Une souris dans ma cuisine

Les péripéties culinaires d’une Québécoise en Suisse

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Catégorie: Pâtes et riz

Nouvelle pièce de viande

7 mars 2010 | Pâtes et riz, Viandes

En allant à l’épicerie avec mon chéri, ce dernier a été attiré par un paquet de viande de porc. Évidemment, nous l’avons mis dans notre panier. L’intitulé sur le paquet était : steaks de porc quasi. Certains connaissent peut-être, mais moi, je n’en avais jamais entendu parler. Je connaissais les tranches dans le cou qui sont entrecoupées par des lanières de gras, mais ce n’était pas tout à fait ça. Visuellement, les steaks étaient parcourus par de mince filaments de gras, un peu plus comme le persillage sur le boeuf.

Pour découvrir cette viande, j’ai opté pour un plat asiatique. Comme souvent dans ces plats, j’ai fait griller ma viande et je l’ai réservée pendant un petit moment. À ma grande surprise, la viande était restée très tendre et ne s’était pas asséchée. Bref, une pièce de viande à se rappeler.

Je dois avouer qu’au départ, j’hésitais entre un émincé de porc et un pad thaï. Au final, j’ai combiné les deux! J’ai mélangé la recette de Sauté de boeuf de Philippe issue du magasine Ricardo (volume 8, numéro 3) et le pad thaï de Tuky Chanhda présenté à Curieux Bégin.

Un bol de pad thaï
Pah thaï de porc
Pour 2 personnes

200 g de steak ou de filet de porc
1½ cuillère à thé d’épices de Montréal*
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
2 portions ou 180 g de nouilles de riz
  d’environ 3 mm d’épaisseur
3 cuillères à soupe d’huile végétale
¼ de tasse ou 50 g de sucre
¼ cuillère à thé d’ail en poudre ou plus au goût
1¼ tasse ou 310 g de bouillon de poulet
1 cuillère à soupe de sauce de poisson
1 cuillère à soupe de sauce soja
1 cuillère à soupe de sauce aux huîtres

Dans un bol, verser de l’eau froide et faire tremper les nouilles de riz pendant 2 ou 3 heures**.

Préparer la viande en la coupant en lamelles d’environ 1 cm (moins de ½ po) d’épaisseur. Dans un bol, mélanger l’huile d’olive et les épices de Montréal. Ajouter la viande et laisser macérer à température ambiante pendant 15 minutes.

Dans un wok ou une grande poêle, verser un peu d’huile et chauffer. Déposer la viande et la faire saisir de tous les côtés. Retirer la viande du wok et réserver.

À l’aide d’un essuie-tout ou d’un papier ménage, essuyer le work pour retirer les épices et l’huile excédentaire. Verser l’huile végétale et ajouter le sucre quand cette dernière est chaude. Laisser le sucre se colorer pour obtenir un caramel. Ajouter l’ail en poudre et retirer le wok du feu. Verser, en faisant couler sur la paroi, le bouillon de poulet. Remettre sur le feu et ajouter la sauce de poisson, la sauce soja et la sauce aux huîtres.

Quand le tout est bien mélangé, ajouter les nouilles de riz égouttées. Poursuivre la cuisson en brassant régulièrement jusqu’à ce qu’il ne reste presque plus de liquide. Ajouter la viande et cuire encore de 2 ou 3 minutes avant de servir.

*Les épices de Montréal sont habituellement un mélange de poivres utilisé sur les viandes rouges. Personnellement, j’utilise la recette de Vibi de la Casserole carrée. Il suffit de mélanger 1 cuillère à soupe de poivre noir, 1 cuillère à soupe de paprika, ½ cuillère à soupe de sel, ½ cuillère à soupe d’ail en poudre, ½ cuillère à soupe de poudre de chili (ou de piment de Cayenne), ½ cuillère à soupe de coriandre moulue, ½ cuillère à soupe d’aneth séché, ¾ de cuillère à thé de thym et ¾ de cuillère à thé de romarin.
**J’ai décidé un peu tard de faire des pah thaï. Si vous êtes pressés, laisser tremper les nouilles de riz pendant que vous préparer vos autres ingrédients et l’accompagnement, environ 30 minutes. Dans un chaudron, porter de l’eau à ébullition, plonger les nouilles de riz et cuire 2 minutes. Égoutter les nouilles et les ajouter rapidement à la sauce. Poursuivre la recette comme indiquée.

