pouvez réaliser la recette avec des escalopes de porc.
**Il est possible de remplacer les morilles séchées par d’autres champignons séchés de votre choix.
***Le jus de citron apporte une petite acidité, mais si vous prévoyez réchauffer la sauce, il est préférable de l’omettre : la crème va se séparer.

Et vous, comment avez-vous découvert les morilles?

Vendredi soir au ciné…

Il y avait un moment que nous n’étions pas allé au cinéma. Un concours de circonstances a fait que nous y sommes rendu vendredi soir. Je craignais un peu la foule : dans ma tête, il y a plus de monde le vendredi soir et comme c’était la première semaine à l’affiche de ce film, je m’attendais au pire. Et bien non, une soirée tranquille et un film qui nous a bien plu. Après le choix du film peut aussi expliquer qu’il n’y avait pas des masses de gens au cinéma, mais quand on connaît la version de 1995, difficile de résister. Est-ce que vous arrivez à deviner de quel film je parle?

Pour la recette d’aujourd’hui, je vous propose une tartare au saveur indienne. La recette que je vous propose est tirée du livre Tartare à la maison de Geneviève Everell. La prochaine fois que je vous propose du tartare, il faudrait qu’il soit préparé avec du poisson pour changer…

Tartare de boeuf à l'indienne
Tartare de boeuf à l’indienne
Pour 2 personnes

250 g de boeuf (une pièce de viande tendre)*
¼ de mangue**
½ cuillère à soupe d’oignon rouge finement émincé
1 jaune d’oeuf
½ cuillère à soupe de moutarde à l’ancienne
½ cuillère à thé de pâte de cari***
½ cuillère à thé de gingembre moulu
½ cuillère à thé d’huile d’olive
½ cuillère à thé de jus de citron
½ cuillère à thé de vinaigre balsamique
Quelques gouttes de sauce sriracha****
Sel et poivre

Couper la mangue en petits cubes.

Dans un bol, mélanger l’oignon, le jaune d’oeuf, la moutarde, la pâte de cari, le gingembre, l’huile d’olive, le jus de citron, le vinaigre balsamique et la sauce sriracha. Réserver au réfrigérateur.

Couper la viande en petits cubes (moins de 5 mm de côté). S’il fait chaud ou s’il vous faut du temps pour couper la viande, préparer un bol contenant des glaçons et déposer un second bol sur les glaçons. Déposer au fur et à mesure la viande découpée dans ce bain-marie glacé.

Ajouter le boeuf coupé à la préparation réservée au réfrigérateur et mélanger. Incorporer la mangue. Saler et poivrer au goût. Servir et déguster avec plaisir sur du pain grillé ou du pain naan chaud.

*Choisissez une pièce de viande tendre et sans nerfs comme un steak, de la bavette, de l’intérieur de ronde ou une viande à grillade.
**Si vous le désirez, vous pouvez remplacer la mangue par du poivron jaune cru. Moi, je préfère largement la mangue…
***Il existe plusieurs pâtes de cari. La recette recommande celle de Madras, mais optez pour celle que vous aimez ou que vous avez dans votre réfrigérateur.
****Il est possible de remplacer la sauce sriracha par une autre sauce de piment de votre choix.

Et vous, êtes-vous allés au cinéma dernièrement?

Il suffirait de 30 minutes…

Selon où vous habitez, vous avez subi le changement d’heure ou vous le vivrez dimanche prochain ou vous êtes de ceux qui habitent dans un pays qui ne joue pas avec l’heure. Cette année, je suis dans une période où la fatigue me domine, alors cette petite heure perdue m’agace un peu. De plus, je me suis mise à réfléchir sur le sujet : au printemps, nous avançons l’heure et à l’automne, nous la reculons. N’y a-t-il pas eu une petite erreur quelque part? Au moment de décider synchroniser les horloges du monde, nous n’aurions pas mieux fait d’ajuster le temps de 30 minutes? Il faudrait que 30 minutes de différence pour que nous n’ayons plus à jouer aux maîtres du temps deux fois par an.

Dans l’idée des 30 minutes, je vous propose une recette qui se réalise à peu près dans ce temps : un filet de porc aigre-doux aux pommes. J’ai pris cette recette dans le magazine Ricardo volume 15, numéro 3.

