Catégorie : Pain et viennoiserie

Non salé…

Il y a des réflexes, des attentes qui ne se perdent pas. Lorsque je suis passée à l’épicerie, j’ai voulu m’acheter du beurre à l’ail pour une recette et parce que j’avais la flemme de le réaliser. Je dois bien l’avouer, depuis les quelques années que je suis en Suisse, c’était la première fois que je souhaitais me procurer ce produit. Devant l’étal des beurres, je cherche et je cherche et je ne trouve pas de beurre à l’ail. Cependant, il y a un beurre aux herbes. Je regarde sa composition : il contient de l’oignon et de l’ail. Parfait! Dans la recette, je devais ajouter des herbes au beurre, donc encore une étape de moins. Sauf qu’il y a un détail que je n’ai pas pensé… le beurre non salé prédomine en Suisse! Pour vous donner une idée si vous habitez au Québec, installez-vous devant l’étalage de beurre de votre épicerie et regarder la sélection de beurre salé par rapport au beurre non salé. Si la tendance n’a pas changé, il y a beaucoup plus de beurre salé que de beurre non salé. En Suisse, c’est totalement le contraire! Le beurre non salé (ou beurre doux si vous préférez) occupe l’espace majoritaire pour ne pas dire la presque totalité des tablettes. Bref, la prochaine fois, il faudra que je pense à ajouter du sel dans mon beurre.

La recette pour laquelle j’ai acheté ce beurre (que je n’ai pas pensé à saler) est un pain à effeuiller. J’avais déjà réalisé une version sucrée (ici) et quand j’ai vu cette version salée chez Gabrielle de Eat cook and love, je n’ai pas pu résister à l’envie de la tester. Omis qu’il manquait de sel dans mon beurre (oui, je sais, je me répète), ce pain est un délice : imaginez un pain qui est bien parfumé aux herbes, qui est déjà beurré et qui n’a pas besoin d’être découpé, que demandez de plus? Une recette parfaite pour accompagner une soupe, une fondue, etc.

Pain beurré
Pain à effeuiller au beurre de fines herbes
Pour 2 pains

Pain
1 tasse ou 240 g de lait
¼ de tasse ou 55 g de beurre non salé
3 cuillères à soupe ou 38 g de sucre
2 cuillères à thé de sel
2 cuillère à thé de levure
2 oeufs
4¼ à 4¾ tasses ou 510 g à 570 g de farine

Beurre aux fines herbes*
½ tasse ou 110 g de beurre non salé, tempéré
½ cuillère à thé de basilic séché**
1 cuillère à thé de ciboulette fraîche, hachée
¼ de cuillère à thé d’origan séché
½ cuillère à thé de sel
¼ de cuillère à thé de piment de Cayenne ou d’Espelette
1 gousse d’ail, hachée

Pain
Dans un chaudron, chauffer le lait jusqu’à qu’il commence à fumer, soit avant l’ébullition.

Dans le bol d’un robot sur socle***, déposer le beurre et verser le lait chaud. Ajouter le sucre et le sel, puis laisser tempérer. Lorsque la température est à 43°C (110°F) ou que le liquide est chaud mais supportable au toucher (comme le biberon d’un bébé), ajouter la levure, les oeufs et 3½ tasses ou 420 g de farine. Avec le crochet pétrisseur, mélanger le tout environ 3 minutes. Avec un doigt toucher la pâte, la pâte doit être souple et pas trop collante. Si elle est trop humide et très collante ajouter peu à peu de la farine jusqu’à la consistance désirée. Déposer la pâte dans un bol huilé, couvrir d’une pellicule plastique et laisser doubler de volume, soit de 1 à 3 heures.

Beurre aux fines herbes
Pendant que le pain lève, préparer le beurre. Déposer le beurre dans un bol et ajouter le basilic, la ciboulette, l’origan, le sel, le piment et l’ail. Mélanger jusqu’à ce que les ingrédients soient uniformément répartis.