Est-ce que vous connaissiez le steak de porc? Et comment le cuisinez-vous?

Quand on détourne une recette…

3 février 2010 | Pâtes et riz

Habituellement, je suis assez consciencieuse quand je réalise une recette pour la première fois : je la suis à la lettre. J’admets que j’omets des fois un ou deux ingrédients que je n’aime pas (ou que mon chéri n’aime pas), mais je respecte assez bien l’idée de base. Cette fois, je suis sortie un peu plus du cadre.

J’ai lu rapidement la liste des ingrédients dans un livre et mon cerveau a fait le tri entre ce que j’avais et ce que je devais acheter : des raisins sans pépin et du basilic. Le soir, je reprends mon livre et regarde plus attentivement la recette. Première surprise, il y a des noix de pin : ce n’est pas un problème, je les remplace par des pacanes. Deuxième surprise, il y a de la pâte de tomates… c’est drôle, je n’avais pas remarqué cela à la première lecture. En regardant la photo, je n’aurais jamais deviné qu’il y avait de la pâte de tomates dans la recette (c’est entre autre cette photo qui m’a incité à acheter ce livre). J’observe la quantité de crème et là ça coince. Mon chéri n’est pas fanatique des sauces rosées pour les pâtes et je trouve qu’il y a beaucoup de pâte de tomates pour la quantité de crème. J’enlève la pâte de tomate finalement et pour parfaire le tout, j’ajoute une échalote, je fais chauffer le prosciutto et une partie du basilic. Et vous croyez que c’est tout? Pour terminer, j’ai remplacé le poulet par de la fausse viande. Alors, est-ce que j’ai assez détourné cette recette?

Pour votre information, la recette originale est issue du deuxième livre de Louis-François Marcotte : Sexy, cuisiner pour deux.

Pâtes pleines de saveurs
Pâtes au prosciutto et aux raisins
Pour 3 personnes

3 portions ou 220 g de spaghettinis ou autres pâtes longues
200-250 g d’émincé de fausse viandes
  ou de poitrines de poulet
1 échalote
20 pacanes (noix de pécans) ou plus au goût
½ cuillère à thé d’ail en poudre ou 1 gousse d’ail hachée
5 cuillères à soupe ou 75 g de vin blanc
¾ de tasse ou 180 g de crème à cuisson 15% ou demi-crème
½ tasse ou 80 g de raisins rouges sans pépin
5-6 tranches de prosciutto ou plus au goût*
6 feuilles de basilic frais
3 cuillères à soupe d’huile d’olive
Sel et poivre

Dans un premier temps, remplir un chaudron d’eau, saler et porter à ébullition. Quand l’eau bout, ajouter les pâtes.

Pendant ce temps, couper les raisins en deux, hacher l’échalote et concasser grossièrement les pacanes. Laver les feuilles de basilic et les ciseler. Déchirer les tranches de prosciutto. Réserver le tout.

Découper l’émincé de fausse viande ou le poulet en cubes de 2 cm (¾ de pouce). Verser l’huile dans une poêle et faire revenir la fausse viande selon les instructions (environ 4 minutes) ou faire revenir les morceaux de poulet pendant 5 minutes ou jusqu’à ce qu’ils commencent à dorer. Ajouter l’échalote et les pacanes concassées, poursuivre la cuisson pendant 2 minutes. Saler, poivrer et saupoudrer l’ail en poudre. Déglacer avec le vin blanc et ajouter la crème.

Deux minutes avant que les pâtes soient cuites, ajouter le prosciutto dans la sauce pour le réchauffer. Conserver quelques morceaux froid pour décorer, si désiré. Une minute plus tard, ajouter la moitié du basilic à la sauce. Goûter et rectifier l’assaisonnement au besoin. Si nécessaire, allonger la sauce avec un peu d’eau de cuisson des pâtes.

