Mot-clé : noix de Grenoble

Politique, religion et sport…

Je ne suis pas de très près la campagne électorale québécoise, mais certains propos vu ici et là m’hérisse profondément. Plutôt que de vous faire un billet d’humeur, je me suis souvenue des paroles d’un de mes professeurs d’histoire du secondaire : « Il y a trois sujets qu’il faut éviter en famille : la politique, la religion et le sport ». Pour lui, ces trois sujets devaient être tabous si l’on voulait éviter les chicanes particulièrement lors des rassemblements de famille.

Sur ces sages paroles, je vous propose une recette de biscuits; parce qu’il n’y a rien qui rassemble plus les gens que des biscuits aux pépites de chocolat. La recette que je vous propose est tirée de la revue « Cuisiner avec les Canadiens » saison 2011-2012.

Biscuits aux pépites de chocolat de Travis Moen
Biscuits aux pépites de chocolat de Travis Moen
Pour 30 biscuits

1 cuillère à thé de bicarbonate de soude ou de sodium
1 cuillère à thé d’eau chaude
1½ tasse ou 190 g de farine
1 cuillère à thé de sel
1 tasse ou 220 g de beurre non salé, tempéré
¾ de tasse ou 150 g de sucre
¾ de tasse ou 150 g de cassonade ou de sucre roux
2 oeufs
1 cuillère à thé d’extrait de vanille
2 tasses ou 250 g de flocons d’avoine
1 tasse ou 150 g de pacanes ou de noix de pécan
  ou de noix de Grenoble hachées
1¾ tasse ou 315 g de pépites de chocolat

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un petit bol, mélanger le bicarbonate de soude (ou de sodium) et l’eau chaude.

Dans un second bol, mélanger la farine, le sel et les flocons d’avoine.

Dans un troisième bol, fouetter le beurre avec le sucre et la cassonade (ou le sucre roux). Ajouter les oeufs, la vanille et le bicarbonate de soude. Bien mélanger avant d’incorporer la préparation de farine. Ajouter les pacanes (ou les noix de pécan ou de Grenoble) et les pépites de chocolat.

Prélever environ 2 cuillères à soupe de pâte par biscuits et les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin ou légèrement beurrée. Enfourner et cuire environ 13 minutes ou jusqu’à ce que les biscuits soient bien dorés. Laisser tiédir les biscuits sur la plaque de cuisson avant de les déplacer sur une grille. Laisser refroidir. Répéter l’opération avec le restant de pâte.

Et vous, quels sont vos sujets tabous?

Enrichir…

Récemment, j’ai consulté mon index par catégorie et j’ai été surprise de constater qu’il y avait aussi peu de recettes dans la section pain et viennoiserie. Étonnant, quand on sait que je cuisinais un pain à toutes les semaines… Ce temps est un peu révolu, mais j’espère bien reprendre cette habitude.

Question d’étoffer un peu cette section, je vous propose une viennoiserie : des escargots. Cette recette est tirée du livre Pâtisserie! L’ultime référence de Christophe Felder.

Escargots aux raisins et aux noix
Escargots aux raisins et aux noix
Pour 12 à 15 pains

Pâte
1½ tasse ou 187 g de farine
1 cuillère à soupe ou 12 g de sucre
1 cuillère à thé ou 4 g de sel
3¼ cuillères à thé ou 7 g de lait en poudre
2 cuillères à thé ou 6 g de levure sèche*
½ oeuf ou 1 petit oeuf
¼ de tasse ou 57 g d’eau
⅔ de tasse ou 145 g de beurre non salé, tempéré

Crème pâtissière**
1 tasse ou 250 g de lait
1 cuillère à thé de beurre non salé
½ gousse de vanille ou 1 cuillère à thé d’extrait de vanille
2 jaunes d’oeufs
¼ de tasse ou 50 g de sucre
8 cuillères à thé ou 20 g de fécule de maïs (maïzena)
1 cuillère à soupe de farine

Garniture
½ tasse et 1 cuillère à soupe ou 100 g de raisins secs***
6 cuillères à soupe ou 50 g de noix de Grenoble concassées****

Dorure et finition
¼ tasse ou 50 g de sucre
3 cuillères à soupe et 1 cuillère à thé ou 50 g d’eau
1 cuillère à soupe d’eau de fleur d’oranger
1 oeuf
1 jaune d’oeuf

