Une souris dans ma cuisine

Les péripéties culinaires d’une Québécoise en Suisse

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Mots-clés: lime

Désertion…

18 juillet 2010 | Viandes

Cette semaine, je me suis tenue loin de la cuisine. Finalement, je n’ai pas joué de créativité. Il faut dire que j’ai eu un peu d’aide : repas chez la famille, au restaurant et pique-nique. Je n’ai même pas fait de dessert ni de sucrerie. Bref, des vacances… peut-être.

En attendant que je me remettre plus activement au fourneau, voici une recette de côtés levées. J’ai trouvé cette recette chez Les gourmandises d’Isa. La photo de ses côtes levées est trop alléchante.

À grignoter avec plaisir
Côtes levées à la bière et au sirop d’érable
Pour 3 personnes

600 à 700 g (1,5 lb) de côtes levées
⅔ de tasse ou 165 g de bière blonde*
½ tasse ou 125 g de ketchup
¼ de tasse ou 60 g de jus d’orange
Le jus d’une lime (citron vert)
2 cuillères à soupe de sauce soja
½ cuillère à thé de gingembre moulue
1 cuillère à soupe de poudre d’oignon ou de flocons d’oignons
¼ de tasse ou 60 g de sirop d’érable**
2 cuillères à soupe de ciboulette fraîches (facultatif)
Poivre
Tabasco au goût

Déposer les côtes levées dans un grand chaudron et couvrir d’eau froide. Porter à ébullition. Écumer la mousse grisâtre. Couvrir et laisser mijoter pendant 45 minutes.

Pendant ce temps, préparer la marinade. Dans un autre chaudron, verser la bière, le ketchup, le jus d’orange, le jus de la lime, la sauce soja, le gingembre moulu, la poudre d’oignon, le poivre et le tabasco. Porter ce mélange à ébullition et laisser mijoter pendant 7 minutes à feu doux. Ajouter le sirop d’érable et la ciboulette et poursuivre la cuisson pendant 7 à 10 minutes. Retirer du feu et laisser tiédir.

Lorsque les côtes levées ont fini de bouillir, les égoutter et les déposer dans un grand plat ou un sac de congélation. Verser la marinade, couvrir, réfrigérer et laisser macérer pendant 4 heures au minimum.

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Sur une plaque de cuisson couverte de papier d’aluminium, déposer les côtes levées et les badigeonner avec la marinade. Enfourner pendant 10 minutes. Badigeonner la viande avec le restant de marinade. Laisser cuire encore 10 minutes et badigeonner la viande de nouveau. Laisser cuire une dernière fois pendant 10 minutes. Pendant les 10 dernières minutes de cuisson, baisser la température du four à 190°C (375°F) si la marinade semble sur le point de brûler (si elle est très noire et qu’elle ne bouillonne plus). Servir et déguster.

*Dans la recette originale, Isabelle utilise de la bière d’épinette… Est-ce possible d’en trouver à l’extérieur du Québec? Bref, je l’ai remplacé par de la bière blonde. Une bière rousse serait également un bon choix à mon avis. Sachez que la bière d’épinette est une boisson pétillante au goût de sapin qui, contrairement à ce que son nom laisse croire, ne contient pas d’alcool. Plus d’information ici.
**Comme toujours, il est possible de remplacer le sirop d’érable par du miel ou de la mélasse. Cependant, le goût sera différent.

Alors pendant les vacances, est-ce que vous faites une pause culinaire?

Le thé…

20 janvier 2010 | Biscuits et gâteaux

C’est mon chéri qui m’a fait découvrir le thé. Le premier thé que j’ai bu, en ajoutant beaucoup de sucre, était un thé à l’orange. J’aime bien ce parfum quand il fait un froid de canard à l’extérieur (Au Québec, le froid de canard, pas vraiment en Suisse!). Puis, occasionnellement, j’ai pris du thé noir… encore avec du sucre. Dire que maintenant, je n’en ajoute plus dans les thés… du moins dans ceux que je connais. Mais mon thé favori est le thé au jasmin : dans les restaurants asiatiques, si le thé est servi en théière, je peux prendre facilement cinq tasses si je ne me surveille pas. C’est le thé parfait selon moi. Cependant, j’en consomme rarement; je crois qu’il me faut une certaine atmosphère et surtout, un chiffre en négatif sur le thermomètre!