Servir les pâtes arrosées de sauce. Garnir de raisins, du restant de basilic et du prosciutto froid. Déguster!

*Si vous ne trouvez pas de prosciutto, utilisez un autre jambon cru si possible ou du jambon cuit.

Ces pâtes sont pleines de goûts et si vous êtes comme mon chéri… mettez de côté les raisins!

Le retour des oranges

6 janvier 2010 | Pâtes et riz, Volailles

Je sais, c’est la fête des Rois et je ne vous propose pas de galette (ou brioche). La raison est simple : ce n’est pas dans les traditions de ma famille ni dans celle de mon chéri. Peut-être l’année prochaine…

Pour l’instant, je vous propose un magret de canard à l’orange. J’ai bien aimé cette recette : elle demande peu d’ingrédients et donne un joli résultat… Je vous l’aurais bien suggérée plus tôt (ou l’année dernière), mais j’avais oublié les photos, oups!

Cette recette vient du site 750 g.

****
Magret de canard et sa sauce à l’orange
Pour 3 personnes

1 magret de canard de 325-350 g
3 oranges
2 cuillères à thé de sucre
2 cuillères à thé de moutarde de Dijon
Sel et poivre

Prélever le zeste d’une orange et hacher finement, si désiré. Peler une orange à vif, prélever les suprêmes et récupérer le jus. Presser les autres oranges pour récolter, approximativement, 1½ tasse ou 375 g de jus. Réserver.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Avec un couteau, quadriller la peau du magret de canard en évitant de toucher la chair. Déposer le magret, côté peau en-dessous, dans une poêle. Griller pendant 5 à 6 minutes du côté peau et 2 à 3 minutes de l’autre côté. Saler et poivrer le côté chair et déposer le magret dans un plat allant au four. Enfourner pendant 12 à 15 minutes.

Retirer l’excédent de gras de la poêle (ou mettre de côté pour utiliser ultérieurement) et la déglacer avec le jus d’orange. Laisser réduire pendant 5 minutes. Ajouter le sucre, la moutarde, les zestes et les quartiers d’orange. Saler et poivrer. Laisser mijoter jusqu’à ce que le magret soit prêt. Rectifier l’assaisonnement au besoin.

Découper le magret de canard en tranches minces, arrosé de sauce et servir accompagné d’un riz.

Et vous, que faites-vous pour la fête des Rois? Est-ce que vous avez des recettes à me proposer pour cette occasion?

Quand ragoût et vite peuvent s’entendre

3 janvier 2010 | Pâtes et riz, Viandes

Il y a des jours où l’on planifie mal les repas. Pour le souper, j’avais de la viande à ragoût et j’avais passé la journée à l’extérieur… à quelques heures de train de la maison pour être plus précise. De retour à la maison, je voulais vite mettre à cuire le repas pour ne pas manger trop tard.

Dans le train, j’avais déjà réfléchi à mon « affaire ». Le porc se marie très bien avec les pommes. Je ne sais pas pourquoi, mais j’aime bien le porc pour faire des plats mijotés
« sucrés »… style tajine (oui, je sais c’est une aberration, une ineptie de mettre « porc » et «tajine» dans la même phrase). Alors, voici ma recette de ragoût au porc qui se prépare rapidement et sans prise de tête.

Ragoût sur couscous
Ragoût de porc au jus de pommes et son couscous
Pour 3 personnes

300 g de cubes de porc à ragoût
2 tasses ou 500 g de bouillon de poulet
1 tasse ou 250 g de jus de pommes
2 ou 3 échalotes
1 cuillère à thé de ras el hanout*
2 cuillères à soupe d’huile végétale
Sel et poivre
¾ de tasse ou 185 g de couscous
1¾ ou 375 g d’eau
2 cuillères à soupe de raisins secs ou au goût
1 cuillère à soupe de canneberges séchées ou au goût

Dans un grand chaudron, verser l’huile. Quand l’huile est chaude, faire saisir les cubes de porc sur toutes les faces. Retirer du chaudron, réserver. Faire revenir les échalotes (épluchées, mais entières) pour les colorer un peu. Remettre la viande, ajouter les épices et bien mélanger. Ajouter le jus de pomme et le bouillon de poulet. Porter à ébullition, couvrir et baisser le feu. Laisser mijoter pendant 1 h 30 au minimum. Saler, poivrer et rectifier l’assaisonnement dans les dernières 30 minutes de cuisson.