Pâte
Dans un bol, verser la farine, le sucre, le sel, le lait en poudre et la levure. Ajouter l’oeuf et l’eau. Avec les mains, mélanger les ingrédients. Quand la pâte est homogène, ajouter 1½ cuillère à soupe ou 20 g de beurre (réserver le reste de beurre au frais). Toujours à la main, malaxer la pâte jusqu’à ce que la pâte soit homogène. Envelopper la pâte d’une pellicule plastique et réfrigérer la pâte pendant 90 minutes.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte pour former un rectangle plus long que large d’environ 6 mm (¼ de pouce) d’épaisseur. Déposer le beurre refroidi entre deux morceaux de pellicule plastique et l’étaler pour qu’il puisse recouvrir la moitié de la pâte. Déposer le beurre sur la moitié inférieure de la pâte. Recouvrir le beurre avec la partie supérieure de la pâte; le beurre doit être totalement enveloppé par la pâte. Tourner la pâte d’un quart de tour. Dans le sens de la longueur, étaler la pâte sur une épaisseur de 6 à 7 mm (¼ de pouce). Replier la partie inférieure de la pâte au deux tiers de la longueur de la pâte. Replier la partie supérieur pour qu’elle touche la partie précédemment pliée. Plier le rectangle obtenu en deux sur lui-même pour arriver à quatre couches de pâte qui se superposent. Envelopper la pâte dans une pellicule plastique et la réfrigérer pendant 35 minutes.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser de nouveau la pâte sur une épaisseur de 6 à 7 mm (¼ de pouce). Plier un tiers de la pâte, puis l’autre tiers pour obtenir trois couches de pâte superposées. Emballer la pâte dans une pellicule plastique et laisser reposer au réfrigérateur pendant 1 heure.

Crème pâtissière
Dans un chaudron, verser le lait et le beurre. Ajouter la demie gousse de vanille fendue en deux ainsi que les grains de vanille grattés ou l’extrait de vanille. Faire chauffer le mélange.

Dans un bol, fouetter les jaunes d’oeufs avec le sucre. Quand le mélange a pâli, incorporer la fécule de maïs (maïzena) et la farine. Retirer la gousse de vanille du lait. Verser le liquide chaud sur la préparation de jaunes d’oeufs et de sucre en fouettant constamment. Remettre le mélange dans le chaudron et chauffer à feu moyen en brassant sans arrêt jusqu’à ce que la crème épaississe. Verser la crème dans un bol, couvrir de film plastique et réserver au réfrigérateur.

Montage
Toujours sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte sur une épaisseur de 4 mm (⅛ de pouce). Verser la crème pâtissière sur la pâte et l’étaler uniformément en laissant sur une des longueurs un espace de 1,5 cm (⅝ de pouce) sans crème. Mélanger les raisins et les noix, puis saupoudrer sur la crème. Avec les mains ou un rouleau à pâtisserie, appuyer sur les fruits pour les enfoncer légèrement dans la crème. Badigeonner l’espace sans garniture d’un peu d’eau. Rouler la pâte sur elle-même en commençant par le côté opposé à celui qui vient d’être humidifié. Rouler en serrant le plus possible la pâte et terminer en roulant sur la partie humidifiée pour le sceller. Déposer le rouleau de pâte sur une planche à découper et réserver pendant 30 minutes au congélateur.

Quand la pâte a légèrement durci, la couper en rondelle d’environ 2 cm (¾ de pouce) de large. Déposer les rondelles de pâte sur une (ou plusieurs) plaque de cuisson recouverte de papier parchemin en les espaçant bien. Couvrir lâchement d’une pellicule plastique et laisser lever pendant 2 heures 30 à température ambiante.

Pendant que les viennoiseries lèvent, préparer le sirop. Verser le sucre et l’eau dans un chaudron. Porter à ébullition. Dans que la préparation boue, retirer le chaudron du feu et laisser tiédir. Ajouter l’eau de fleur d’oranger et réserver.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un petit bol, fouetter le jaune d’oeuf et l’oeuf jusqu’à ce que le mélange soit homogène.

Retirer la pellicule plastique des escargots. S’ils se sont légèrement déroulés en levant, glisser l’extrémité sous la viennoiserie. Badigeonner les escargots avec la préparation d’oeufs et enfourner. Cuire pendant 12 à 15 minutes ou jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés. À la sortie du four, badigeonner de sirop les escargots. Laisser tiédir avant de déguster.