Tout cela pour vous parler du thé matcha. Ce thé dont les feuilles sont dépouillées de leurs nervures et ensuite broyées à la meule. Il est aussi devenu un ingrédient en pâtisserie à laquelle il donne une jolie couleur verte. Depuis un bon moment, j’avais envie de cuisiner le thé matcha, mais je me méfiais de ce thé… J’ai souvent lu que c’était un thé amer. Pour me lancer, j’ai réalisé des madeleines. Moi, j’ai beaucoup aimé mais pas mon chéri. Les parfums sont délicats et subtils.

La recette que je vous présente provient du site de Mercotte. Et oui, elle n’est pas uniquement une référence pour les macarons.

****
Madeleines au matcha de Mercotte
Pour 20 madeleines selon votre moule

3 oeufs
1 tasse ou 120 g de farine
2 cuillères à thé ou 8 g de poudre à pâte ou levure chimique
2 cuillères à soupe ou 12 g de thé matcha
½ tasse et 2 cuillères à thé ou 120 g de beurre salé
⅔ de tasse moins 1 cuillère à soupe ou 120 g de sucre
  de canne ou de cassonade non tassée
¼ de tasse ou 60 g de jus de sudachi ou de lime*

Préchauffer le four à 240°C (475°F).

Dans un chaudron, déposer le beurre et le faire fondre à feux doux. Une fois fondu, réserver.

Dans un bol, mélanger la farine, la poudre à pâte et le thé matcha. Fouetter légèrement les oeufs avant de les incorporer au mélange de farine. Verser le beurre et fouetter vivement la pâte. Ajouter le jus d’agrume pour terminer.

Beurrer et enfariner les moules à madeleine si nécessaire. Remplir les alvéoles au trois quarts et enfourner pendant 4 minutes. Après ce temps, diminuer la température du four à 180°C (350°F) et prolonger la cuisson de 4 minutes. Démouler et servir chaud, tiède ou froid selon l’envie.

*Selon Mercotte, le jus de sudachi est un jus d’agrume que l’on trouve au Japon. Au même titre que le jus de yuzu (un autre agrume qu’on retrouve au Japon), on peut se procurer ce jus dans les épiceries asiatiques. Personnellement, je n’ai pas encore trouvé de jus de yuzu ni de sudachi. Pour la recette, j’ai utilisé du jus de lime (citron vert), mais vous pouvez prendre le jus un autre agrume (pamplemousse, orange, clémentine, etc.).

Et vous, quel est votre thé favori?

Quand lime-coco devient orange-chocolat

2 mai 2009 | Desserts

Il y a une multitude de jeux, de concours sur les blogs culinaires. Il y en a plusieurs que je regarde simplement défiler sans me poser de question en me disant que ça ne m’inspire pas ou que je n’ai pas le temps. Seulement, il y en a qui s’incruste dans mon subconscient. C’est le cas du Muffin Monday #14 organiser par Annellenor de Passion gourmandise. Pour cette édition, elle a choisi de mettre en vedette le lait de coco. Personnellement, ce n’est pas un ingrédient que j’apprécie; je réduis toujours sa quantité dans les recettes ou je le remplace tout simplement. Alors, je me suis dit que ce n’était pas cette fois que j’allais participer. Cependant, ce genre de concours m’oblige à être créative, à essayer de nouvelle chose, à créer mes propres recettes.

L’idée du lait de coco m’a turlupiné pendant plusieurs jours : j’associerais bien pour les muffins le lait de coco avec de la lime, du curry, de l’ananas, du poulet… Je trouvais que mes idées ne s’éloignaient pas assez de l’exemple donné par le site d’Annellenor. De plus, si je mettais tout ce qui me passait par la tête, je serais la seule à les manger. J’ai décidé de me limiter au lait de coco et à la lime. Je voulais un goût fort, présent et acidulé de la lime, mais il en est allé autrement…

Je commence ma recette, je mélange le tous, j’arrive pour ajouter du citron confit… Oups, j’ai seulement de l’orange confite ou un assemblage de divers fruits confits. Tant pis, ce sera lait de coco, lime et orange confit. Hélas, je ne me méfiais pas assez. Je commence à répartir ma préparation dans les moules : j’ai déjà quatre moules de plein et il me reste autant de préparation. J’ai un petit doute : sachant que mon mari n’est pas fan des muffins ni des flocons d’avoine, autant l’allécher en ajoutant des morceaux de chocolat.

