Une souris dans ma cuisine

Les péripéties culinaires d’une Québécoise en Suisse

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Mots-clés: thym

Ce qu’on nomme à la grecque…

16 juin 2010 | Volailles

Qu’est-ce qu’un restaurant grec? Certains penseront peut-être au gyros et autres aux brochettes de poulet. Je dois reconnaître que la notion de cuisine grecque au Québec est peut-être déformée. Je ne crois pas que ce que nous appelons « restaurant grec » correspondent parfaitement à la cuisine de ce pays. Je pense que cette dénomination est apparue, car les propriétaires étaient Grecs.

Cependant, cette façon de parler définit un style de cuisine auquel correspond la recette que je vous propose. Cette recette est issue du site Les mille et uns délices de Lexibule.

Et pourquoi pas en brochette?
Poitrines de poulet grecques
Pour 3 personnes

300 g de poitrines de poulet désossées et sans peau
⅓ de tasse ou 80 g d’huile végétale*
1½ cuillère à soupe de sauce soja
1 cuillère à soupe de jus de citron
1 cuillère à soupe de bouillon de poulet en poudre
  ou concentré
½ cuillère à soupe de sauce worcestershire
½ cuillère à thé de thym séché
½ cuillère à thé d’ail en poudre
1 feuille de laurier
Poivre**

Dans un bol, mélanger l’huile, la sauce soja, le jus de citron, le bouillon de poulet, la sauce worcestershire, le thym, l’ail et la feuille de laurier. Poivrer les poitrines de poulet et les déposer dans la marinade. Couvrir et réfrigérer pendant 12 à 24 heures.

Préchauffer le four à 190°C (375°F).

Sur une plaque de cuisson légèrement huilée ou recouverte de papier d’aluminium, étaler les poitrines de poulet. Enfourner et cuire pendant 20 à 25 minutes. Servir et déguster.

*Si vous êtes pressés, omettez l’huile et faites mariner la viande pendant 30 minutes. Le goût sera moins prononcé, mais la sauce soja et le jus de citron parfumeront rapidement la viande.
**Il est également possible de saler la marinade. Personnellement, je ne mets pas de sel dans les marinades. Je préfère saler les viandes à la cuisson ou l’omettre totalement quand il y a de la sauce soja comme dans cette recette.

Et pour vous, quel plat évoque la Grèce?

Osez le rose…

19 mai 2010 | Viandes

Depuis aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours préféré la viande aux légumes, sauf pour la viande de porc. Omis le bacon et le jambon, je trouvais la viande de porc sèche. Il faut dire que chez mes parents, j’ai rarement vu du filet (filet mignon) de porc à table. Ma mère l’apprêtait en émincé avec une sauce aux champignons et aux oignons verts… Ce n’était pas vraiment un plat que j’appréciais et à l’époque, j’aurais été incapable de vous dire qu’il s’agissait de filet de porc. C’est beaucoup plus tard que j’ai découvert le filet de porc cuit en entier… Sans doute un essai de mon père sur le barbecue. Depuis, la cuisson de la viande est devenue problématique entre ma mère et moi : moi, je privilégie une cuisson rosée comme le conseil la Fédération des producteurs de porc du Québec et ma mère, elle préfère la viande bien cuite. Il faut dire qu’avec le porc la ligne est mince entre une viande rosée et bien cuite.

Avec le temps, j’ai réapprivoisé la viande de porc. Maintenant, certains plats que j’aimais plus ou moins sont devenus des petits plaisirs que j’aime retrouver à ma table. J’ai quand même un faible pour le filet de porc cuit en entier : il existe tellement de recettes et de manières différentes de l’apprêter que je ne risque pas de me lasser. Aujourd’hui, je vous propose une recette que j’ai trouvée sur le blog La casserole carrée de Vibi. La sauce est mon ajout personnel et elle est facultative. Cependant, c’est une très belle recette pour se gâter ou pour recevoir sans se compliquer la vie puisqu’elle se prépare facilement à l’avance.