Filet de porc aigre-doux aux pommes
Filet de porc aigre-doux aux pommes
Pour 4 personnes

½ tasse ou 125 g de bouillon de poulet
½ tasse ou 135 g de gelée de pomme*
¼ de tasse ou 62 g de vinaigre de cidre
¼ de tasse ou 83 g de miel
2 cuillères à soupe de moutarde à l’ancienne
1 cuillère à soupe de fécule de maïs ou de maïzena
1 filet de porc d’environ 450 g**
2 cuillères à soupe de beurre
2 pommes***
Sel et poivre

Dans un bol, mélanger le bouillon de poulet, la gelée de pomme, le vinaigre, le miel, la moutarde et la fécule de maïs. Réserver.

Peler, épépiner et couper en 8 quartiers chaque pomme.

Dans une poêle, faire fondre le beurre. Quand le corps gras est assez chaud, y déposer le filet de porc et le dorer sur tous les côtés. Saler et poivrer. Ajouter les pommes et les cuire jusqu’à ce qu’elles commencent à colorer. Verser la préparation à base de bouillon et porter à ébullition.

Quand la sauce a épaissi, réduire le feu et cuire pendant 15 minutes ou jusqu’à ce que la viande soit cuite. Retourner à quelques reprises la viande dans la sauce pendant la cuisson.

Retirer le filet de porc de la sauce, détailler en médaillon et servir nappé de sauce avec les quartiers de pommes. Déguster avec plaisir.

*J’ai utilisé de la gelée de poire, le goût est peut-être un peu plus sucré que la gelée de pomme.
**Je trouve que cette quantité est suffisante pour 4 personnes, mais libre à vous d’augmenter cette quantité.
***Il faut choisir des pommes qui résistent à la cuisson : Cortland, Gala, etc.

Et vous, que pensez-vous du changement d’heure?

Entre froid et chaud…

Entre le début de la semaine et la fin de semaine, la météo s’est grandement améliorée. Nous avons eu droit à beaucoup de pluie qui se transformait en neige par intermittence. Alors que pour les derniers jours, nous avons eu droit à du soleil qui nous a permis de bien profiter de l’extérieur. Dans le coin, j’ai bonne espoir que le temps s’améliore et demeure. Par contre, je sais que ce n’est pas nécessairement le cas au Québec…

Alors avant qu’il ne fasse trop chaud pour vous en parler, je vous propose une recette de ragoût. Je me suis inspirée d’une recette de Ricardo issue de son magazine volume 13, numéro 3.

Ragoût de boeuf à la crème et aux petits pois
Ragoût de boeuf à la crème et aux petits pois
Pour 4 personnes

450 g de cubes de boeuf à ragoût
1 cuillère à soupe d’huile végétale
1 oignon
1 tasse ou 250 g de vin blanc
2 tasse ou 500 g de bouillon de boeuf
2 cuillères à soupe de moutarde à l’ancienne
½ cuillère à thé de romarin séché
1 cuillère à soupe de fécule de maïs ou de maïzena
1½ tasse ou 225 g de petits pois surgelés
3 cuillères à soupe ou 45 g de crème à cuisson
  ou de demi-crème
Sel et poivre

Hacher l’oignon.

Dans un chaudron, verser l’huile. Quand le corps gras est chaud, saisir les cubes de viande de tous les côtés : procéder en plusieurs fois si nécessaire. Saler et poivrer. Retirer les cubes de viande du chaudron et les réserver sur une assiette.

Ajouter l’oignon dans le chaudron et le cuire jusqu’à ce qu’il commence à dorer. Déglacer avec le vin et laisser réduire d’un tiers. Remettre la viande dans le chaudron et ajouter la moutarde à l’ancienne ainsi que le romarin. Verser le bouillon de boeuf. Porter à ébullition et baisser le feu. Laisser mijoter pendant 2 heures.

Délayer la fécule de maïs dans la crème.

Ajouter les petits pois et la préparation de crème dans le chaudron. Poursuivre la cuisson pendant 4 minutes. Rectifier l’assaisonnement et servir sans attendre. Déguster avec plaisir sur un lit de pâtes ou avec des pommes de terre.

Et vous, voyez-vous le printemps arriver?