*Il est possible d’utiliser de la levure fraîche. Dans ce cas, il faut 2½ cuillères à thé ou 12 g de levure fraîche.
**Il y aura un peu trop de crème pâtissière. Réserver le surplus pour réaliser des tartelettes ou des verrines.
***Si vous le désirez, utilisez un mélange de différents types de raisins secs.
****Il est possible de remplacer les noix et les raisins secs selon les envies : canneberges séchées, bleuets, noisettes, amandes, pépites de chocolat, etc.

Et vous, boulangez-vous régulièrement?

Constatation et souvenir

Dernièrement, j’ai eu envie de biscuits aux flocons d’avoine. En regardant mon index des recettes, j’ai été surprise de constater qu’il n’y avait aucun biscuit de ce genre sur mon site. Sachez que j’adore tout les desserts qui contiennent des flocons d’avoine… il y a juste le gruau qui fait exception à la règle, mais je ne perds pas espoir de trouver une recette qui me plaise.

Quand mon envie de biscuits aux flocons d’avoine a surgit, je ne me suis pas mise directement au fourneau et en laissant en attente cette idée, un souvenir gourmand a refait surface. Je me suis rappelée de biscuits à l’avoine qui étaient denses et qui restaient presque blanc malgré la cuisson. C’était chez une amie que j’avais dégusté ces galettes totalement addictives. Malheureusement, ceci remonte à plusieurs années et à l’époque, je n’avais point songé à réclamer la recette. D’un autre côté, je me demande si ma mère n’avait pas une recette similaire. Il faudra sans doute que je lui demande… c’est temps-ci je n’arrête pas de lui demander ses recettes.

Bref pour essayer de retrouver ce goût, j’ai effectué une recherche sur la toile et malheureusement pour moi, je n’ai pas retrouvé l’ombre des biscuits que j’avais en tête. Pour me consoler, j’ai opté pour une recette de Louise, Le Sacristain, qui n’en fût pas moins délicieuse.

Biscuits au gruau
Biscuits aux flocons d’avoine
Pour 20 biscuits

½ tasse ou 110 g de beurre non salé à température ambiante
½ tasse ou 100 g de cassonade ou de sucre roux
¼ de tasse ou 50 g de sucre
1 oeuf
1 cuillère à thé d’extrait de vanille
⅔ de tasse et moins 2 cuillères à thé ou 75 g de farine
¼ de cuillère à thé de bicarbonate de soude ou de sodium
½ cuillère à thé de cannelle moulue
½ cuillère à thé de sel
1½ tasse ou 150 g de flocons d’avoine
½ tasse ou 90 g de raisins secs ou de noix de Grenoble*
  (facultatif)

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger la farine, le bicarbonate de soude (ou de sodium), la cannelle, le sel et les flocons d’avoine. Réserver.

Dans un second bol, fouetter le beurre avec la cassonade et le sucre. Battre jusqu’à ce que la préparation ait une texture crémeuse. Ajouter l’oeuf et l’extrait de vanille, mélanger jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Incorporer la préparation de farine. Ajouter les raisins secs ou les noix et mélanger pour bien les répartir dans la pâte.

Prélever environ 2 cuillères à soupe de pâte par biscuits et les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin ou légèrement beurrée. Enfourner et cuire environ 10 à 14 minutes ou jusqu’à ce que les biscuits soient légèrement dorés.

*Il est possible de remplacer les raisins secs ou les noix par des pépites de chocolat ou d’autres fruits secs. À vous de voir.

Et vous, est-ce que voyez de quel type de biscuits aux flocons d’avoine que je parle? Est-ce que vous avez une recette à me suggérer?

Demi-recette…

Il m’arrive souvent de faire des demi-recettes : soit pour m’adapter à la quantité de viande que nous consommons, soit pour avoir une portion raisonnable de dessert et les renouveler plus rapidement. Cependant depuis quelques temps, j’ai une autre manière de faire les demi-recettes : je ne fait qu’une partie des étapes.

C’est ce qui est arrivé avec la recette que je vous propose aujourd’hui. À l’origine, il s’agit de plat de pâtes avec du boeuf braisé. J’ai fait le braisé de boeuf puis je l’ai servi tel quel : pas de pappardelle, pas de roquette, pas de fromage et pas de beurre pour allonger la sauce. Cette recette est tirée du magazine Ricardo volume 10, numéro 8.