Filet de porc croustillant aux pommes et sauce légère au porto
Filet de porc croustillant aux pommes
Pour 4 ou 5 personnes

Viande
1 filet de porc d’environ 450 g*
2 pommes**
¼ de tasse ou 40 g de raisins secs
1 cuillère à soupe de beurre
1½ cuillère à soupe de cassonade
¼ de tasse ou 60 g de porto
1 cuillère à thé de thym séché
7 à 8 tranches fines de prosciutto ou de jambon cru

Sauce
1 cuillère à soupe de sucre
1 cuillère à soupe de vinaigre balsamique***
¼ de tasse ou 60 g de porto
1¼ de tasse ou 375 g de bouillon de poulet
1 cuillère à thé de fécule de maïs ou de maïzena

Viande
Éplucher et détailler les pommes en petits cubes d’environ 5 mm (¼ de pouce) de côté. Réserver.

Dans une poêle, faire fondre le beurre et y faire revenir les cubes de pommes avec les raisins secs. Ajouter la cassonade et bien mélanger. Laisser cuire pendant 5 minutes en brassant fréquemment avant de déglacer avec le porto. Laisser réduire jusqu’à ce qu’il ne reste presque plus de liquide et retirer du feu. Ajouter le thym et laisser refroidir complètement.

Préchauffer le four à 190°C (375°F).

Déposer le filet de porc sur un plan de travail et ouvrir le filet en portefeuille : le couper également sur la longueur sans le détacher complètement. L’ouvrir comme un livre, répartir la farce aux pommes (réserver ce qu’il y a en trop pour la sauce) sur toute la longueur du filet. Refermer le filet en le roulant sur lui-même. Étaler les tranches de prosciutto une à côté de l’autre en les chevauchant légèrement. Déposer le filet de porc sur les tranches de jambon cru et enrouler les tranches de prosciutto sur le filet pour le recouvrir entièrement (à l’exception des extrémités). Ficeler le filet ou le refermer à l’aide de cure-dents****. Déposer le filet sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin et l’enfourner pendant 17 minutes.

Sauce
Dans une poêle, verser le sucre et le faire fondre. Quand le sucre commence à se colorer et a une belle couleur dorée, ajouter le vinaigre et brasser. Ajouter le porto et laisser réduire de moitié. Incorporer ensuite une tasse (ou 250 g) du bouillon de poulet ainsi que le restant de farce aux pommes et laisser réduire pendant environ 5 minutes.

Dans un bol, mélanger le restant du bouillon de poulet avec la fécule de maïs. Ajouter à la sauce et rectifier l’assaisonnement si nécessaire. Laisser mijoter jusqu’à ce que le filet de porc soit prêt à servir.

Quand le filet de porc est cuit, le sortir du four et le couvrir d’un papier d’aluminium. Laisser la viande reposer pendant 5 à 7 minutes. Trancher la viande et la servir avec la sauce au porto.

*Adapter la cuisson selon le poids de votre viande. Pour une cuisson rosée, comptez 17 minutes par livre de viande ou 18 minutes par 500 g.
**Choisissez des pommes qui supportent bien la cuisson comme la cortland ou la gala.
***Il est possible de remplacer le vinaigre balsamique par un vinaigre de vin rouge. Vous pouvez également utiliser un autre vinaigre, mais privilégiez un vinaigre qui a un bon goût.
****Si vous préparez la viande à l’avance, après que la viande soit enrobée de prosciutto, emballez-la dans une pellicule plastique et réserver-la au réfrigérateur. Au moment de la cuire, retirer la pellicule plastique et enfourner comme indiqué dans la recette.

Êtes-vous du style rosé ou blanc (bien cuit) avec le porc?

Un lapin, mais pas en chocolat…

31 mars 2010 | Viandes

Je ne sais plus quand j’ai goûté mon premier lapin. Je suis certaine que ce n’était pas quand j’habitais chez mes parents. Je me rappelle, cependant, que ma mère avait déjà préparé du lièvre en disant à mon frère que c’était du coq… Et oui, les expérimentations culinaires n’ont jamais été facile pour ma mère : mon frère et moi qui étions plus que difficile et pas pour les mêmes aliments pour compliquer les choses.

Bref, comment est atterri le lapin dans nos assiettes : je n’en ai aucune idée, mais j’aime bien cuisiner cette viande qui est très tendre. En plus, elle n’est pas difficile à préparer, il suffit de la saisir et de la laisser mijoter dans un liquide comme pour un ragoût. La recette la plus connue est sans doute le lapin à la moutarde, mais puisque c’est la saison des sucres au Québec, je préfère vous proposer une recette de lapin au sirop d’érable. Cette recette est tirée d’une des premières revues des Saisons de Clodine (aujourd’hui, l’émission s’appelle Tout simplement Clodine).

