Une souris dans ma cuisine

Les péripéties culinaires d’une Québécoise en Suisse

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Mots-clés: noix de Grenoble

C’est tout cru…

11 juillet 2010 | Desserts

Je ne sais pas si vous connaissez la cuisine du « cru ». Je ne parle pas de la cuisine de grand cru comme pour les vins ni comme la cuisine régionale. Je parle du « cru » dans le sens de « pas cuit ». Personnellement, je ne connaissais pas ce mouvement. Certes, je consomme souvent des crudités (particulièrement des carottes à fane et des carottes de jardin juste lavées, j’adore!) et plus occasionnellement de la viande ou du poisson, mais je n’aurais jamais songé à manger une tarte toute crue. Oui, toute crue qui l’eût cru!

J’ai trouvé cette recette sur le site de Jasmine. J’ai réduit les quantités et réalisé des tartelettes plutôt qu’une grande tarte. J’ai également remplacé une partie des pommes par de la fraises; j’ai conservé un peu de pomme, car j’avais peur que ma garniture devienne trop liquide (les fraises contiennent plus d’eau que les pommes). Je crois qu’on pourrait utiliser d’autres fruits : des poires, des pêches, etc. À vous de créer!

Tartelette fraîche et crue
Tartelettes toutes crues à la pomme et aux fraises
Pour 4-5 tartelettes

Croûte de noix
⅔ de tasse ou 70 g de pacanes ou de noix de pécan*
2½ cuillères à soupe ou 16 g de noix de Grenoble
2½ cuillères à soupe de pâte de dattes**

Garniture
1 pomme
1 tasse ou 120 g de fraises entières***
¼ de tasse ou 45 g de dattes fraîches
4 cuillères à thé ou 15 g de raisins secs

Croûte de noix
Déposer les pacanes (noix de pécan), les noix de Grenoble et la pâte de dattes dans le bol d’un robot culinaire. Mixer jusqu’à ce que la pâte s’amalgame et possède une texture granuleuse. Répartir le mélange dans les moules à tartelettes**** et presser la pâte pour façonner les croûtes en épousant la forme des moules. Réserver.

Garniture
Retirer le coeur de la pomme, l’éplucher et la couper en cubes. Ouvrir les dattes en deux et retirer le noyau. Laver les fraises, les équeuter et les couper en petits morceaux.

Dans le bol d’un robot culinaire, mixer la pomme, les dattes et les raisins secs. Le mélange doit être lisse et homogène. Ajouter un peu de fraises (environ 1 ou 2 cuillères à soupe) pour colorer la base de la garniture en rouge (facultatif). Rajouter encore des fraises si la garniture est trop épaisse et a de la difficulté à s’homogénéiser.

Retirer la garniture du robot et la mélanger avec les morceaux de fraises. Répartir cette préparation dans les tartelettes et réfrigérer jusqu’au moment de servir.

*Il est possible de remplacer les pacanes (noix de pécan) par des amandes ou des noisettes.
**Pour faire de la pâte de dattes, il faut 1 tasse ou 100 g de dattes fraîches. Remplir un chaudron d’eau et porter à ébullition. Plonger les dattes dans l’eau bouillante et cuire pendant 10 minutes. Égoutter et rincer les dattes sous l’eau froide. Peler les dattes et les dénoyauter. Dans un robot, mixer la chair de dattes avec ½ cuillère à soupe d’eau ou d’eau de fleur d’oranger jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène et « tartinable ». Ajouter un peu d’eau si nécessaire. Il est possible d’ajouter de la cannelle moulue (¼ de cuillère à thé) si désiré. Cette recette donne environ ⅓ de tasse ou 90 g de pâte de dattes. Conserver au réfrigérateur pendant 2 semaines. Cette recette vient du site Odeurs et saveurs.
***Si vous mesurez vos ingrédients avec un tasse, utiliser une tasse de fraises légèrement débordante (ou 1¼ tasse) ou ajouter des fraises au goût.
****Les tartelettes vont prendre l’humidité dans le réfrigérateur et elles seront difficiles à démouler. Privilégiez des moules individuels.

Avec la chaleur des derniers jours, une recette qui ne demande pas d’allumer le four ni les ronds du poêle n’est pas à négliger… Alors, qu’est-ce que vous préférez : la tarte cuite ou toute crue?

Mon robot et moi

23 décembre 2009 | Pain et viennoiserie

Depuis un certain temps, j’ai adopté un robot Kitchenaid. À ma grande surprise, je m’en sers très peu pour la pâtisserie. Je ne l’ai jamais utilié pour réaliser un gâteau, il faut dire que j’ai une sérieuse tendence à diviser et à subdiviser les recettes. Cependant, il participe grandement à la réalisation des macarons… et surtout à pétrir les pâtes à pain! Il y a encore quelques exceptions comme la pâte à pizza, mais pour les pâtes collantes : c’est un bonheur.