Montage
Beurrer un moule rectangulaire d’environ 10 cm par 20 cm (4 pouces par 8 pouces).

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte sur une épaisseur d’environ 1,2 cm (½ pouce). À l’aide d’un emporte-pièce rond ou d’une tasse, découper des cercles d’environ 8,7 cm à 10 cm (3½ à 4 pouces) de diamètre.

Tartiner de beurre la moitié d’un cercle et le replier sur lui-même. Répéter l’opération avec tous les cercles de pâte, puis entasser les cercles pliés dans le moule rectangulaire. Beurrer les retailles et les coller les unes au autres pour former un second pain. Déposer ce pain irrégulier sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Couvrir et laisser lever pendant 30 minutes à 1 heure et demie.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Enfourner le pain et cuire pendant 22 à 30 minutes. Laisser tiédir et déguster.

*Il est possible d’acheter un beurre tout près ou d’utiliser un beurre à l’ail auquel vous ajoutez les herbes.
**Si vous utilisez du basilic frais, mettez 1 cuillère à soupe de basilic ciselé.
***Il est possible de réaliser ce pain entièrement à la main.

Et vous, quel beurre préférez-vous?

L’hydratation…

Je crois que le beau temps est passé à plusieurs endroits et que bien des gens en ont profité. Quand le soleil nous réchauffe, il est important de bien s’hydrater… mais aujourd’hui, je n’ai pas l’intention de vous proposer une boisson désaltérante.

Il y a un autre domaine en cuisine où l’hydratation est importante : dans le pain! Le taux d’hydratation du pain se calcule par le ratio entre la quantité d’eau (ou de liquide) et la quantité de farine. Par exemple, un pain qui contient 600 ml d’eau et 1 kilo de farine est hydraté à 60 %. Quel est l’intérêt de connaître le taux d’humidité de la pâte à pain? Ce ratio nous informe sur la texture du pain : par exemple, un pain de seigle à une hydratation entre 50-60 %, alors qu’une baguette bien aérée à une hydratation de plus de 75 %. Plus concrètement pour les boulangers occasionnels, le taux d’hydratation nous informe sur la difficulté à travailler la pâte sans aide mécanique. Plus une pâte est humide, plus elle est collante et délicate à manipuler! Aux premiers abords, certaines personnes n’aimerons pas manipuler les pâtes très hydratées, mais une fois qu’on a le coup de main, c’est simple et un monde de texture s’offre à nous.

Pour mettre la main à la pâte, je vous propose de réaliser des ciabattas. Un joli défi avec une pâte hydratée à 90 % et également un joli résultat gustatif. Évidemment, un robot sur socle peut vous aider dans cette aventure culinaire. J’ai pris cette recette chez Kim, Les aventures culinaires de Kiki.

Pain bien hydraté
Ciabatta Pour 4 moyennes ciabattas

Pâte fermentée (biga)
2 cuillères à soupe ou 32 g d’eau tiède
¼ de cuillère à thé ou 1 g de levure sèche
⅓ de tasse et 1½ cuillère à soupe ou 50 g de farine

Pâte
1 tasse ou 238 g d’eau
1 cuillère à thé ou 5 g de levure sèche
2 tasses et 1 cuillère à soupe ou 250 g de farine
¾ de cuillère à thé ou 5 g de sel

Pâte fermentée (biga)
La veille, préparer la pâte fermentée (la biga). Dans un bol, verser l’eau. Ajouter la levure et la farine. Mélanger à l’aide d’une spatule ou d’une cuillère en bois jusqu’à ce que les ingrédients s’amalgament et forment une pâte.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, pétrir la pâte pendant 1 à 2 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit lisse. Former une boule avec la pâte et la déposer dans un bol légèrement huilé. Couvrir d’une pellicule plastique et laisser lever pendant 1 heure à température ambiante.

Après ce temps, réfrigérer la pâte pendant 8 à 16 heures. La biga est prête quand elle a doublé de volume, qu’elle a une surface irrégulière et qu’elle a une légère odeur acidulée. Laisser tempérer 15 à 30 minutes la biga avant de l’utiliser.