Une patte ou une cuisse de lapin?
Lapin à l’érable de Clodine
Pour 3 personnes

½ lapin, coupé en morceaux*
3 cuillères à soupe de farine
2 cuillères à soupe de beurre
1 cuillère à soupe d’huile végétale au choix
5 tranches de bacon ou de lard à griller**
2 échalotes
½ cuillère à thé d’ail en poudre
½ cuillère à thé de romarin séché
½ cuillère à thé de thym séché
1 feuille de laurier
2 tasses ou 500 g de bouillon de poulet
½ tasse ou 125 g de vin blanc
½ tasse ou 125 g de sirop d’érable ou de miel***
Sel et poivre

Dans un premier temps, couper le bacon en lardons et hacher les échalotes.

Dans un bol, déposer la farine et enfariner les morceaux de lapin.

Dans un grand chaudron, faire cuire doucement les morceaux de bacon. Quand les lardons sont cuits, retirer les morceaux de bacon du chaudron en laissant la matière grasse pour faire revenir la viande. Réserver les lardons.

Dans le même chaudron, ajouter l’huile et le beurre selon les besoins. Dans les corps gras bien chauds, faire dorer la viande sur toutes les faces. Saler et poivrer la viande pendant la cuisson. Quand la viande est dorée, retirer du chaudron et réserver. Déposer les échalotes dans le chaudron et les faire revenir. Remettre le lapin et les morceaux de bacon dans le chaudron, ajouter l’ail en poudre, le romarin, le thym, la feuille de laurier, le vin et le bouillon de poulet. Porter à ébullition, couvrir et laisser mijoter à feu doux pendant 1 heure à 1 heure et demi ou jusqu’à ce que la viande se détache facilement des os.

Retirer les morceaux de lapin du chaudron et les réserver au chaud en les couvrant d’un papier d’aluminium.

Ajouter le sirop d’érable au jus de cuisson et à feu élevé, faire réduire la préparation pour obtenir une sauce sirupeuse. Goûter et rectifier l’assaisonnement au besoin. Servir les morceaux de lapin nappés de sauce.

*Il est possible de réaliser la recette en utilisant un lapin entier sans modifier les proportions des autres ingrédients. En Suisse, je trouve facilement des demi-lapins découpés en morceaux. Si vous avez des difficultés à trouver du lapin ou du lapin découpé, pensez à contacter un boucher de votre région : il pourra vous en commander un et le découper pour vous.
**Il est possible de remplacer le bacon ou le lard à griller par un morceau de lard (environ 50 g) découpé en dés.
***Dans la recette originale, il utilisait ¾ de tasse (180 g) de sirop d’érable. Personnellement, je trouvais le plat un peu trop sucré, j’ai donc réduit la portion. Il est toujours possible de remplacer en partie ou en totalité le sirop d’érable par du miel ou de la mélasse.

En cette période des sucres, j’aimerais vraiment être au Québec pour me sucrer le bec dans une de ces jolies érablières. Pour les Européens, c’est le seul moment (pour la plupart des gens) et endroit (la cabane à sucre) dans l’année où l’on met du sirop d’érable partout. Sinon, est-ce que vous avez déjà mangé du lapin? Comment l’apprêtez-vous?

Des pépites…

28 octobre 2009 | Volailles

Je trouve le terme « pépites » assez amusant. Je dois avouer que je ne l’ai jamais vraiment utilisé pour définir ces bouchées de poulet : les croquettes. Quand on n’a pas envie de se creuser la tête, c’est le repas idéal : simple et rapide. En plus, cette version est une recette santé, du moins beaucoup plus que ce que vous retrouvez à l’épicerie au rayon des surgelés.

La recette que je vous propose cette fois a été dénichée sur le site de Recette du Québec.

Savoureuse et santé
Croquettes de poulet
Pour 3 personnes

300 g de poitrines de poulet
1 blanc d’oeuf
¾ tasse ou 90 g de chapelure *
½ cuillère à thé d’origan séché**
½ cuillère à thé de paprika
½ cuillère à thé de thym
½ cuillère à thé d’épices BBQ ou d’épices à poulet

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger la chapelure, l’origan, le thym, le paprika et les épices BBQ. Réserver.