Vous pouvez comme moi, utiliser un robot avec un crochet ou une machine à pain pour réaliser cette recette, mais il est tout à fait possible de réaliser la pâte à la main. J’ai pris cette recette dans le très beau livre La cuisine campagne de Lilo de Linda du blog Cuisine campagne.

Une mie colorée
Pains vignerons selon Lilo
Pour 4 petites baguettes

3 tasses moins 2 cuillères à soupe ou 350 g de farine
⅔ de tasse ou 150 g d’eau tiède
½ tasse ou 100 g de vin rouge ou de porto*
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
1 cuillère à thé de sel
1¾ cuillère à thé ou 5 g de levure
¼ de tasse ou 50 g de noix (de Grenoble**) concassées

Dans un bol, mélanger la farine et le sel. Former un puit et verser l’eau, la levure, le vin et l’huile d’olive, mélanger. La pâte est très collante, la pétrir dans le bol pendant 10 à 15 minutes ou jusqu’à ce qu’elle devienne souple et lisse. Former une boule, couvrir d’un linge et laisser lever pendant 2 heures dans un endroit à l’abri des courants d’air.

Enfariner légèrement le plan de travail et étaler la pâte pour former un rectangle. Répartir les noix et replier la pâte sur elle-même pour emprisonner les noix. Séparer la pâte en 4 et les façonner en baguette. Déposer les baguettes sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Glisser des linges de cuisine roulés sur eux-mêmes sous le papier parchemin et entre les baguettes pour qu’elles ne s’étalent pas pendant la deuxième levée. Couvrir d’un linge et laisser lever pendant 1 heure.

Dans le four, déposer une plaque de cuisson et préchauffer le four à 240°C (450°F).

Quand le four est chaud, enfourner les baquettes et jeter ¼ de tasse ou 50 g d’eau sur la plaque de cuisson pour créer de la vapeur. Baisser la température du four à 220°C (425°F) et cuire pendant 20 minutes.

*Lorsque j’ai testé cette recette, j’ai manqué de vin rouge, alors j’ai mis du porto. La mie est un peu moins colorée, mais le pain est excellent et il se conserve très bien.
**Je ne sais plus comment qualifier ces noix : je les ai toujours appellé « noix de Grenoble », mais maintenant qu’il y a une AOC (Appellation d’origine contrôlée), je suis bien embêtée.

Et vous, comment réalisez-vous votre pain? Et pour les fêtes, quel type de pain trônera votre table?

Rustique mais bon

23 février 2009 | Desserts

Après une période où le chocolat a dominé nos assiettes, les desserts sans ce dernier sont les bienvenus. Les fruits me semblaient une bonne alternative pour « alléger » la fin des repas… ou pour bien commencer la journée.

Je vous propose un croustillant ou une sorte de crumble. C’est une recette que j’ai pris sur un autre site, il y a bien longtemps. Malheureusement, je n’ai pas retrouvé la référence, si vous la connaissez faites-moi signe pour que je rende à César ce qui est à César.

Poire et croustillant
Croustillant aux poires citronnées
Pour 6 à 8 personnes

1 (ou 2 boîtes)* de 398 ml ou de 460g de poires**
⅔ de tasse ou 75 g de noix de Grenoble hachées
2 cuillères à soupe ou 30 g de miel
1 cuillère à thé ou 5 g de jus de citron
1 citron pour le zeste
1 tasse ou 65 g de flocons de son (style céréales Bran Flakes ou DayVita)
1 tasse ou 100 g de flocons d’avoine
⅓ tasse ou 38 g de farine
⅓ tasse ou 50 g de cassonade ou de sucre brun
½ cuillère à thé de cannelle en poudre
⅓ tasse ou 80 g de beurre non salé

Préchauffer le four à 190°C (375°F).

Zester le citron et réserver. Couper les poires en cubes et les déposer dans un plat de cuisson allant au four. Mélanger le miel et le jus de citron avant de verser sur les poires. Saupoudrer les fruits avec la moitié des noix de Grenoble.

Dans un bol, mélanger le restant de noix de Grenoble, le zeste de citron, les flocons d’avoine, les flocons de son, la farine, le beurre, la cassonade, le beurre et la cannelle. Répartir le mélange uniformément sur les poires et presser légèrement.

Enfourner pendant 20 minutes. Servir tiède ou froid.

*J’utilise 1 boîte de poires, mais dans la recette originale, il en conseille deux (une boîte de poires et une de pêches).
**Il est possible de remplacer en partie ou en totalité les poires par des pêches, des fraises, des framboises, des cerises ou des bleuets. Vous pouvez également utiliser des poires bien mûres plutôt qu’en conserve.

C’est un dessert à l’aspect traditionnel, un vrai dessert de famille ou d’autrefois pour certain, mais les classiques sont indémodable et réconfortant. Qu’est-ce que vous en pensez?