Pâte
Dans un grand bol, verser la pâte fermentée (la biga). Ajouter l’eau et mélanger pour délayer un peu la biga dans l’eau. Incorporer la levure, la farine et le sel. Mélanger jusqu’à ce que la pâte soit homogène. Installer le bol sur un batteur sur socle* muni d’un crochet pétrisseur. Pétrir la pâte à la vitesse assez élevée (entre 4 et 6 pour un robot Kitchenaid) pendant 5 minutes. Rester à proximité de l’appareil pour éviter les accidents. Arrêter le batteur sur socle et laisser la pâte reposer pendant 5 minutes. Pétrir à nouveau la pâte pendant 5 à 6 minutes à l’aide du batteur sur socle. La pâte reste relativement attachée aux parois du bol. Au besoin, augmenter la vitesse du batteur sur socle et pétrir encore 2 minutes. La pâte doit être très élastique et un peu brillante.

Verser la pâte dans un grand bol légèrement huilé et couvrir d’une pellicule plastique. Laisser la pâte tripler de volume, soit de 2 à 3 heures selon la température ambiante. La pâte est prête quand elle a triplé de volume et qu’elle a des bulles à la surface**.

Recouvrir une ou deux plaques de cuisson de papier parchemin.

Sur un plan de travail généreusement enfariné, verser la pâte délicatement pour ne pas trop la dégonfler. Replier la pâte sur elle-même pour que toute la surface extérieure soit recouverte de farine et qu’elle ne colle plus aux mains. En soulevant la pâte par le dessous, étirer légèrement la pâte pour former un rectangle. Découper la pâte pour obtenir 4 rectangles, 4 ciabattas. Prendre chaque morceau de pâte par le dessous, l’étirer légèrement pour lui donner une forme allongée et le déposer sur une plaque de cuisson. Au besoin, enfariner vos mains pour faciliter la manipulation de la pâte. Avec les doigts, vérifier que chaque morceau de pâte soit bien enfariné : la pâte ne doit pas coller aux doigts et la surface doit être douce au toucher. Couvrir les pains d’un linge légèrement humidifié. Laisser les pains lever pendant 30 à 45 minutes.

Déposer une grande plaque de cuisson dans le four ou une pierre à cuisson sur la grille au bas du four. Préchauffer le four à 250°C (475°F).

Quand les pains auront bien levés (ils contiennent beaucoup de bulles d’air), les enfourner en glissant les pains*** à l’aide du papier parchemin sur la plaque de cuisson préchauffée ou la pierre de cuisson. Cuire les pains pendant 18 à 20 minutes ou jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés. Laisser refroidir les pains sur une grille pendant 1 heure avant de les déguster.

*Il est possible de pétrir cette pâte à la main, mais elle est très collante et il faut limiter l’ajout de farine. Je vous conseille d’aller lire la méthodologie de Sandra pour travailler ce type de pâte à la main.
**Selon Kim, la pâte semble souffrir de « cellulite ». Cette image peut vous donner une idée de l’aspect de la pâte.
***Selon la taille de votre four, il faudra peut-être faire deux fournées.

Et vous, est-ce que vous avez déjà réalisé du pain hydraté à plus de 80 % ?

Plutôt que de faire un choix…

J’ai un faible pour les brioches, particulièrement pour les brioches roulées. Cependant, je n’en fait pas souvent, alors quand je dois choisir une recette, c’est l’indécision totale! Dernièrement, j’hésitais entre deux recettes et je me suis rendue compte que la pâte contenait les mêmes ingrédients avec des proportions similaires. Plutôt que de choisir et de faire deux fois des recettes semblables, j’ai préféré faire une seule pâte et d’expérimenter les deux garnitures.