Découper les poitrines de poulet en cubes. Dans un autre bol, déposer le blanc d’oeuf et en enrober les morceaux de poulet. Rouler ensuite les morceaux de poulet dans la chapelure et les déposer sur un plaque de cuisson.

Enfourner les croquettes pendant 20 à 30 minutes selon leur taille. Servir avec un peu de mayonnaise, de sauce tartare, d’une sauce au curry ou encore nature, au goût.

*Vous pouvez remplacer la chapelure en partie ou en totalité par des biscuits émiettés (biscuits « Breton », aux légumes, etc.).
**Vous pouvez varier les épices au gré de vos envies ou remplacer les épices par un mélange cajun, d’épices de Montréal, etc. Adapter la recette à votre goût, osez et soyez créatif.

Alors, comment allez-vous déguster ces pépites?

Tête à tête

11 octobre 2009 | Viandes

Je savais que ce tête à tête serait long, pénible, fatiguant et éreintant. Je l’ai retardé autant que possible. Des jours, des semaines et des mois sont passés. Je savais que plus j’attendais, plus ce serait ennuyant. Et voilà, je me suis enfin décidée : je me suis lancée dans le nettoyage de mon four!

Le four suisse (et européen) présente des avantages et des inconvénients comparativement à son cousin québécois (ou canadien et américain). Il est plus petit, donc moins de surface à nettoyer et aussi moins de place pour se retourner. L’élément du fond est caché, donc une surface de plus à nettoyer au lieu de glisser un papier d’aluminium qu’on retire quand il est trop sale. Le seul point commun des deux, c’est que le nettoyage est toujours aussi désagréable…

Après avoir fini cette tâche, il fallait bien que j’utilise mon four tout propre. J’ai fait un osso buco selon une recette de Ricardo. Je sais encore lui, mais avec ses recettes, on se trompe rarement. J’ai testé plusieurs de ses recettes et je n’en ai raté qu’une seule sur tout le lot. En plus, je suis sûre que c’est ma faute et non celle de la recette (rire).

Osso buco et brunoise de légumes
Osso buco selon Ricardo
Pour 3 personnes

3 tranches de jarret de veau (plus de 450 g)
3 cuillères à soupe de farine ou plus si nécessaire
2 échalotes ou 1 oignon*
1½ tasse ou 375 g de vin blanc
1½ tasse ou 375 g de sauce tomate**
1 courgette
2 ou 3 carottes
2 cuillères à soupe de pâte de tomate
1 tasse ou 250 g de bouillon de boeuf
2 feuilles de laurier
1 cuillère à thé de thym séché
Huile d’olive
Sel et poivre

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Couper en dès, les carottes, la courgette et les échalotes, réserver.

Dans un bol, mettre la farine et enfariner les jarrets de veau. Verser un peu d’huile dans un chaudron allant au four. Déposer les jarrets de veau et les faire dorer. Saler et poivrer. Quand les jarrets sont dorés sur les deux faces, les retirer du chaudron et les garder de côté. Essuyer le chaudron avec un papier absorbant, verser un peu d’huile et faire revenir les échalotes jusqu’à ce qu’ils soient transparents. Déglacer avec le vin. Ajouter la sauce tomate, la viande, la courgette, les carottes, la pâte de tomate, le bouillon de boeuf, les feuilles de laurier et le thym. Saler et poivrer.

Porter le tout à ébullition, couvrir et cuire 45 minutes. Après ce temps, réduire la température du four à 160°C (325°F) et poursuivre la cuisson 1 heure. Avant de servir, goûter et rectifier l’assaisonnement si nécessaire.

*Je vous propose souvent d’utiliser des échalotes, mais vous pouvez les remplacer par des oignons. Je ne suis pas encore une grande adepte des oignons (j’y travaille, avant je ne mangeais même pas d’échalote).
**Vous pouvez remplacer la sauce tomate par une boîte de tomates de 540 ml (19 oz ou d’environ 450 g).

Avant d’enfourner mon plat, j’ai quand même glissé une feuille d’aluminium dans le fond du four. Il n’y a pas eu de dégât, ouf! Je l’ai laissé en place, c’est drôle de voir la feuille voleter quand j’utilise la chaleur tournante. Et vous, comment nettoyez-vous votre four : avec l’auto-nettoyant de votre four, c’est quelqu’un autre qui s’en charge ou hélas vous devez le faire vous même?