Arrive enfin le moment d’y goûter… À ma grande surprise, l’orange confite à donner beaucoup de parfum aux muffins. Le lait de coco est absent en terme de goût et pour la lime, il faut être très attentif pour la sentir sur la langue ou tomber sur un zeste. Bilan des courses : il faudrait soit omettre le lait de coco en le remplaçant par du jus de lime et en mettant des citrons confits pour avoir un goût acidulé et « limé » ou omettre le jus de lime et augmenter la quantité de lait de coco. Sinon, le plus simple est de supprimer le lait de coco et les limes en les remplaçant par du jus d’orange, ce qui ne répond pas au critère du concours…

Voici donc la recette telle que je l’ai faite, mais je crois qu’elle vous offre beaucoup de possibilité.

Croquez
Muffins à l’orange confite et chocolat
Pour 8 muffins

1 tasse ou 120 g de farine
½ tasse ou 45 g de flocons d’avoine (de gruau)
½ tasse ou 75 g de cassonade
½ tasse ou 100 g d’orange confite* en cubes
¼ de tasse ou 25 g de chocolat haché ou plus au goût
¼ de tasse ou 50 g de beurre fondu
¼ de tasse ou 60 g de lait de coco**
2 limes***
1 oeuf
1 cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
¼ de cuillère à thé de bicarbonate de soude (ou de bicarbonate de sodium)
1 pincée de sel

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger la farine, les flocons d’avoine, la poudre à pâte, le bicarbonate de soude et le sel, réserver.

Prélever le zeste des limes et extraire le jus des fruits. Ajouter les zestes au mélange de farine.

Dans un autre bol, fouetter le beurre fondu avec la cassonade et l’oeuf. Ajouter le lait de coco et le jus des limes. Verser sur le mélange de farine juste pour l’humecter. Ne pas brasser plus que nécessaire la pâte pour que les muffins restent le plus tendre possible.

Incorporer à la pâte les cubes d’orange confite et les morceaux de chocolat.

Déposer des caissettes de papier dans les alvéoles du moule à muffin. Répartir la pâte et enfourner pendant 20 à 25 minutes.

*Vous pouvez remplacer les oranges confites par d’autres fruits confits ou par des fruits secs ou encore par des noix, c’est à votre goût.
**Si vous n’aimez pas le lait de coco ou si vous n’en avez pas sous la main, remplacez-le pas du lait ou du jus d’orange.
***Il est possible d’omettre le zeste et le jus des limes. Remplacez-les par ¼ de tasse ou 50 g de jus d’orange ou augmenter la quantité de lait de coco à ½ tasse ou 125 g.

Cette expérience m’a quand même permis de trouver les bonnes proportions de base entre les ingrédients secs et liquides. Je crois que vous allez revoir cette recette sous d’autres traits…

À l’eau

29 avril 2009 | Poissons et crustacés

Ces derniers temps, les journées sont plutôt humides, pour ne pas dire carrément qu’il pleut. Je n’aime pas ce temps mitigé entre la pluie et le ciel bleu. Alors pour correspondre à ce temps désobligeant, voici une recette de poisson cuit à l’asiatique selon À la di Stasio.

Poisson et lime
Poisson cuit à l’asiatique
Pour 2 personnes

250 à 300 g de poisson à chair blanche, flétan par exemple
2 limes
1 cuillère à soupe de gingembre en poudre ou un morceau de gingembre
2 cuillères à soupe de sauce soja ou plus
½ tasse ou 125 g de lait de coco*
2 cuillères à thé de pâte de curry au choix ou de curry en poudre
Huile d’olive
Poivre

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Couper une des deux limes en rondelles et presser la seconde pour en extraire le jus, réserver. Si vous utilisez du gingembre frais, éplucher-le et couper-le en tranches.

Dans un plat allant au four, verser un filet d’huile d’olive et y répartir les tranches de lime et de gingembre.

Poivrer les filets de poisson et saupoudrer le gingembre en poudre. Déposer les filets sur les tranches de lime.

Dans un bol ou une tasse à mesurer, mélanger le lait de coco, le jus de lime, la sauce soja et le curry. Verser ce mélange sur le poisson et enfourner de 15 à 20 minutes selon l’épaisseur des filets.

*Si vous n’aimez pas le lait de coco, remplacer la moitié par de l’eau ou utiliser un mélange d’eau (¼ de tasse ou 60 g) et de crème (¼ de tasse ou 60 g).

Vivement le retour des beaux jours pour pouvoir manger dehors.