Pour la pâte à brioches et la garniture à la cannelle, j’ai suivi la recette d’Isabelle, Les gourmandises d’Isa; pour la garniture aux fraises et le glaçage, c’est chez Caroline B. de Tomates cerises et basilic que j’ai trouvé l’idée.

Cannelle ou fraises
Brioches à la cannelle ou aux fraises
Pour 12 à 15 brioches

Pâte à brioches
1 tasse ou 240 g de babeurre*
2¼ cuillères à thé de levure sèche ou 30 g de levure fraîche
¼ de cuillère à thé de sucre
¼ de tasse ou 55 g de beurre non salé, fondu
1 oeuf
1 gousse de vanille
2¾ à 3½ tasses ou 420 g de farine
¼ de tasse ou 50 g de sucre
¾ de cuillère à thé de sel

Garniture à la cannelle
¼ de tasse ou 55 g de beurre non salé, tempéré
¼ de tasse ou 50 g de cassonade ou de sucre roux
½ cuillère à soupe de cannelle moulue

Garniture aux fraises
1¼ tasse ou 150 g de fraises
½ cuillère à soupe d’extrait de vanille
2½ cuillères à soupe ou 33 g de sucre
1 cuillère à soupe de fécule de maïs ou de maïzena
1 cuillère à soupe d’eau

Glaçage
1 tasse ou 160 g de sucre glace
½ gousse de vanille ou ½ cuillère à thé d’extrait de vanille
1 à 2 cuillères à soupe de lait

Pâte à brioches
Dans un chaudron, faire chauffer doucement le babeurre jusqu’à ce qu’il atteigne 45°C (115°F). Retirer le chaudron du feu et ajouter la levure et le ¼ de cuillère à thé de sucre. Laisser la préparation reposer 10 minutes.

Verser la préparation dans le bol d’un robot sur socle muni d’un crochet pour pétrir**. Ajouter le beurre fondu, l’oeuf et les graines de la gousse de vanille. Mélanger jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Incorporer progressivement la farine, le sucre et le sel. Pétrir à basse vitesse pendant 6 minutes. Si la pâte est trop collante, ajouter un peu de farine. Déposer la pâte dans un bol légèrement huilé et huiler la surface de la pâte. Couvrir d’une pellicule plastique et laisser lever pendant 1 heure ou jusqu’à ce que la pâte ait doublé de volume. Pendant ce temps, préparer les garnitures.

Garniture aux fraises
Découper les fraises en deux ou en quatre selon leur taille et les déposer dans un chaudron avec le sucre. Fendre la gousse de vanille en deux, gratter les graines et les ajouter aux fraises. Porter les fruits à ébullition et cuire jusqu’à ce que les fraises se défassent facilement en les pressant avec une cuillère. Ajouter la fécule de maïs (ou la maïzena) diluée dans l’eau. Baisser le feu et laisser mijoter jusqu’à ce que la préparation épaississe et forme une gelée. Verser la garniture aux fraises dans un bol, retirer la gousse de vanille et laisser totalement refroidir avant de garnir les brioches.

Garniture à la cannelle
Dans un bol, mélanger le beurre avec la cassonade et la cannelle moulue jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Réserver.

Montage des brioches
Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte à brioches en un rectangle de 30 cm par 35 cm (12 pouces par 14 pouces)***. Garnir la moitié de la pâte, environ un rectangle de 29 cm par 17 cm (11½ pouces par 7 pouces), avec la garniture à la cannelle et l’autre moitié avec la garniture aux fraises en laissant un espace de 1 cm (½ pouce) sur une des bordures de 35 cm (14 pouces). Badigeonner la bordure avec un peu d’eau. Rouler la pâte sur elle même en serrant bien et en terminant par la bordure humidifiée pour sceller le rouleau de pâte.

Détailler**** le rouleau de pâte en tronçons de 2 à 3 cm (¾ à 1¼ de pouce) et les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Couvrir avec un linge propre et laisser lever pendant 30 minutes.

Préchauffer le four à 180°C (350°F)*****.

Enfourner et cuire les brioches pendant 25 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée. Laisser tiédir.