Boeuf au porto
Boeuf braisé au porto
Pour 4 personnes

454 g de palette de boeuf sans os
2 cuillères à soupe ou 28 g de beurre
1 oignon
1 tasse ou 250 g de porto
2 tasses ou 500 g de bouillon de boeuf
3 dattes séchées, dénoyautées
3 cuillères à soupe ou 20 g de noix de Grenoble concassées
Sel et poivre

Hacher l’oignon. Couper en petits dés les dattes. Réserver.

Découper la viande en petits cubes de moins de 2 cm (¾ de pouce) de côté.

Dans un chaudron, faire fondre le beurre. Quand le beurre est bien chaud faire dorer la viande de tous les côtés. Saler et poivrer. Quand la viande est colorée, la réserver sur une assiette.

Dans le même chaudron, faire revenir l’oignon. Au besoin, ajouter du beurre. Quand l’oignon commence à dorer, remettre la viande dans le chaudron et ajouter le porto. Porter à ébullition et laisser mijoter à feu doux pendant 5 minutes.

Ajouter le bouillon de boeuf et les dattes, puis porter de nouveau à ébullition. Couvrir et laisser mijoter à feu doux pendant 1 h 30 ou jusqu’à ce que la viande soit tendre. Saler et poivrer au goût. Au moment de servir, ajouter les noix de Grenoble sur la viande. Servir accompagné de pâtes ou d’une purée de pommes de terre.

Et vous, est-ce que vous faites souvent des demi-recettes?

Il faut bien un commencement…

Après le desserts et le plat principal, il fallait bien que je vous propose une mise en bouche. Dans l’élaboration d’un menu, c’est toujours les bouchées et l’entrée qui me posent le plus de problème : je ne sais jamais quoi faire! C’est pourquoi, j’ai pris l’habitude de faire l’un ou l’autre. De cette manière, je n’ai qu’à trouver une idée plutôt que deux. N’empêche, mes méninges n’ont pas été de la plus grande efficacité… C’est en m’obligeant à réaliser un repas de petites bouchées que j’ai trouvé la solution.

La solution était pourtant simple puisqu’il s’agit d’une bouchée que j’aime bien et qui peut être apprêtée de multiples façons. Je vous présente donc ma recette de petits choux aux noix et à la ciboulette. Ils peuvent être servi nature, avec une trempette, garni d’une mousse de poisson ou de foie gras, farci d’une préparation de viande, etc. Bref, une recette à décliner selon nos envies… et le temps à votre disposition.

Petits choux salés
Petits choux salés aux noix et à la ciboulette
Pour 24 bouchées

¼ de tasse ou 60 g de lait
¼ de tasse ou 60 g d’eau
3½ cuillères à soupe ou 50 g de beurre salé
⅔ de tasse ou 80 g de farine
2 oeufs
6 cuillères à soupe ou 50 g de noix de Grenoble concassées*
2 cuillères à soupe de ciboulette fraîche ciselée**
Sel et poivre

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Dans un chaudron, verser le lait, l’eau et le beurre. Saler et poivrer. Faire chauffer le mélange jusqu’à ce que le beurre soit fondu. Ajouter d’un coup la farine. Poursuivre la cuisson, en brassant continuellement, jusqu’à ce la pâte se détache des parois de la casserole. Verser la pâte dans un bol et laisser tiédir 10 minutes.

Incorporer les oeufs, un à la fois en mélangeant bien entre chaque addition. Ajouter les noix et la ciboulette.

Sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin, dresser les choux à l’aide d’une poche à pâtisserie ou en utilisant une cuillère à soupe. Espacer bien les choux, d’environ 5 cm (2 pouces). Enfourner et cuire pendant 20 minutes ou jusqu’à ce que les choux soient bien colorés***. Déguster chaud, tiède ou froid, garni ou pas.

*Il est possible de remplacer les noix de Grenoble par d’autre noix, des fruits séchés (abricots, figues, etc.), des tomates séchés, etc.
**Remplacer la ciboulette par une autre herbe : du basilic, du romarin, etc. Au besoin, réduisez la quantité selon l’herbe.
***Si vous constatez que vos choux sont un peu mous après avoir tiédis, il suffit de les remettre au four quelques minutes pour compléter leur cuisson et les rendre plus secs.

Et vous, quelle partie dans l’élaboration d’un menu vous cause le plus de soucis?