Quelques minutes avant de servir préparer le couscous. Dans un chaudron, verser l’eau, les raisins et les canneberges. Porter à ébullition. Quand l’eau bout, retirer le chaudron du feu, ajouter le couscous et couvrir. Laisser reposer pendant 5 minutes. Gratter la semoule avec une fourchette pour séparer les grains et servir avec le ragoût de porc. Accompagner d’un légume au choix.

*Le ras el hanout est un mélange d’épices originaire du Maroc. Vous pouvez le remplacer par du curry ou par un mélange de même proportion de cannelle, de gingembre, de coriandre, de cardamome, de muscade, de poivre noir et de curcuma.

Alors, qu’est-ce que vous pensez de mon ragoût? J’aime bien pouvoir vous offrir mes propres recettes.

Les légumes de saison…

1 novembre 2009 | Légumes, Pâtes et riz

Je vous ai déjà mentionné que je fréquentais un marché depuis un certain temps. J’essaie de faire un effort et d’opter pour des légumes de saison. Disons seulement que l’hiver qui approche me fait peur (en terme de légumes, ce n’est certainement pas l’hiver suisse qui m’inquiète, je suis Québécoise tout de même!), je n’aime pas les choux ni les salades. Alors, j’essaie d’introduire de nouveaux aliments dans nos assiettes : la courge, seulement en potage ou dans un mijoté puisque mon chéri ne l’aime pas autrement; le panais n’a pas passé le test; le topinabour, ce n’est pas extraordinaire… Dernièrement, j’ai opté pour l’aubergine (d’accord, ce n’est pas un légume pour l’hiver, mais vu le nombre d’échec, on change son fusil d’épaule pour quelques temps).

Quand j’ai annoncé à mon chéri que j’allais tenter une recette avec de l’aubergine, il m’a fait un regard qui dit : « Tu crois réellement que tu vas être capable de nous faire avaler ça? ». Oui, nous avons avalé l’aubergine sans râler et c’était très bon. Peut-être que je n’arriverais pas à en faire manger sans sauce tomate à mon chéri, mais moi, j’ai été conquise.

J’ai trouvé cette recette dans le magasine de Ricardo, volume 7, numéro 5.

Pâte, sauce tomate et aubergine
Pâte à la sicilienne
Pour 2 personnes

1 échalote
⅓ de tasse ou 90 g d’huile d’olive
¼ de cuillère à thé de flocons de piment
1½ tasse ou 375 g de sauce tomate
1 petite aubergine
2 portions ou 160 g de pâtes longues*
125 g de boeuf haché**
Sel et poivre

Préparer les légumes : hacher l’échalote, éplucher, si désiré, l’aubergine et la découper en cubes.

Dans une poêle, verser l’huile d’olive. Ajouter les cubes d’aubergine et brasser pour enrober les cubes d’huile. Faire revenir l’aubergine jusqu’à ce qu’elle relâche le surplus d’huile et qu’elle soit dorée. Saler et poivrer. Égoutter l’aubergine et conserver 1 ou 2 cuillères d’huile.

Remplir un chaudron d’eau, saler et porter à ébullition.

Dans la poêle, qui a servi à la cuisson de l’aubergine, remettre l’huile réserver. Faire revenir le boeuf haché et l’échalote. Quand la viande est cuite, ajouter la sauce tomate et l’aubergine. Saler et poivrer. Laisser mijoter la sauce pendant que les pâtes cuisent.

Ajouter les pâtes dans la sauce et servir.

*Choisissez les pâtes que vous préférez. Dans mon cas, j’ai utilisé des tagliatelles que j’avais réalisé avec mon chéri.
**Pour faire un plat végétarien, omettez la viande et augmenter la quantité d’aubergine.

P.S.: C’est mon 100e article!