Si désiré, mélanger le sucre glace, les graines de la gousse de vanille ou l’extrait de vanille et le lait pour obtenir un glaçage. Glacer les brioches avec cette préparation. Déguster les brioches de préférences dans les 2 jours ou les congeler avant de les cuire.

*Le babeurre (lait de beurre, lait de ribot ou lait fermenté) peut être remplacé par la même quantité de lait additionné de 1 cuillère à thé de vinaigre blanc ou de cidre.
**Il est tout à fait possible de réaliser cette recette à la main. Il faudra peut-être pétrir la pâte un peu plus longtemps.
***Vous pouvez aussi réserver une partie de la pâte pour en faire des brioches natures.
****Voici un petit truc : aussi étrange que ça puisse paraître, utiliser un fil de soie dentaire pour découper la pâte à brioche. Il suffit de glisser un fil sous le boudin de pâte et de croiser sur le dessus les deux extrémités du fil en tirant pour couper la pâte.
*****Pour les brioches à la cannelle, vous pourriez également les cuire dans un gaufrier comme Isabelle.

Le matin, n’est-ce pas agréable d’avoir le choix?

Bonjour, est-ce que vous avez de la levure?

Non, je n’ai pas été posée cette question à mes voisins, mais un dimanche, j’ai bel et bien manqué de levure. N’oubliez pas, les épiceries sont fermées le dimanche en Suisse, alors difficile de s’approvisionner. Pourtant, la levure fait partie des produits que j’ai, habituellement, toujours en réserve. Alors quand mon chéri m’a dit qu’il n’y en avait plus, je ne vous dis pas à quel point j’étais abasourdie : n’en avais-je pas acheté la semaine dernière? Difficile de réaliser du pain dans ces conditions… C’est alors qu’on quémande de la levure à la belle-mère (vu la distance et le décalage horaire, difficile de demander ce genre de service à ma mère). Heureusement, ma belle-mère a pu venir à la rescousse. Cependant, en lisant la date sur le sachet, j’ai constaté que ces réserves devaient être presque épuisées… la date limite était le lendemain : après, c’est toujours une question de savoir si on a de la chance et si le pain va lever ou non. La semaine suivante, je peux vous promettre que j’ai renouvelé mes réserves de levure et j’en ai même pris un paquet supplémentaire pour rendre à mon sauveur ce que j’avais empruntée.

Pour la forme, je me voyais mal remettre les sachets de levure sans accompagnement. De plus, il y avait une recette de pain qui m’interpellait et qui donnait justement 2 pains. Comme je voyais ma belle-famille quelques jours plus tard, c’était parfait. C’est la recette du pain au levain de pomme de terre d’Isa, Les gourmandises d’Isa, qui a accompagné mes remerciements.

Pain au levain
Pain au levain de pomme de terre
Pour 2 pains

Levain chef*
1 petite pomme de terre d’environ 90 g (3 onces)
¾ de tasse ou 187 g d’eau froide
¾ de cuillère à thé de levure sèche
⅔ de tasse ou 75 g de farine

Pain
1 cuillère à soupe de levure sèche
1 cuillère à soupe de sucre
1½ tasse ou 375 g d’eau tiède
1 tasse ou 240 g de levain chef
2 cuillères à thé de sel
4⅓ à 5⅔ tasses ou 525 g à 675 g de farine

Levain chef*
Éplucher la pomme de terre et la couper en cubes de taille similaire. Déposer les morceaux de pomme de terre dans un chaudron, verser ½ tasse ou 125 g de l’eau froide et porter à ébullition. Quand l’eau bout, couvrir et laisser mijoter 20 minutes ou jusqu’à ce que la pomme de terre soit bien tendre.

Dans un robot muni d’une lame en « s », mixer la pomme de terre avec son eau de cuisson ainsi que le ¼ de tasse ou 62 g d’eau froide restante. Laisser tiédir.

Verser la préparation de pomme de terre dans un bol en verre ou en acier d’une contenance d’au moins 1 litre. Ajouter la levure et la farine. Couvrir d’une pellicule plastique lâchement pour que l’air puisse circuler un peu. Laisser reposer la préparation pendant 48 heures à température ambiante. Brasser la préparation à quelques reprises pendant ce lap de temps. Le levain est prêt quand il dégage une légère odeur aigre et que la préparation semble caillée. Si le levain doit attendre avant d’être utilisé, le couvrir d’une pellicule plastique et le conserver au réfrigérateur. Le levain se conserve au maximum 3 jours au réfrigérateur en le brassant de temps en temps.

Pain
Dans un petit bol, mélanger l’eau tiède et le sucre. Saupoudrer la levure et laisser reposer pendant 5 minutes.

Pendant ce temps, dans un bol, mélanger le levain et le sel. Incorporer 1¼ tasse ou 150 g de farine. Ajouter la préparation de levure. Ajouter ensuite petit à petit la farine en mélangeant continuellement à l’aide d’une cuillère en bois ou d’un robot sur socle muni d’un crochet pétrisseur. La pâte doit commencer à se former, mais elle restera molle. Pétrir environ 5 minutes. Il est possible que toute la farine ne soit pas utilisée. Déposer la pâte dans un bol légèrement huilé et la tourner dans le bol pour bien l’enduire d’huile. Couvrir la pâte d’un linge propre ou d’une pellicule plastique et la laisser lever pendant 1 heure ou jusqu’à ce que la pâte ait doublé de volume.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, déposer la pâte enfarinée. Replier la pâte sur elle-même en ramenant les quatre côtés vers le centre. Diviser la pâte en deux. Déposer chaque portion de pâte dans un moule rectangulaire, d’environ 10 cm par 20 cm (4 pouces par 8 pouces), beurré ou chemisé de papier parchemin. Saupoudrer généreusement de farine le dessus des pains. Couvrir d’un linge propre ou d’une pellicule plastique et laisser lever pendant 30 à 40 minutes ou jusqu’à ce que la pâte ait doublé de volume.

Retirer le linge ou la pellicule plastique des pains et préchauffer le four à 190°C (375°F).

Quand le four est chaud, enfourner les pains et cuire pendant 30 à 35 minutes. Le pain est cuit quand on obtient un son creux en tapotant le fond du moule. Démouler et laisser tiédir. Déguster tel quel ou utiliser ce pain pour réaliser des rôties.

*Il est possible de doubler le levain, mais j’ai préféré faire que la quantité nécessaire pour réaliser les pains.

Et vous, est-ce qu’il vous arrive de demander à votre famille (ou belle-famille) de vous dépanner?

Le déjeuner est servi…

Le matin, n’est-ce pas agréable de découvrir une table garnie de victuailles matinales? Le pain grillé tartiné de confiture ou de beurre, l’odeur des crêpes (des gaufres ou du pain doré) bien chaudes qui embaume la cuisine ou encore les joies du déjeuner salé avec des oeufs et du bacon. Un café, un thé, un jus d’orange ou un bon verre de lait bien frais et voilà tout ce qu’il nous faut démarrer une agréable journée. Cependant, ce genre d’expérience matinale est plutôt réservé à la fin de semaine. Heureusement, il existe un moyen de se lever et de n’avoir presque rien à faire pour déjeuner avant de partir au boulot. Le plus dur et long sera de préparer votre boisson du matin, mais ce n’est pas trop demander, non? Ensuite, il vous suffit de saisir une, voire plusieurs, tranche de brioche qui ne demande qu’à être dégustée.

Vous ne voyez pas où je veux en venir, je parle tout simplement d’une brioche à effeuiller. Cette brioche est parfaite pour le matin, pas besoin de couteau ni de confiture ou autre garniture. Il suffit de tirer sur une tranche pour la détacher de la brioche. Les plus sophistiqués pourront toujours utiliser une assiette et les plus pressés n’auront même pas en s’en soucier. La recette que je vous propose est celle de Sandra du blog Le Pétrin.

Brioche au Nutella
Brioche à effeuiller
Pour 4 personnes

Brioche
1⅔ tasse ou 190 g de farine
1 cuillère à thé de levure sèche
  ou 1½ cuillère à thé ou 7 g de levure fraîche
2 cuillère à soupe ou 25 g de sucre
½ cuillère à thé d’extrait de vanille
¼ cuillère à thé de sel
1 oeuf
3½ cuillères à soupe ou 50 g de lait
4 cuillères à thé ou 20 g d’eau
2 cuillères à soupe ou 30 g de beurre non salé,
  à température ambiante

Garniture*
3 cuillères à soupe ou 60 g de Nutella
Pépites de chocolat (noir, au lait ou blanc)**, au goût

Dans un chaudron, verser le lait et l’eau. Faire tiédir les liquides pour qu’ils soient chauds au toucher tout en étant supportable. Ajouter la levure et laisser reposer 5 minutes.

Dans un bol, mélanger la farine, le sucre et le sel. Former un puits dans les ingrédients secs et y verser l’oeuf légèrement battu, la vanille, et le lait tiède. Mélanger pour incorporer les ingrédients secs aux ingrédients liquides jusqu’à ce que la pâte forme une boule. Ajouter le beurre coupé en petits morceaux en plusieurs fois, en incorporant bien le beurre entre chaque addition.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, pétrir la pâte pendant 6 à 8 minutes. La pâte est assez collante, il est également possible de la pétrir dans le bol qui a servi à la préparer. Éviter de plus possible d’ajouter de la farine : ajouter trop de farine rend la texture de la brioche plus dense. Déposer la pâte pétrie dans un bol légèrement huilé, couvrir d’une pellicule plastique et laisser lever pendant 60 à 75 minutes dans un endroit à l’abri des courants d’air.

Beurrer un moule rectangulaire d’environ 12 cm par 20 cm (5 pouces par 8 pouces).

Verser la pâte sur un plan de travail légèrement enfariné. Replier la pâte sur elle-même un ou 2 fois pour la dégazer légèrement. Aplatir la pâte avec les mains pour former un rectangle grossier. Terminer d’abaisser la pâte avec un rouleau à pâtisserie pour former un rectangle d’environ 20 cm par 30 cm (10 pouces par 12 pouces). Tartiner la pâte de Nutella et y répartir les pépites de chocolat. À l’aide d’un couteau***, découper la pâte en 16 rectangles : les rectangles n’ont pas besoin d’être parfait et régulier. Former 4 piles de 4 rectangles. Placer verticalement les rectangles de pâte dans le moule sans chercher à les aligner. Couvrir d’une pellicule plastique et laisser lever pendant 45 minutes ou le temps que la pâte gonfle et emplisse le moule.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Enfourner et cuire la brioche pendant 30 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit de couleur caramel, assez foncée. Laisser tiédir 15 minutes avant de démouler. Cette brioche se conserve bien pendant 2-3 jours.

*Vous pouvez également garnir la brioche autrement : badigeonner la pâte avec 2 cuillères à soupe de beurre (noisette ou non) ou de crème puis saupoudrer 3 cuillères à soupe de cassonade (ou de sucre roux) et 1 cuillère à soupe ou 7 g de cacao (ou encore mettre de la cannelle plutôt que du cacao). Il est également possible de remplacer le Nutella par du beurre d’arachides ou une autre pâte à tartiner.
**Il est possible de mettre différente sorte de pépites de chocolat. Dans un autre ordre d’idée, il est possible de remplacer les pépites de chocolat par des noisettes, amandes, pistaches ou noix concassées; ou encore, par des fruits séchés (bananes, canneberges, noix de coco râpée, etc.)
***Pour découper la pâte, vous pouvez également employer une roulette pour découper la pizza.

Et vous, est-ce que vous faites partie des gens qui doivent préparer ou non votre déjeuner?